‹ Leçons de langue française [microforme] (volume 3)Chapitre 150 sur 369 · Lecon. — Texto à expliquer · texte numérisé non relu

Lecon. — Texto à expliquer

LE CHÊNE ET LE ROSEAU. 3 RÉSU Le chêne un jour dit au roseau :

4 Vous avez bien sujet d’accuser la nature ; Un roitelet pour vous est un pesant fardeau, Le moindre vent qui d'aventure Fait rider la face de l’ean Vous oblige à baisser la tête ; Cependant que mon front au Caucase pareil, Non content d'arrêter les rayons du sokeil, 1. Conju Brave l'effort de la tempête. Que Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr. à A Ê Encor si vous naïssiez à l’abri du feuillage à a s: Dont je couvre le voisinage, 4. Qu'est Vous n’auriez pas tant à souffrir : et l'A Je vous défendrais de l'orage ; 5. Qu'ent Mais vous naissez le plus souvent 6. Conju, Sur les humides bords du royaume du vent. nous La nature envers vous me semble bien injuste, 7. Qu’ent — Votre compassion, lui répondit l’arbuste, PouE Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci ; E pee Les vents me sont moins qu'à vous redoutables : 9. Conÿu Je plie et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici, nous Contre leurs coups épouvantubles, 10, Qu’ent Résisté sans courbe: le dos ; vanta Mais attendons Ja fin.” Comme il dirait ces mots, 11. Conjug Du bout de l'horizon accourt avec furie on EPA Le plus terrible des enfants * Qu'ent Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs, or L'arbre tient bon, le roseau plie ; Le vent redouble ses cfforts, Et fait si bien qu’il déracine Celui de qui la tête au ciel était voisine, Et dont les pieds touchaient à l'empire des morts. La FONTAINE.

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