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AVANT LE XVIE SIÈOLE

Le nom des auteurs est immédiatement suivi de celui du peys cù ils sont nés, et de ia date de leur naissance et de leur mort.

Villehardouin (Geoffroy de). — Près de Bar-sur-Aube (1150-1218).— Son Histoire de la conquête de Constantinople est très remarquable par la sincérité naïve du récit,

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Notices littéraires, 209

Lorris (Guillaume de).—Lorris, près de Montagis (Mort vers 1240).—Auteu du poème intitulé Roman de ta Rose. Ce poème à été continué par JEAN pa MEux6, qui a substitué un dénouement obse ne à celui de Guillaume de Lorris, dont la poésie est naïve et chevaleresque.,

Marie de France.—En Normandie ( XIIIe siècle). —Elle composa des Fables, écrites en langue d'uïl, mélée de mots latins, anglo-saxons et bas-bretons,

Joinville (Jean, sire de).—En Clampagne (1224-1318).—Dans ses Mémoires sur saint Louis, il peint le héros chrétien avec une incomparable naïveté de récit,

Christine de Pisan.—Venisc (1813-1415), —Célèbre par ses Poésies et son Histoire de Charles V.

Froissard (Jan), — Valenciennes (1333-1402). — Sa Chronique est une vivante image des évènements lle son époque.

Deschamps ( Eustache), — En Champagne (1360-1421). — Ce poète est regardé comme le créateur de la ballade. Il a aussi composé der Fables dont plusieurs ont ‘té imitées par la Fontaine.

Chartier (Alain). — Bayeux (1396-1449). — Secrétaire des rois Char'es VI et Charles VII, cet auteur fait admirer duns sou vieux langage l'ordonnance régu ière de sa phrase et la vigueur de l'expression, qualités qui lui ont valu le surncm 6e Pére

de l'éloquence française. Son principal ouvrage est l' Espérance ou la Consolation des trois vertus.

Charles d'Orléans. — Paris (1391-1465). — Fils de Louis d'Orléans. père de

Louis XII. Reteru vingt-cinq ans prisonnier en Angleterre, il charma par la poésie les ennuis de sa captivité.

Villon (François). — Paris (1431-1490). — Ce poète, adonné à la paresse et au vice,

vécut toujours dans la misère. Ses œuvres portent l'empreinte de l'immoralité de sa vie.

Commines (Philippe de). — Château de Commines sur la Lys (1445-1509). — Scs Mémoires l'ont rendu célèbre ; ils ont contribué aux progrès de notre langue; mais il y professe cette politique immorale que le succès justifie les moyens.

XVIC SIÈCLE

Despériers (Bonaventure). — Arnay-le-Duc (Bourgognr). (Fin xve siècle, 1544), — Auteur de contes licencieux. Celui de ses ouvrages qui fit le plus de bruit, intitulé Cymbalum mundi, fut censuré par la Sorbonne.

Marot (Clément). — Cahors (1495-1544). — Doué d’un véritable talent poétique, cet écrivain, favori de François Ier, fu: emprisonné pour avoir publié des livres

obscènes, et participé à l’hérésie calviniste. Ses Psaumes furent condamnés rar la Sorbonne.

Gringoire (Pierre). — Lorraine (1480-1547). — Un des poètes les plus originaux du XVIe siècle. Auteur du Jeu du Prince des sots, du Mystère de saint Louis, et de p'usieurs pièces trivialement satiriques.,

Marguerite de Navarre. — Angoulèm= (1492-1549), - Cette reine .de Nava:re, sœur de François Ier, aïeule de Heuri IV, ama et protégea les lettres; mais celle ternit sa gloire par la protection qu’elle acco: da à l’hérésie calviniste et par la pub'ication de contes très licencieux.

Rabelais (François). — Chinon (1483-1553). — Entré dans les ordres sans vocation, fut successivement cordelier, bénédictin, chanoine et curé : il peut èt e considéré comme le type primitif du scepticisme moqueur en France. Son ouvrage Gargantua et Pantagruel montre beaucoup d'érudition et d'esprit, mais il y prodigue l’abscénité et y raille la religion et ges ministres.

