IV. Li PETIT CAPRICIRUX
Le petit Bertrand ne voulait pas, à déjeuner, manger une portion qu'on lui avait servie, parce que, disait-il, elle avait mauvais goût, Sa mère, voulant lé corriger de ses caprices, reprit la portion et la mit sous clef en disant : ‘€ Monsieur n’a pas encore appétit, attendons à ce soir.”
Elle défendit qu'on lui servit autre chose, et, comme c'était un jour de congé, elle le retint constamment auprès d'elle,
Cependant la faim tourmentait le pauvre enfant, et, à l'heure du goûter, il vint en pleurant supplier sa mère de lui pardonner et de lui donner la portion dont il n'avait pas vouln,
JT la mangea toute froide, et la tronva très bonne.
Depuis il accepta avec reconnaissance tout ce qu'on lui servit, et n'oublia jamais que la faim est le meilleur des assaisonnements,