‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 619 sur 684 · XIX. Lx soLm arte Kwr 88 DEUX DISCIPLKS · texte numérisé non relu

XIX. Lx soLm arte Kwr 88 DEUX DISCIPLKS

frappe à la porte pour demnnder à manger uelques-uns de réponse. L'autre disciple propose alors de cueillir trois Pommes, et étend déjà 1a

main E il est arrêté par le sv itaire, qui rappelle le précepte divin défendant le vol ; il leur permet seulement de s'asseoir à l'ombre. Il leur raconte ensuite l'histoire du fruit défendu, Au moment de partir, un pafen sort de la maison, leur dit qu'il a entendu tontes leurs paroles, leur donne à mauger, «6 voulant

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Un solitaire traversait la Campagne avec deux de ses disciples, Le soleil était brûlant, et nulle part on n’apercevait le moindre ruisseau, le moindre ombrage, Et, après avoir marelé bien longtemps, ils arrivèrent près d’une maison, et, autour de cette maison, il y avait des arbres qui persainus des fruits, ec formaient sous leur feuillage un frais abri. Alors, un des deux disciples dit : ‘ Si nous demandions aux gens qui habitent cette maison de nous donner à manger quelques-uns de ces fruits, L'autre disciple dit alors : ‘ Personne n abite cette maison, Cueillons trois pommes de l’un des arbres : une pour chacun de nous, et mangeons-la our nous rafraîchir!” En même temps, il étendit la main vers l'arbre e plus rapproché de lui. Mais le vieux solitaire g’écrin : 4 N’en faites tien, mon fils ! il est écrit : Tu ne déroberas point ! Il ne nous est pas permis de nous approprier même une feuille de ces arbres, encore moins arous-1ous le droic d’en cueillir un des fruits, Voici de l’ombre ; que cela nous suffise ! Et ils s’étendirent tous les trois à l'ombre de ces arbres ; puis le vieux solitaire se mit à parler du fruit défendu du Puradis, comment notre premier père, pour en avoir mangé, avait fait entrer dans le

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Exercices de style. . 4

monde la mort etla corruption, et comment nous devons dominer et dompter nos désirs. Les deux disciples écoutaient ces paroles et ne pensaient plus ni à boire ni à manger. Au moment où le vieillard cessa de parler et où les trois voyageurs se disposaient à continuer leur route, la porte de la maison s'ouvrit, et le maître, qui était un païen, s'étant avancé, dit : ‘ Je vous salue, Sachez que je me suis tenu caché dans la maison, pour voir ce que vous étiez disposés à faire de mes fruits. J'ai eutendu les paroles que vous avez prononcées et je les garde dans mon cœur, Entrez dans ma maison et mangez-y ce que je vous servirai.” Et ils entrèrent dans sa maison, et il leur servit du luit, du pain et des fruits, dont ils mangèrent, Lorsqu'ils furent rassasiés, le païen leur dit: ‘ À quelle religion appartenez-vous ? ” Le solitaire répondit * ‘ Nous sommes chrétiens et nous croyons en Jésus-Christ!” Là-dessus le païen reprit : ‘ Parlez-moi de Jésus-Christ!” Et, le solitaire commença à lui expliquer l'Evangile. Et le païen crut; et, ayant suivi ses hôtes, il se fit baptiser dans le premier ruisseau qu'ils rencontrèrent, Alors, les deux disciples, avant de csatinuer leur chemin, entendirent ces paroles du solitaire : ‘ Dieu récompense le bien, et aucune bonne action n’est sans bonnes conséquences. Faites luire votre lumière devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres et qu'ils louent le Père qui est aux cieux.’

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