LE CHAMP DE NOTRE ÂME
Mon âme, élève-toi, chante le Seigneur au plus haut des cieux.
Il donne aux vents l'aile légère qui porte la sève dans toute sa création. C’est lui qui désarme l'hiver et commande au printemps de ranimer la nature et de rouvrir les sources de la vie. Il abaisse ses regards, et la nature tressaille; il sourit, et la terre se revêt de sa parure verte ; il ouvre sa main, et tout ce qui respire: est rassasié.
I dit au bon travailleur : ‘“ Retourne la terre que je t'ai donnée, jette le grain dans le sillon. C’est bien ; alors je viendrai, je ferai germer le grain et müûrir la plante ; et, quand il sera temps,
je t'appellerai et je te dirai: Recueille, ”
Seigneur, regardez aussi le champ de notre âme; faites plus our elle que pour le champ de blé. Soyez vous-même celui qui aboure et qui sème. Que je sente en moi votre main bénie, que
mon cœur s'élance au-devant: du soc, qu'avec joie il reçoive .le grain de la grâce céleste, qu’il ne résiste pas à vos soleils, et que plus tard, Ô Père, il chante son hymne quand vous viendrez le moissonner.
À. Mazure.
aueman ame
Compte rendu oral... — Résumé.
Étude analytique.
Idées principales... — Idées seconda$res. FF