XII. Les rrois rourrss
Trois enfants d’une même fanille avaient célébré la fête de leur grand’mère et avaient reçu chacun une tourte,
Le plus jeune, n'écoutant que sa gourmandise, se hâta de manger ou plutôt de dévorer la sienne, ec le soir il ne lui en restait plus une miette, 1l en éprouva pendant la nuit une grave indigestion, et faillit payer de sa vie sa gloutonnerie,
Je second n'avait pas encore touché à sa tourbe ; frappé de ce qui était arrivé à son frère, il dit: Je vais mettre la mienne en réserve pour plus tard.” Il l’enferma, en effet, dans un placard ; mais il l'y laissa si longtemps qu'elle se gâta, et fut en partie dévorée par les souris,
L’aîné, s'inspirant de la raison et de la charité, fit deux parts de sou gâteuu : il mangea la première le jour même dé la fête de sa bonne maman, et il alla déposer la seconde dans le chapeuu d'un aveugle qui, guidé par son chien, passait alors duns la rue en demandant l’aumône.
Il éprouva une vive satisfaction de sa conduite, et cemprit qu’il yaun vérit: le bonheur de partager avec les malheureux les biens dont on peut disposer. ,