‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 257 sur 579 · IL. Traduction, — Traduire en prose · texte numérisé non relu

IL. Traduction, — Traduire en prose

Un auteur quelquefois trep plein d Jamais sans l'épuiser n'abandonne un sujet,

S'il rencontre un Palais, il n’en dépeint la face ;

| me promène après de terrasse en terrasse ;

Ici s'offre un Perron, là règne un corridor ;

Cu balcon s’enferme en un balustre d'or,

Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile,

t ne vous chargez point d'un détail inutile, Tout ce qu'on dit de trop est fade ct rebutant, L'esprit rassasié le rejette à l'instant.

Qui ne sait se borner ne sut jamais écrire. Boiceav.

Remplacer auteurs Par auteur, et nous par je. — Les auteurs. prolixes et diffus fatiguent le lecteur ; ils délayent tellement leur pensée qu'ils la rendent insaixissable ; ils perdent toute vivacité, toute: chaleur dans lx- Pression. Combien ne leur préférons-nous Pas les auteurs qui savent tout dire avec sobriété C

ombien davantage ne nous Plairons-nous pas dans la lecture des Ouvrages nets ct précis |

e son objet

Racines, — Logos: dise

ours, traité. (1, Elumos, kon, dic.ionnaire )

vrai; 2. z6on, animal ; 8. Jeyé- Analyse, — Fuy:z des longs discours l’étalage inutile, : L’éloquent écrivain n’est jamais babillard,

Qui sait beaucoup dit peu, mais choisit avec art (

Qui ne sait rien dit tout, ho:s ce qu’il fa!la.t dire, A. CHénies,

à ne dire que ce qui est nécessaire à la

226 98: Leçon. —K. 4. Le Naturel. —<.5. La Noblesse,

23. Le naturel consiste à s'exprimer sans effort et sans apprôt.

24. Le défaut opposé au naturel est l'affectation, qui consiste à employer des expressions recherchées, ou à être exagéré, soit dans la pensée, soit dans le sentiment, — Ex, :

Affectation dans les mots: Ze suisse d'un jardin, pour une haïe. Le conseiller

des grâces, pour un miroir. — Affectation dans la pensée: Balzac écrit à un homme afligé: Quelle GLACr ne fondrait à ia CHALEUR de vos larmes.

%. La noblesse, où dignité, consiste à éviter les idées basses, les expressions triviales.

76. Quand l'écrivain est obligé par son sujet d'exprimer une idée commune, il se sert, pour rester noble, d’une périphrase au lieu d’employer le terme propre. - Le poète Legouvé désigne ainsi là petite vérole :

. Ce fléau, qui, prolongeant sa rage, Grave au front des humains un éternel outrage.

27. Si l'écrivain est obligé de se servir de certains termes bas, il les relève par des épithètes convenables, ou par un heureux rapprochement de mots.

Ainsi, dans les vers suivants, Racine relève le mot plomb par lépithète vi, et le mot bouc par le rapprochement du mot génisse, plus noble.

Comment en un plomb v 1 l'or pur f'est-il changé ? Ai-je besoin du sang des boues et des génisses ?

28. On entend par épithète un adjectif qui n’est pas indispensable au sens, mais qui donne à l'idée plus de force, de noblesse ou d'agrément. — Ex.:

Comme uni zéphyr léger la jeunesse s'envole. J.-B. Rousseau. terne nas

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