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L'è ouvert est celui qui se prononce la bouche ouverte

L'e est ouve:t : 19 Quand il est surmonté d'un accent grave ou d’un accent circonflexe, — Ix.: Succès, arrét ;

2° Quand il est suivi, dans 1 même syllabe, d’une 8, d’un t ou d’un à qui ne se prononcent pas, — Ex.: Les, projet, peine ;

3° Quand il est suivi d’une consonne redoublée on d’une consonne qui se prononce dans la même syllabe, — Ex.: Nacelle, mer. — Il y a exception pour quelques mots, tels que: ressource, ressort, dessus, dessous, ete.

23, T/ÿ a la valeur de deux $: 1° Entre deux voyelles. — Ex. : Rayon (rai-ion), moyen (moi-ien).— Excepté: Bayard, Bayonne. Cayenne, Lucayes, la Haye, ete.

2° Dans pays et ses dérivés, dépayser (dépai-iser), paysan

(pai-isan), etc.

Notions préliminaires,

Partout ailleurs l'y cquivaut à un à sim le. — Ex.: Mystère, y Eu | y Chambly.

24. La lettre h est muette quand elle est nulle pour la prononciation, — Ex.: Z'hostie, L'héodore.

La lettre R est aspirée quand elle empêche la liaison de la lettre précédente avec la voyeile suivante, — Ex.: Le hameau. s'enhardir,

De même que l’e muct est la voyelle la plus faible, l'h est la plus faible des consonnes. Dans le latin, l'A ctait fortement aspirée: cette aspiration s'est perdue dans un grand nombre de dérivés français, Ce qui à méme mené dans quelques-uns la disparition de ‘4, comine dans on de Loino, avoir de Lhabere.

9. Une Sylabe est une où plusieurs lettres qu'on prononce en une seule émission de voix.

On appelle monosyHabe un mot d’une syllabe. — Ex.: Brus.

On appelle dissyllabe un mot de deux syliubes.—Ex.: Langue.

On appelle tris: ÿHabe un mot de trois syllabes, et, en général, polysyilabe tout not qui a plusieurs syllabes, — Ex, : Cerveile. chevelure.

26. On appelle diphtongue une syilabe qui fait entendre le son de deux voyelles, — Ex,: Fiacre (1A), pièce (1à), étui (ur).

27. Les principales diphtongues sont : ia, ian, té, ien, io. oi, oi, oué, oui, ui, ete, — Lx, : Piano, viande, pied, bien, pioche, loi, foin, étui.

Plusieurs grammairiens distinguent les diphtongues voyel'es et les diphtongues consonnes. Ils appellent, dijhtongue consonne lisieurs consonnes qui se prononc nt ensomble, quoique se fuisan. entendre chacune distinctement. -— Ex. : Cadre (DR), prorès (PR),

LS principales diphtongucs consonnes sont : U, cl, fl, gl, pl, br, cr, pr, cr, SP; Sc, sl, sp, st, str, æ (se prononçant €s où gz), ct, — Jx.: Blé, gloire, pli, train, splendeur, sphinx, strophe, ! uxe, exeicice.

$ +. Voyelles longues et voyelles brèves, Accent tonique.

28. D'après leur mesure on leur quantité, c'est-à-dire suivant le temps qu'on met à les prononcer, les voyelles sont longues on brèves, Les premières se prononcent lentement ; les secondes se prononcent avec rapidité, — Ex, :

@ est long dans péte et bref dans patte,

e — Jéte — dette.

î ee gite — site,

0 — rôle — colle, u — Jlûte — lutte.

29, En général les voyelles sont longues lorsqu'elles sont surmontées d’un accent circonflexe, ou suivies d’une double r, où d’une finale qui se prononce. — Ex, : Côte, tirre, mur, rempart,

30. Les voyelles brèves sont ordinairement suivies d’une consoune redoublée, — x, : Flotte, malle.

Notions préliminaires. 7

31. Ily a d’autres cas de voyelles longues ou de voyelles brèves. Ainsi, dans beaucoup de mota, v1 fait longue la voyelle qui précède immédiatement deux ss, comme fasse, cesse, etc. ; de même, les voyelles nasales suivies d'une consonne autre que m ou n, comme chambre, attendre, etc.; de même encore les voyelles pénultièmes suivies d’une s et d’un e muet, comme rose, base, etc.

On fait brève une voyelle suivie d'une » ou d’une s articulées, quand la syllabe qui vient après commence par une consonne différente, comme berceau, marteau, astre, funeste, etc.

