La rhétorique est l’art de bien dire
On la définit encore : L'ensemble des règles de l’éloquence.
169. L’éloquence est le don d'être ému et l'art de transmettre son émotion. Elle est à la rhétorique ce que la poésie est à la poétique.
170. Suivant le lieu dans lequel s'exerce l’éloquence, on distingue l'éloquence de la chaire, du barreau, de la tribune ct de l'Académie.
L'éloquence religieuse comprend: le sermon, l'homélie, le panégyrique, l'oraison funèbre, la conférence, le prône.
L’éloquence judiciaire comprend : le réquisitoire, le plaidoyer, les mémoires, les M :
L’éloquence politique comprend les discours où se discutent les affaires d'Etat; on y rattache les harangues et les proclamations guerrières.
L’éloquence académique comprend les discours de réception, les éloges historiques, les harcngues ou compliments, les dissertations littéraires.
171. Le discours à pour but de convaincre, de plaire et d'émouvoir.
On convainc par les preuves où arguments ; On plaît par les qualités ou mœurs oralotres; on émeut par les passions oratoires.
172. Les principaux arguments sont : le syllogisme, l'enthymème, l'épichérème, le sorite, le prosyllogisme, le dilemme, l'argument personnel ou ad hominem, l'induction, l'exemple. (Voir NoTIONS DE LOGIQUE.)
On appelle sophismes les arguments qui pèchent contre les règles du raisonnement. Si l'erreur est involontaire, elle prend le nom de paralogisme.
Les principaux sophismes sont: l'erreur de l'accident, le dénombrement imparfait, l'erreur sur la cause, l'ignorance de la question, la pétition de principe, le cercle vicieux. (Voir NOTIONS DE LOGIQUE.)
nn no I. Epithètes. — Donner au nom trois épithètes de plus.
RHÉTORIQUE savante, large, —, —, —, ELoqQuENcE entraînante, insinuante, —, —, —, Discours pathétique, —, —, —
PREUVES irréfutables, —, —, —
IL. Traduction. — Traduire en prose et indiquer les principales figures.
Les montagnes, les mers, le tonnerre, les vents, Ebranlent moins nos cœurs et frappent moins nos sens Que de l'accent humain l’énergiqut éloquence,
Que ce geste qui donne une voix au silence.
Que dis-je! ces accents tantôt fiers, tantôt doux,
Cest l'œil, oui, c’est l'œil seul qui les rassemble tous, Chef-d'œuvre où s'épuisa tout l’art de la nature,
L’œil marque le remords, la paix d’une âme pure;
Du noble enthousiasme, il exprime le feu,
IL s’attendrit sur l’homme, il s'élève vers Dieu. Deux.
Mettre nu passé indéfini. — L'idée que quelques rhéteurs donnent de l'éloquence, quand ils la définissent : l'art de persuader, ne peut être acceptée comme exacte. Ces rhéteurs négligent le caractère principal de l’éloquence, c’est-à-dire l'impulsion venant de la nature ; et quand ils bornent son rôle à persuader, ils indiquent un résultat accidentel pou vant être produit par d'autres causes.
Racines. — Pentez; Cinq. (1. Gônia, angle; 2. metron, mesure.)
Analyse. — L'homme digne d’être écouté est celui qui ne se sert de la parole que poux la pensée, ct de ia ponsée que pour la vérité et la vertu FERELON,
147 Legon.—S$ 2, Les parties du Discours. 279
ms
173. En rhétorique, on appelle lieux communs des répertoires 2Xqueis on peut rapporter toutes les preuves, Les lieux communs sont dits intrinsèques, quand ils sont p
°t eXtrinsèques, quand ils ne 8e rattachent qu’indirectem. DE LOGIQUE.)
174. Les mœurs oratoires sont les qualités que doit : voir teur pour plair.
bienver nce sujet traité
175. Les pyssions oratoires sont les émotions que l’orateur éprouve et qu'il veut transmettre à son auditoire. Elles doivent étre sincères, proportionnées et venir à temps.
Les sept parties du discours sont : l’exorde, la Proposition, la division,
la srration, la confirmation, la réfutation, la péroraison.
177. L'exorde a pour but de se concilier la sympathie et l'attention des auditeurs,
178. Les quatre sortes d’exorde sont : l’exorde nuant, l'exorde pompeux et l'exorde ex abrupto.
179. Les sources de l’exorde sont : le siyet traité, la Personne de l’orateur, les auditer 68 cérconstances de tem ps, de lieu, etc,