Du Bellay (Joachim). — Liré, dans l’Anjou (1526-1560). — On a de lui des poésies et uno Défense at Tlustration de la langue française, écrite en prose, et au point de vue de l’école de Ronsard. Il fut un des poètes les plus brillants de la Pléiade (nom sous lequel on désigna au xvie siècle les sept potes: du Bellay, Belleau, Jodelle, Daurat, Baïf, Pontus de Thiard, Amadis Jamyn).

Notices li # : ires.

Montince (Blaise de). — Château de M... en Guyenne (1502-1577). — Grand

10mme de guerre, il a laissé, sous le titre de Commentaires, des Méraoires d’un style oncis-et énergique.

Ronsard (Pierre de), — Dans Je Vendomois (1524-1585). — Appelé par tes contem="

porains le prince des poètes, il eut une vogue immente, ]]ly a de l'invention et du génie dans ses ouvrages; mais son affectation à former des mots tirés du latin. du grec ct des patois de France, a rendu sa versification dure et souvent peu intelligible.

Baif (Jean-Antoine de). = Venise (1532-1589). — Condisciplé et ami de Ron: aid, il tenta vainement, avec ce poète, d'introduire dans les vers français la cadence et 1a

mesur. des vers grecs et latins Ses poésies les plus remarquables sont des ÆEgiogurs. Il est généralement dur et incorrect dans sa versification.

Amyot (Jacques), — Melun (1513-1592). — Evêque d’Auxc rre, a fait une traduction des Vies des hommes illustres de Plutarque, pleine de grâce et de fraîcheur.

Montaigne (Michel de). — Château de Montaigne, en Périgord (1533-1592). — Auteur des Essais, œuvre remarquable par le style, mais à laquelle on reproche just cment des principes trop faciles et des opinions trop hardies en relig'on.

Fresnaye (Jean-Vauquelin de la). — La Fresnaye, en Normandie (15°4-1606°. —

Auteur de Satires, d'Epîtres et d'Idylles, qui le rangent parmi les poètes les plus remarquables de son temps,

Desportes (Philippe). — Chartres (1546-1606). — Poète élégant, mais affecté, auteur de plusieurs poésies peu morales, Ù

Régnier (Mathurin). — Chartres (1573-1613). — Auteur de Satires, Epîtres,

Elégies, etc., qui se font remerquer par l'originalité du style, mais ses vers trop libres alarment souvent les oreilles pudiques,

Saint François de Sales, — Château de Sa'es, en Savoie (1567-1622). — Ivêque de Genève, Docteur de l'Egiise, thcologien éminent et écrivain plein de grâce e: de naïveté ; auteur Ge l'Introduction à lu vie dévote, du Traité de l'amour de Dieu, cte.

Malherbe (François). — Caen (1556-1628). — Réformateur de la poésie française : ses des et ses Stances se distinguent surto it par la correction du style.

Sutire Ménippée, — Pamphlet politique en prose mêlée de vers, pub'ié par morceaux détachés, en 1593 et 1594, œuvre collective du P. le Roy, de Pierre Pihou, de Nico as Rapin, de Passerat et de Florent Chrétien. Ce libelle, quelquefois gra;e, ma's plus souvent burlesque, fut écrit au profit de la cause de Henri IV.

XVIIe SIÈCLE

Pascal (Blaise). — Clermont-Ferrand (1628-1662). — Génie supérieur, grand mathématicien et profond écrivain, auteur des Lettres Provinciales, ouvrage habilement écrit, mais consacré à la défense de l’hérésie janséniste. Ses Pensées contiennent de belles pages; on regrette que l'esprit de secte s’y soit aussi glissé,

Racan (Honorat de Bueil, marquis de).— Château de la Roche-Racan, en Touraine (1589-1670). — Ce poète, inférieur à son maître Malherbe par le style, lui est supérieur par l'inspiratioh. Il a écrit des Odes, des Bergeries.