%2. Certaines voyelles sont douteuses ou moyennes et se rapprochent tantôt des longues, tantôt des brèves, — x. : À dans bateau, è dans mère, Oo dans repos.

33. Chaque mot a une syllabe, et il n’en a qu’une, sur laquelle on élève la voix avec plus de force que sur les autres; cette syllabe est dite accentuée ou tonique. On appelle donc accent tonique l'élévation de la voix sur une syllabe particulière d’un mot. Ainsi dans marCHONS, l'accent tonique porte sur la syllabe chons ; dans MARcChe, cet accent porte sur la syllabe mar.

En français, la syllabe accentuée est toujours la dernière du mot; excepté dans les mots terminés par une syllabe muette, dans lesquels l'accent tonique porte sur l’avantdernière syllabe., — Ex. : SeiGNEUR, couRAge.

Le français a gardé l'accent tonique sur la syllabe que cet accent occupait en latin ;

- Ainsi aiMER de amAre, finir de fintre. Quand la syllabe accentnée en latin, au lieu

d’être l’avant-dernière du mot, était celle qui précédait l’avan’ rnière, le français, pour conserver l’accent sur cette syllabe, a contracté violemment le mot latin; ainsi dans durable de durAbilis, PERche de PERtica, pour maintenir l'accent sur les syllabes ra; per, le français a supprimé les voyelles qui suivaient ces syllabes en latin.

$ 3. Signes orthographiques.

‘4, Les signes orthographiques sont: les accents, le tréma, la cédille, l’apostrophe, le trait d'union.

35, Il y à trois sortes d’accents : l'accent aigu, l'accent grave et l’accent circonflexe.

36. I’accent aigu (7) se met sur les e fermés. — Ex. : Santé, café.

37. L'accent grave (*) se met sur les e ouverts. — Ex. : Frère, procès. — Ii se met encore sur à et dès (prépositions), là et où (adverbes), pour les distinguer de & (verbe), {& et des (articles), et où (conjonction).

38. L'accent circonflexe (") se met sur les voyelles longues. Ex.: Pâle, tête, île, apôtre, voûte.

Les signes orthographiques n'ont été introduits dans la langue française que vers le milieu du xvie siècle.

L'accent aigu remplace quelquefois une s supprimée. — Ix. : école, autrefois esvole.

L'accent circonflexe indique ordinairement la suppression d’une lettre. — Hx.: âge,

pâte, autrefois aage, paste. :

C'est au milieu du xvrre siècle, que l’s de certains mots a été remplacée par l’accent

circonflexe, 39. Le tréma (+) se met sur e, à, «, quand la voyelle précédente doit être prononcée séparément. — Ex, : Ciguë, aïeul, Saül.

40. La cédille (4) donne le son de l’# au ce devant a, 0, u. — Ex.: Façade, leçon, reçu.

8 Notions préliminaires,

41. L’apostrophe (') indique la suppression de a, e,t. — Ex.: L'âme, l’homme, s'il veut,

42, Le trait d’union (-) sert à lier plusieurs mots. — Ex. : Arc-en-ciel, lieutenant-gouverneur, Passe-partout.

6 4. Proposition, phrase, discours, parties du discours.

43, Une proposition est l'expression d’un jugement, — Ainsi quand je pense, quand je juge dans mon esprit que l’homme est

mortel, si j'exprime ce jugement par ces mots : L'homme est mortel

je fais une proposition,

44. Une phrase est une ou plusieurs propositions qui expriment un sens parfait. — Ex.: J'aime Dieu. parce qu'il est bon.

45. Un discours est une suite de propositions ou de phrases qui se rattachent à un même sujet,

46. Il y à dans la langue française dix espèces de mots, qu’on appelle les parties du discours ; Ce sont: le nom, l'article, l'ad- Jectif, le pronom, le verbe, le participe, l'adverbe, la préposition, la conjonction et l'interjection.

47. Les mots variables sont ceux dont la terminaison peut changer; ce sont: Le nom, l’article, l'adjectif, le pronom. le verbe et le participe.

48. Les mots invariables sont ceux dont la terminaison ne change jamais ; ce sont : l'adverbe, la Préposition, la conjonction et l’ênterjection.

$ 5. Formation des mots.

49. Dans la formation des mots on distingue : le radical on racine, les préfixes et les suffixes.

50. On appelle radical ou racine la partie essentielle d’un mot, celle qui en exprime le sens principal. — Ex.: Dans PASSaye, dépasser, le radical est pas.

