BLAISE DE MONTLUC — 94 VERTU
S (comme il sembloit) sans pCnse que j'en attribué la bonne autre qu'à Dieu. Car quand on €, On jugera que c’est de ses œuvres.
Aussi l'ay-je toujours invoqué en toutes mes actions avec grande confiance de sa grâce. En quoy il m’a tellement assisté que je n’ay jamais esté deflait, ny surpris en queïque fait de Buerre où j'aye commandé : ains toujours rapporté victoire et honneur. Il f
; 4YONS devant les yeux q sans la bonté divine
entreprendre et executer les grandes et ha présentent à nous.
BLaiïgs pe Moxrzuc.
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122e Leçon. —$ 2, La Disposition. 255
108. La disposition consiste à coordonner les éléments fonrnis par l'invention, à les ranger dans un ordre favorable à la clarté et à l'intérêt.
109. La disposition comprend trois parties : l'exposition, le corps du sujet et la Jin où conclusion.
110. L'exposition prépare les esprits à ce qui va suivre. Elle doit être courte, claire et ordinairement simple.
L'exposition ;:eut être Pompeuse dans certains sujets graves ou de haute importance. ‘elle est l'exposition de la fable : Les Animaux maludes de lu peste. L’exposition peut aussi dans quelques cas être dramatique, c'est-à-dire brusque et piquante; telle est l'exposition de la fable: Le Lion et le Moucheron. (V. Morc. CHOISIS.)
111. Le corps du sujet développe chaque pensée principale, chaque fait important. On doit y éviter les répétitions et les détails inutiles, soutenir et accroître l'intérêt jusqu'à la fin.
112. La fin ou conclusion du sujet doit être naturellement amenée, répondre aux promesses de l’auteur et se terminer à temps.
113. Il est nécessaire de bien lier entre elles toutes les parties d’un Ouvrage quelconque, et d’enchaïiner les idées de manière que le passage de l’une À l’autre soit naturel et, pour ainsi dire, imperceptible, On appelle transitions des tours de phrases qui servent À passer d’une partie du sujet à une autre, ou encore des pensées intermédiaires qui lient entre elles les pensées principales. ( Voir page 264.) .
Quand les pensées ont une liaison nécessaire ct que le pa‘sage de l'une à l’autre n’a rien de brusque, on ne ge préoccupe point des transitions.
= + - I. Métaphore, — Employer le verbe une fois au propre, une fois au figuré. 1. Polir un —,
Ÿ. Enrichir la —, 3. Noircir les —,
Polir une —, Enrichir le —, Noircir l'—, Châtier un —, Couper une —, Manier un —, Chätier un —, Couper une —, Manier la —, Tearner des —, Lancer une —, Creuser un —, Tourner des —, Lancer un —, Creuser un —,
IL. Traduction, — Traduire en prose et indiquer les principales figures,
Que dès les premiers vers l’action préparée
Sans peine du sujet aplanisse l'entrée.
Je me ris d’un auteur qui, lent à s'exprimer,
De ce qu'il veut d’abord ne sait pas m'informer ;
Et qui, débrouillant mal une pénible intrigue,
D'un divertissement me fait une fatigue,
Qu'en un lieu, qu’en un jour, un seul fait accompli
Tienne jusqu’à ja fin le théâtre rempli.
Jamais au spectateur n'offrez rien d’incroyable,
Le vrai peut quelquefois n être pas vraisemblable, Bortrav.
Mettre en tête de In phrase l'expression après que. — Par l'invention Vous Cherchez vos idées, vous les méditez, vous les mâûrissez, vous réunissez en un mot, vos matériaux ; par la disposition, vous les rangez dans un ordre convenable, vous leur donnez la proportion voulue, vous Voyez comment ils peuvent être r&menés au grand principe de l'unité,
Racines, — Epi ; Après, vers, sur. (1. Graphô, écrire; 2. Phainô, briller ; 3. tithémi, placer; 4. 200n, animal.)
Avnlyse, — Un merveilleux absurde est pour moi sans appas : L'esprit n'est point ému de ce qu’il ne croit pas. Borzxau,
LL = dé —.
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ute impor- . L'exposipiquante; 18.)
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