‹ Leçons de la physiologie opératoireChapitre 63 sur 152 · CL. bernard. — Physiol. opér · texte numérisé non relu

CL. bernard. — Physiol. opér

APPAREIL CIRCULATOIRE

mais vide, sans aucun contenu sanguin (1). Une artériole voisine, par les progrès de son développement, lequel se fait selon un mode que nous n’avons pas à préciser ici, arrive-t-elle jusqu’à la tache laiteuse, elle s’abouche dans le réseau des cellules vaso-formatriees, et dès lors le réseau capillaire existe avec son contenu sanguin. Vous voyez donc que les systèmes capillaires se forment indépendamment des artérioles dont ils doivent ensuite recevoir le sang, et cela aux dépens de cellules à ramifications nombreuses et anastomosées, cellules dont une seule peut souvent, par ses expansions, constituer un réseau capillaire d’une assez grande étendue.

Je n’insisterai pas davantage sur ces faits délicats d’embryologie et d’histologie; il me suffit, et ce sera pour aujourd’hui notre conclusion, de vous avoir montré que l’étude de la formation des capillaires nous fait voir dans ce système une indépendance et une autogénie qui confirment l’indépendance et l’autogénie que nous avons constatées en lui au point de vue fonctionnel ; il est donc bien évident que la partie la plus importante de l’appareil circulatoire est représentée par les réseaux capillaires, et nous aurons d’autant plus d’intérêt à insister sur son étude, que c’est, ainsi que je vous l’ai déjà dit, de toutes les parties celle dont la physiologie a été connue le plus tardivement, et celle dont la connaissance est la plus importante, non-seulement pour la physiologie, mais encore pour la médecine proprement dite.

(1) Ranvier, Du développement et de V accroissement des vaisseaux sanguins (Arch. de physiol., 1874, p. 429).

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