‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 1 sur 579 · Les mots dans le langage parlé sont formés de sons · texte numérisé non relu

Les mots dans le langage parlé sont formés de sons

4. Où distingue deux sortes de sons: les sons inarticulés et les sons articulés,

Les sons inarticulés ne sont modifiés par aucun des organes de la parole on ne le sont que faiblement, comme «, à, ou, dans A-bri, 1-dée. oU-bli,

Les sons articulés sont modifiés par quelqu'un des organes de la parole: le gosier, les” dents, les lèvres, ete, comme ca, si, vou, dans GA-fé, Si-gne, VOu-loir,

9, Les hiots écrits sont composés de lettres. Ainsi les lettres sont les signes des sons,

6. On appelle alphabet la liste de toutes les lettres nécessaires pour représeuter les sons d’une langue,

4 Notions préliminaires,

7. L’alphabet frençais renferme vingt-cinq lettres, savoir: a, b c, 4e, f, 9, h, à, ÿ, k, 1, Mn, 0,P, 971,8, t,u, v (w),æ, y, z. L'ordre bizarre qui règne dans l’arrangement des lettres de notre alphabet nous

vient de l'alphabet latin, Les Romains tenaient leur alphabet des Grecs, qui avaient reçu eux-mêmes le leur des Phéniciens

8. Il y a deux sortes de lettres : les voyelles et les consonnes.

9. Les voyelles sont des lettres qui, prononcées seules, produisent une voix, un son. Elles sont simples ou composées.

10. Les voyelles simples sont formées d’une seule lettre. Il y en a cinq: a, e(é,è),i(ou y),o,u. +

11. Les voyelles composées sont des voyelles qui ont un son unique, mais représenté par deux lettres ; ce sont : eu, ou, an, en, in, On, än. Les cinq dernières sont dites aussi vovelles nasales, parce que le son qu’elles produisent est modifié par le nez.

On appelle encore voycelle composée la réunion de deux ou de trois Yoyelles qui se prononcent comme une des voyelles simples.

— Ainsi dans beau, eau se prononce comme o ; dans mais, ai se prononce comme un è.

12. Les consonnes sont des lettres qui n’expriment un son qu'avec le secours des voyelles. Elles sont simples où composées.

Les consonnes jointes aux voyelles expriment des sons articulés, de même que les voyelles expriment des sons inarticulés.

13. Les consonnes simples sont formées d’une seule lettre, J1 y en a dix-neuf: b, c, d, f, g, h, 5, k,l,m,n, p,q, 7,8,t,v (w),x,e.

14. Les consonnes composées sont formées de plusieurs lettres; ce sont: ch, gn, il.

On peut encore appeler consonne composée la réunion de deux

consonnes qui se prononcent comme une des consonnes shimples, — Ainsi dans Triomphe, ph a le son de f.

Bien que les consonnes en général ne se prononcent qu’avec le secours des voyelles, il en est cependant qui peuvent se prononcer seules; ce sont Jo Ch 8 2, f, v.

15. Les consonnes sont appelées gutturales, dentules, labiales, suivant qu’elles sont produites par le gosier, les dents, les lèvres,

Les consonnes gutturales sont : c, k, q: 9,5, ch.

Les consonnes dentales sont : l, «, 8, &.

Les consonnes labiales sont : P, f, b, v.

Les lettres / ct r sont dites liquides, parce qu'elles se joignent facilement aux autres consonnes, telles que p, b, eg, pour former des groupes de lettres tout à fait coulants : pl, dl, cl, gl; pr, br, cr, gr. — EXx.: Plaine, grange.

Les lettres nn et n sont dites nasales, parce qu'elles expriment SOUVENt Un son nasal avec la voyelle qui les précède, — Ex. : Ombre, parfum, ange, pain.

La voyelle nasale ne se produit pas, quand » ou n sont suivies d'uye autre voyelle, ou d'une seconde m ou n,— Ex, ; Ame, finir ; Ziniménse, annuei,

Notions préliminaires, 5

16. Les lettres Z et n sont mouillées quand, après elles, on entend un à très faible, comme dans : Campa&xe, veii.1er, travarr.

17. Les voyelles et les consonnes simples ou composées sont quelquefois remplacées par d’autres lettres qui en sont les équivalents.

18. Les équivalents de é sont : er, ez et ai, (en quelques cas). — Ex. : Clocher, nez, je lirai.

L Les équivalents de à sont : es, et, ai, ei, et l’e suivi d'une double consonne ou d’une consonne qui se prononce dans la même syllabe. — Ex.: Les poulets, je lirais, essai, baleine, dette, mer.

Les équivalents de eu sont : œu, æ, ue. — Ex.: Œuf, œil, orgueil.

Les équivalents de o sont: au et eau. — Ex.: T'uyau, peau.

Les équivalents de an sont : am, en ct em. — Ex. : Chambre, vente, temple.

Les équivalents de in sont : m, ym, aim, ain, ein, yn et en. —Ex.: Impie, thym, daim, nain, feinte, lynx, lien.

Les équivalents de on, un sont : om, um. — Ex.: Tombe, parfum.

Généralement la nasale n se change en m devant b, m, p.

Les équivalents de c dur sont: q, k et ch. — Ex.: Quasi, képi, chœur.

L’équivalent d: f est ph. — Ex.: Phare.

L’équivalent dey est g devant e, à. — Ex.: Geai, ange, congé, gêne, gîte.

L’équivalent de 1 est 4 dans les syllabes finales. — Ex.: Babi.

L’équivalent de z est s entre deux voyelles. — Ex : Diocèse.

Les équivalents de s sont: 1° ç devant a, 0, u ; 2° c devante et ti; 30 ss entre deux voyelles; 4° x dans soixante ; 5° t dans les syllabes en tia, tie, tien, tiel, tion, tieux. — Ex. : Façade, leçon, reçu. — Espèce, souci. — Chasse. — Partial, inertie, patience, rartiel, action, factieux. (Ti latin, devant une voyelle, sonnait és ; ainsi nationem se prononçait natsionem ; de là notre prononciation de ti en gi.)

19. Il y à trois sortes d’e : l’e muet, l'é fermé et l’è ouvert. 4 ;

20. L'e muet est celui qui ne se fait pas ou presque pas entendre. — Ex. : Joie, homme.

L'e muet provient de toutes les voyelles latines qui ne sont pas accentuées (voir n° 33); ainsi @, e, 1, 0, u, latins, peuvent tous, quand ils ne sont pas accentués, s’assourdir en e muet dans le dérivé français. — Ex.: Rose, de rosam ; père, de patrem ; vétement, de vestimentum ; chante, de canto ; arbuste, de arbustum.

21. I'é fermé est celui qui se prononce la bouche presque fermée,

L'e est fermé : 1° Quand il est surmonté d’un accent aigu. — Ex. : Pitié, bonté. — 2° Quand il est suivi d'une > ou d’un z qui ne se prononce pas. — Ex.: Rocher, nez.

Page 1