La Rochefoucauit (François, duc de).— Paris (1616-1680).— Auteur du livre des

Maximes, ouvrase bien écrit, mais qui représente à tort l’amour-propre comme l'unique ressort des actions de l’homme.

Mme Deshonlières. — Paris (1638-1694). — Ses Idylles et ses Eglogues lui ont

fait de son vivant une grande réputation qui ne s’est pas maintenue. L’inspiration n’en est d’ailleurs ni saine ni chrétienne.

Corneille (Pierre). — Rouen (1606-1684), — Le Pére de la tragédie française, poëte dont le génie sublime a produit: /e Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, ete. Après avoir fait entendre le sublime langage de la foi chrétienne dans Polyeucte, sa plus belle création, il a ouvert son cœur aux plus intimes émotions de la piété dans une traduction en vers de l’Imitation de J.-C, qui a eu plus de 40 éditions. :

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Notices littéraires.

Racine (Jean). — La Ferté-Milon (Aisne). (1639-1699). — Poète tragique, auteur d'Andromaque, Britannicus, Mithridate, Iphigénie, Esther, Athalie, etc. Les Plaideurs lui assurent une place parmi nos meilleurs comiques, ctilest, dans les chœurs d’'Esther et d’Athalie, le premier den

] os poètes lyriques. Son style est d’une perfection qui n’a point été dépassée,

La Fontaine (Jean de). — Châteaupour la plupart, des chefs-d’œuvre inimitables de nature]

positions immorales, et, en esprit de péui-

tence, entreprit ja traduction poétique des Psaumes. k

Molière (Jean-Baptiste Poquelin, dit). — J'aris (1622-1673). — Illustre poète comi-

que, auteur des comédies : Le Misanthrope, le Tartufe, l'Avare, les Femmes su-

vantes, le Mulai'e imaginaire, eto. Le théâtre de Molière respecte peu la religion, et encore moins les lois de la décence et de la morale,

Régnard (Jean-François).— Paris (1656-1709).— Auteur du Joueur, du Zégataire tiniversel, du Distrait et de plusieurs autres comédies. T1 fait trop souvent rire aux dépens de toute morale et de toute convenance.

Boileau-Despréaux (Nicolas). — Paris (1636-1711). — Le Législateur du Parnasse français, poète célèbre, qui a composé des Satires, des Epîtres, le Lutrin, l'Art portique. Le Lutrin et plusieurs passages de ses poésies se ressentent de l’influence de l’erreur jauséniste.

Nicole (Picrre). — Chartres (1625-1695). — Ses nombreux Ouvrages, y compris ses Essais de morale, sont infectés du venin janséniste.

La Bruyère (Jean de). — Paris (1645-1696). — Auteur du livre des Caractères, remarquable par la netteté, l'élégance et la précision du style, et par la finesse de la pensée. ;

Mune de Sévigné (Marie de Rabutin-Chania]). — Paris (16 sont des modèles incomparables de style épis!

26-1696). — Ses Lettres dans ses éloges ou ses blâmes, exempte de 1’

olaire lle ne s’y montre pas toujours, erreur de son temps.

Bo: suet (Jacques-Bénigne). — Dijon (1627-1704). — Evéque de théologien, philosophe, historien et orateur incomp son: l'Histoire des Variations, le Discours sur l' Junè:res, les Elévations sur les mystères, les Mc

Bout daloue (Louis). — Bourges (1632-1704). — Jésuite, prédicateur célèbre, écrts vain cxcellent. 11 est surtout admirable par la solidité et la vigueur du raisonnement. On n'a peut-êtie rien écrit de plus fort que scs Pensées.

Meaux, à la fois arable. Ses principaux ouvrages :

istoire uni ver'selle, les Oraisuns ditations sur l'Evangile, etc.

