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CL. BERNARD. — Physiol. opér

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qui n’arrive pas directement aux éléments. Il semblerait même que l’action directe de l’oxygène est nuisible aux éléments organiques, et que ceux-ci doivent être constamment plongés dans un milieu chargé d’une forte proportion d'acide carbonique. C’est ce que semblent du moins montrer les analyses de la lymphe.

Quoi qu’il en soit, pour le moment, nous allons mettre en évidence, par des expériences, les diverses phases de l’absorption. En opérant avec le poison des nerfs moteurs, avec le curare, il nous est facile de démontrer qu’il y a, au point de vue de l’effet définitif, interne, de l’absorption du poison, deux actes bien distincts, deux absorptions : l’une par laquelle la substance en expérience pénètre et est transportée dans le torrent sanguin; l’autre par laquelle cette même substance, contenue dans le sang, sort des capillaires et agit sur l’élément anatomique.

Voici, par exemple, un lapin sous la patte duquel nous injectons 3 centimètres cubes d’une dissolution de curare à 2 pour 100, c’est-à-dire que nous déposons sous la peau 6 centigrammes de curare; cette dose est plus considérable qu’il ne faut pour produire la mort de l’animal. Lorsque les premiers symptômes de l’empoisonnement se manifestent, nous amputons rapidement le membre quia reçu l’injection. Au moment de cette amputation, qui arrête toute nouvelle introduction du poison dans le sang, les muscles de la respiration n’étaient pas encore paralysés ; il semblait donc que Faction toxique devait s’arrêter et que l’animal devait continuer à vivre. Point du tout ; vous voyez les symptômes

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