V. CENT FEUX DK JOIR AU LIEU D'UN
Un évêque français visitait, pour la première fois depuis son sacre, 8a ville natale ; ses concitoyens voulant le recevois avec distinction, avaient préparé sur la place publique un grand feu de joie, et le prièrent de vouloir bien lui-même l’allumer,
Mais, au moment où le maire lui présenta la torche d'honneur, l’évêque
j anda : ‘ ah s éuni ÿ ® 5 lui demanda : ‘ Combien a-t-on réuni de fagots ?
— Monseigneur, deux cents à deux cent cinquante,
— Combien, monsieur le maire, y a-t-il de pauvres ménages dans la commune ?
—E.:" on nne centaine, répond le magistrat,
— Ji sien! ajouta l'évêque, je demande qu'on leur distribue ces fagots, «ainsi, au Heu d'un feu de joie Ï y eh aura cent,”
Le bii® destiné pour la fête fut, en effet, distribué aux nécessitenx, et servit à réchaufler les malades et les vicillards, et à préparer des
mets pour des ouvriers : tonte la population applaudit à la pensée du prélat et n'eut qu’une voix pour le bénir,
Exercices élémentaires de style. ‘