Fénelon (François de Salignac de la Mothe). — Château de Fénelon, en Périgord (1651-1715). — Archevêque de Cambrai, écrivain et orateur de premier ordre, auteur du Traité de l'Existence de Dieu, des Dialogues sur l’'Eloquence, des Aventures d Téién.aque, de Fables, etc. é

Fléchier (Esprit). — Carpentras (1632-1710). — Evêque de Nîmes, orateur éminent, a écrit de remarquables Oraisons funèbres.

Massillon (Jean-Baptiste), — Hyéres (1663-1742). — Evéque de Clermont-Ferrand, prédicateur illustre, auteur du Gran

d Carême et du Petit Carême.

Mme de Maintenon (Françoise d'Aubigné). — Niort (1635-1719). — Auteur de Lettres Licn pensées et bien écrites.

Saint-Simon (Louis de Rouvroy, duc de), — Paris (1675-1755). — Un des écri. vain les | lus originaux et les plus intéreseants. Ses Mémoires renferment des beautés . du premier ordre, mais offient souvent des appréciations erronées, étroites ou partiales. $

XVIIIe SIÈCLE La Motte (Antoine Houdarä de). — Paris (1672-1731)

— Auteur d’un recueii de Fables estimé.

. Jean-Baptiste Rousseau, — Paris (1671-1741), — À écrit des Qdes qui se dige. finguent par leur éclat,

302 Notices littéraires.

Rellin (Charles). — Paris 1661-1741. — Recteur de l’université, il écrivit pour la jeunesse le Traité des études, l'Histoire ancienne et l'Histoire romaine. Le jansénisme le comptait parmi ses partisans.

Vauvenargues (Luc de Clapiers, marquis de). — Aix (1715-1747). — Auteur de l'Introduction à la connaissance de l'esprit humain, de l' Essai sur quelques carac+ tères, 0 Meuimes. L'absence de l'esprit chrétien se fait sentir en plus d’un endroit de ses écrits.

D'’Aguesseau (Henri-François). — Limoges (1668-1751). — Savant jurisconsulte : ses Discours, ses Mercuriales, ses Instructions se font remarquer par une grande clarté et une parfaite correction. 11 état imbu des opinions jansénistes.

Crébillon (Prosper J olyot de). — Dijon ( 1674-1762).— Poète tragique. Rhadamiste et Zénobie est réputée la meilleure de ses pièces. Il manie habilement le ressort de la terreur; mais il est incorrect et boursoufié,

Racine (Louis). — Paris (1692-1763). — Fils de Jean Racine, auteur des poèmes de la Grâce et de la Religion, versificateur d'un grand talent. Les erreurs jansénistcs déparent son poème de la Grâce,

. Hénault (Charles-Jean-François). — Paris (1685-1770). — Auteur de l'Abrégé chronologique de l'histoire de France, livre où l'esprit du zvirte siècle ge manileste constamment,

Le Franc de Pompignnn. — Montauban (1709-1784). — Poéte lyrique dont ks Odes sont pleines de chaleur et d'éclat.

Gresset (J.-B.-Louis). — Amiens (1709-1777). — Auteur de la Chartreuse, de Vert-vert, du Méchant ; poète plein de grâce et d'élégance, mais dont les œuvres ne sont pas toujours exemptes de l’esprit de philosophie du xvrire siècle,

Gilbert (Laurent). — Lorraine (1751-1780). — Ses satires: le Dix-huitième siècle ct Mon Apologie, en font un des meilleurs poètes du xvure siècle, .

Florian (Jean-Pierre.Claris de). — Château de Florian dans les Cévennes (1755. 1794). — Fabuliste distingué, mais bien inférieur à la Fontaine.

Montesquieu (Ch. de Secondat). — La Brède (Gironde) (1689-1755). — Profond penseur et grand écr:vain, auteur des Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Eomains, des Lettres persanes et de l'Esprit des lois. Ses ouvrages, et particulièrement les deux derniers, contiennent des erreurs que condamnent la morale et la religion.

