‹ Leçons de langue française [microforme] (volume 4)Chapitre 102 sur 184 · LES DEUX POULAINS · texte numérisé non relu

LES DEUX POULAINS

Tous jeux de mains sont dangereux, De s'en abstenir c’est rudence ; Oe n'est que ris quand on commence, gré suivent les pleurs, et la fin de ces jeux

t qu'il survient souvent des accidents Jâcheux. Deux poulaius de très bonne race, Grands, bien faits, marchant avec grâce, En folâtrant ensemble dans un pré, Après avoir bien pâtur k Des crins flottants de leur queue ondoyante, Prenaient plaisir à se donner des coups C'était d’abord une guerre innocente, Mais un coup malheureux excitant leur courroux, En un combat changea la fête, Ce coup était tombé sans dessein sur la tête De l’un de nos poulains ; son œil fut offensé, L’animal se sentant blessé Vous lâche à l’autre une ruade, Et l’agresseur sortit le plus malade, Enfants, que ce malleur vous serve de leçon ; e vos jeux, c'est rs l’image.

Entre vous, par des pleurs finit le badinage. es plaisirs innocents que permet la raison,

Et que l’on accorde à votre âge, Sachez faire un meilleur usage. GRozELIER, DICTÉES SUPPLÉMEN TAIRES

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