Leçon, — Texte à expliquer
LE PAPILLON BLESSÉ, LMBLÈME DX L'HOMMK
Tandis que je vous écrivais pendant la nuit, un papillor qui était entré par ma fenêtre entr’ouverte s’est abattu sur les briques de ma chambre, I] s'était probablement fait mal, et il voltigenit . Par terre, faisant un grand petit bruit pour se relever, Son bruit m'a fait penser à lui, moi qui dans ce moment ne pensais qu'à ous: je me suis dit que, s'il parvenait à voler comme de coutuine, il viendrait bien vite brûler ses ailes à la lumière et mourir, et qu'il valait bien mieux le mettre dehors en liberté sous les étoiles. Je l'ai poursuivi avec un cornet de papier pour le prendre; je l'ai pris et je l’ai mis en liberté.
Pauvre papillon! nous sommes comme toi blessés par la douleur; nous nous agitons terre à terre des ailes que Dieu nous a faites : l’espérance et la prière ; et c’est alors que Dieu pense tout particulièrement à nous. Quand je te poursuivais tout à l'heure, tu avais bien peur de moi, tu croyais que je voulais augmenter ton mal. Et je ne te poursuivais que ‘pour te sauver; et c'est comme cela que Dieu nous poursuit! Mais quand je t'ai jeté dehors dans la sombre nuit, c'est alors surtout que tu as accusé ma cruauté. Pauvre ignorant! cette grossière lumière que tu regrettais t’eût fait mourir, et au lieu de cela tu auras demain un air pur et doux au soleil levant, Cette sombre nuit est l’image de la mort; quand Dieu nous y jette, c’est Pour nous faire retrouver la liberté, et la vie, et la joie au lever de l’éternelle aurore, Voilà ce que je te dis, petit papillon, et voilà ce que vous nous dites, Ô mon Lieu. Mer GkrBer (1793-1864),
Compte rendu oral... — Résumé. Étude analytique.