: Voltaire (François-Marie Arouet de). — Paris (1694-1778). — Coryphée du philo. sophisme et de l’impiété du xvrrre siècle, auteur de /a Henriade, de tragédies parmi lesquelles où distingue Zaïre et Mérope, de l'Histoire de Charles XIT, du Siècle de Louis XIV, de Contes, de Lettres, etc. Rempli de haine contre le christianisme et profondément corrompu, il a exercé par ses écrits la plus funeste influence.

Jean-Jacques Roussenu. Genève (1712-1778). — Auteur du Contrat social, de l'Emile, etc. Il partage, avec Voltaire, la triste gloire d’avoir propagé les plus pernicieus!s erreurs sociales et religieuses.

Buffon (Louis Leclerc, comte de). — Montbard (Côte-d'Or) 1707-1788). — Naturaliste célèbre, remarquable par la pompe ef le coloris de ‘son style, auteur de l'Histoire naturelle. Plusieurs de ses systèmes contredisent les enseignements de la religion.

Thomas (Léonard-Antoine), — Clermont (1732-1785). — Auteur des Eloges, discours écrits avec un certain éclat, mais aussi avec beaucoup de recherche.

Sedaine (Michel-Jean). — Paris (1719-1797). — Créateur de l'opéra comique en France ; son style est très in orrect.

Marmontel (Jean-François). — Bort, en Limousin (1723-1799). — Ecrivain du second ordre, dont toutes les productions sont empreintes d’un levain de philosophisme qui en ternit le mérite. S:s œuvres principales sont ses Æéments de littérature et ses Mémoires. Lie roman de Bélisaire fut condamné par Rome,

La Harpe (Jean-François de). — Paris (1739-1803). — Auteur du Lycée, ouvrage

de littérature et de critique, où il se montre peu original, mais où, dans un style pur et élégant, il fait goûter les auteurs classiques. 11 y juge trop favorablement Voltaire.

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Notices littéraires. 3063

Seotateur outré des philosophes dans ses premiers écrits, la Harp 1794, fut ramené à la foi par la lecture de l'Imitation de Jésus-Ch

Collin d’Harleville (Jean-François). — Maintenon (Eureuète comique; son Théâtre et ses Poésies fugitives sont vers

manquent de verve. Auteur de PInconstant, ie etc.

e, emprisonné en r'ist.

ét-Loir). (1755-1806).— ifiés avec facilité, mais 8 Châteaux en Espagne, l'Ortimiste,

Bernardin de Saint-Pierre. — Le Havre (17571814 ‘la nature, Paul et Virginie, les Harmonies de lu nature,

pages pleines de charme, mais dont ies idées se ressente l’auteur. -

). — A écrit les Etudes de Ouvrages qui offrent des ut du philosophisme de

Saint-Z ambert (C. François de). — Lorraine (1717-1803). — Auteur de i i X Passages, mais où se reflète sesprit

Lebrun (Ponce-Denis), — Paris (1729-1807). — Poète que ses Odes ont fait surnommer à tort le Pindare frangça is.

Chénier (André), — Constantinople (1762-1794), — Un des poètes les plus célèbres du xviute siècle, Il a publié des Elégies, des Zdylles, des Odes, etc., écrites avec

beaucoup de grâce et de pureté, mais tro; souvent licenc.eu:es, 11 périt sur l’échafaud pendant la révolution française.

Ducis (Jean-François), — Versaill s (:733-1816 auteur de Poésies diverses et d’un poème gur l’ caractère autant que son talent.

). — Prosateur et poète dramatique, Ainitié. Ses écrits font estimer son

Barthélemy (Jean-J acques, abbé). — Cassis (Bouches.du Auteur du Voyage du jeune Anacharsis en Grèce, ouvrage d qui garde la trace des doctrines philosophiques du temps,

-Rhône), (1716-1795), — e grande érudition, mais

XIXe SIÈCLE

Delille (Jacques), — Clermont-Ferrand (1738-1813). — Un de nos poètes descriptifs, auteur des Jardins, des Trois sation, etc.

plus célèbres Règnes de la nature, de la Cônver.