51. Il y a des radicaux qui sont eux-mêmes un mot de la langue, comme Île mot PAS dans PASser, PORT dans t'unsPORT; d'autres consistent dans une ou deux syllabes qui, prises irolément, ne présentent qu'un fragment de mot; on les appelle plus spécialement racines, — Ex. : La syllabe FAT dans les mots FAC'ru)'e, FACTiON.

La racine d’une famille de mots prend souvent des formes différentes dans les divers groupes de mots qui constituent cette famille. — Ex : Dans la famille des mots suivauts, la racine est, tour à tour : li, leg, lig, lect, let, lis, Lit: — Lire, élire, réélire ; —

légende, légendaire, élégance ; — intelligence, intel igent, intelligible ; — lecture, lecteur, dection ; — lettre, lettré i—liseur, lisible ; — littérature, littéral.

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Notions préliminaires. 9

52. On appelle prétixes ou initiules des particules ou des prépositions placées avant le radical, et qui y ajoutent l’idée secondaire indiquée par leur propre signification. — Ex. : Dans prédire, PRévoir, la particule pré est un préfixe qui ajoute aux radicaux dire, voir, une idée secondaire d'antériorité : PRÉdire, dire d'uvance ÿ — PRÉvoir, voir d'avance.

Les prifixes sont pour la plupart des prépositions latines, qui se modifient parfois suivant le mot qu'elles précèdent, Quelques préfixes, comme re, ré, ne sont pas des

prépositions, mais des particules iritiales, qui ne s’emploient jamais seules dans le latin pas plus que daus le français,

53. On appelle suflixes on désinences des syllabes placées après le radical et qui en modifient le sens..— Ex. : Dans les mots chan- JEMENT, PAYMENT, la syilabe ment est un suffixe qui «signifie action de : changemEnTr, action de changer ; — piyemenrr, action de payer.

L'étude des préfixes et des suffixes aide à mieux pénétrer la signification d’un mot. On doit toutefois ne pas les interpréter d’une manière rigoureuse, et tenir largement compte de l’usage, pour bien saisir la modification qu’ils font subir au sens du radical.

54. On appelle composés les mots dont le radical est précédé d’un préfixe. — Ex, : CONTREdirE, BIENfaisant.

En grammaire, on appelle ordinairement mot composé la réunion de plusieurs mots joints par le trait d'union; mais ce terme de composé doit s'étendre à tout mot rentermant un préfixe.

59. On appeile dérivés les mots dont le radical est suivi d’un suffixe, — Ex.: Grandiun, finxsse.

Certains composés et dérivés n’ont pas pour 1adical un mot français, mais un mot latin ougrec. Ainsi, dans détruire, le radical est le mot latin struere (bâtir) ; dans vocation, le radical est le mot latin vocare (appeler) ; dans euphonie, le radical est le mot grec vhoné (son). Dans d’autres composés ou dérivés, le radical français subit des modifications plus ou moins grandes, qui s’expliquent par le mot latin ou gr.c dont il dérive; ainsi de produire (du lagin producere) on fait dériver production et non pro- RAR e de répondre (du latin respondere) on forme correspondre et non corrépondre.

56. On appelle famille de mots un groupe de mots qui ont le mème UIOUl et qui, avec l'idée commune exprimée par le radical, présentent chacun une idée secondaire distincte, marquée par les préfixes ou les suffixes. .— Ex. : Pas, PASser, PASsager, ünPASse, CON PAS, r'EPASSC), SU PASS), UTC,

De même que, &ans une nation, les individus forment des groupes de familles dont chacune comprend un nombr.: plus ou moins étendu de membres ayant, à travers les différences qui les distinguent, un type commun, une ressemblance plus ou moins grande ; de mème, les mots d’une langue se rangent autour d’un mot primordial qui st comme leur chef de famille, et dont ils procèdent par filiation. Et de même aussi que les individus d’une famille humaine ont entre eux, avec une ressemblance physique appelée vu gairement air de famille, une ressemblance mor.le consistant dans une certaine conformité de caractère et d'intelligence, ainsi les mots d’une même famille, dans une langue, ont entre eux une ressemblance extérieure consistant en certaines lettres qui se retrouvent en chacun d’eux, et une ressemblance morale résu]tant de l’idée commune exprimée par le radical, età laquelle se rattachent les idées particulières signifiées par les préfixes ou les suffixes.

10 Classification du nom.

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