Millevoye (Ch.-Hubert), — Abbeville (178-1816). — A

écrit plusieurs élégies touchantes, entre autres le Poête mourant, la Chute des feuill

es ?t Priez pour moi.

Fontanes (Louis, marqui, de). — Niort (1757 1821). — Auteur de plusieur; petits poëmes, entre autres de jan C'iartreuse de Pa ris, du Jour des morts dans .une cam- Pagne. Il se distingue par l'élégance, la pureté et Pharmonic du style,

Joubert (Joseph), — Montignac (Périgord) (1754-1824), —

a écrit des Pensées, des Maxines, des Lettres bleines de coloris.

Esprit délicat et fin, qui grace, d'élégance et de

Le Bailly (Antoine-François), — Caen (1756-1832), — À publié des Fu'les qui ont de l'élégance et de la bonhomie,

Lacépède (Ge: main-Etienne, comte de). — Agen (1756-1825). — C:lèbre naturaliste, a continué les œuvres de Buffon. $

Mme de Stnelt (A.-L.-Germain Necker, baronne de). — Paris (1766-1817). — Auteur de Delphine, de Corinne, de l'Allemagne, € c. Intelligence élevée, mais faussée Par le protestantisme et le philosophisme. :

Maury (Jean Siffrein, Cardinal), — Comtat Venaissin (1746-1817). — 6 lèbre, dont le meilleur ouvrage est un Essai sur l’éloquence de la chaire.

De Maiïstre (Joseph), — Chambéry (1754-1821), — Ecrivain de Premier ordre, dont le génie s’est vous tout entier à la défense de la vérité; auteur des Considérations sur la France, du Livre du Pape, des Soirées de Saint-Pétersbourg, ete.

De Mnisire (Xavier), — Chambéry ( 1764-1852). — Frère du précédent, s’est acquis une célébrité méritée par le Voyage autour de ma chambre, le Lépreux de la cité d'Aoste, le Prisonnier qu Cauc:se, etc,

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804 Notices littéraires,

De Bonald (Louis-Gabriel.-Amb oise, vicomte de).— Milhau (1754-1840). — Savant jurisconsulte, profond publiciste, philoso; he éminent, il partage, avec J. de Maistre et Chateaubriand, la gloire d'avoir inauguré en France, dans les espnts, Ja réaction catholi ue conte le ph:iosophisme du xvire siècle. Ses deux principaux ouvrages sont la T'héorie du pouvoir politique et religieux, et la Législation primitive.

Frayssinous (Denys, comte de), — Curières, près d'Espalion (1765-1849). — Prédicatcur célèbre dout le principal ouvrage est : Conférences sur la religion, ou Défense du c'ristianisme. F *

Dulavigne (Cas mir). — Le Hav.c (17931843). — Auteur des élégies intitulées Messéniennes, de nombreuses tragédies et comédies: les Vépres siciliennes, les Enfants d'Édouard, kEcole des vieillards, la Popularité, ete. Ce fut un r'oète de parti : {l montre, dans plusieurs de ses écrits, les préventions du voltairianisme,

Chateaubriaud (François-René de).— Saint-Malo (1768-1848).— Un des écrivains les plus illustres du xixe siècle, auteur du Génie due christianisme, de L'Itinéruire de Paris à Jérusalem, des Martyrs, etc. Ses romans René, Atala, les Natchez. etc., offrent des peintures trop passionnées et peu morales. Ses Etudes historiques ne sont pas exemptes de graves erreurs,

Nodie: (Charles). — Besançon (1781-1844). — A beaucoup écrit dans tous les genres. Plusieurs de ses contes sont de gracieux chefs-d'œuvre; mais la plupart de ses romans ne méritent aucune estime.

Thierry (Augustin). — Blois (1795-1850). — Ecrivain remarquable, auteur des Lettres sur l'histoire de France, de l'Histoire de la conquête de l'Angleterre par les Normands, des Récits des temps mérovingiens. Une prévention presque haineuse contre le catholicisme anime les écrits du célèbre historien, surtout les premiers qu’il a publiés. Revenu à la foi au terme de sa vie, il entreprit d'expurger ses ouvi ages de toute erreur; mais le tempsilui a fait défaut.

OZanain (A.-Frédéric). — Milan (1813-1853). — Professeu: de littéra ure étrangère à la Sorbonne, il y fut souvent éloquent et toujours sainement érudit. Chrétien plein de foi, il a empreint tons ses ouvrages de son dévouement à l'Eglise. Son œuvre principale est la Civilisation au ve siècle.

La Mennais (Huoues-Félicité-Robert, abbé de). — Saint-Malo (1782-1854). — Prosaleur au styie toujours coloré, plein de chaleur et d'énergie, auteur de l'Æssai sur l'indifférence en matière de religion, et de plusieurs autres ouvrages 1eligicux, philosophiques ou politiques, dont la p:upart sont condamn: és par Rome. Egaré par l’orgueil, il se révolta contre l'Eglise, pour laquelle il avait d'abord courageusement combattu.

Musset (Alfred de). — Paris (1810-1857). — Poète de très grand talent, mais qui, dans ses ouvrages: Comédies, E!égies, Nouvelles, Contes, Proverbes, etc., se montre aussi licencieux qu’incrédule et impie. ;

Lacordaire (J.-B.-Henri-Dominique). — Recey-sur-Ource (Côté-d’Or) (1802-1861). — Il à illustré la chaire de Notre-Dame par scs Confér'ences, où son éloquence a obtenu les plus beaux triomphes. On a enco'e di cilèbre dominicain, la Vie de Saint-Dominique, des Lettres à des jeunes gens, cc.

Ravignan (Gustave-François-Xavier Delacroix de). — Bayonne (1796-1858). — Jésuite, prédicateur illustre, remplaça le P. Lacordaire à Notre-Dame. Outre sex Con- Jérences, on a de lui: De l’Existence et de l’Institut des Jésuites, C'ément XIII +1 Clément XIV.

Vign’ (Alfred de). — Loches (1797-1863). — Poûte et prosateur distingu utoui d’Eloa, de Moïse, dc Jing-Mars, etc. Il se moutre, dans ses écrits, incroyant et sceptique.

Reboul (Jean). — Nimes (1796-1864). — Poète d'stingué, auteur Ces Nouvelles Poésies, des Traditionnelles, ete. Son admirable poésie l'Ange et l'Enfant lui a fait une réputation universelle ct méritée.

De Barante (Baron À. G. Prosper Brugière). — Riom (1782-1866). — Auteur du

Tableau de la littérature fr'ngaîise au xvrrre siècle, de l'Histoire des ducs de

Bourgogne, de l'Hisioi»e de {a Convention et de l'Histoire du Directoire. 11 se montre fataliste dans :: ;:. aiere ccerits, Michelet (Jules Paris (1498-1869). — Ecrivain de talent, mais immoral et

plein d’impiété: la punlié nue voluminenuso Histoire de France, qui cst une attaqug continuelle contre l'Eglise, :

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L ) Notices littéraires, 305

Berryer (Pierre-Antoine). — Paris (1790-1868). — Célèbre avocat, une des gloires

du baireau français. Ses plaidoyers et ses discours politiques l'ont placé parmi les Premicrs orateurs de notre temps. .

Lamartine (Alphonse de), — Mâcon (1790-1869). — Grand poète lyrique, remarquab v jar l'harmonie, la : chesse, la magnificence du siy.e; auteur des Méditations, des J/urmonies poétiques, etc. Plusieurs de ses ouvrages conticunent de graves erreur, entre autres: Jocelyn, la Chute d'un ange, le Voyage en Orient.

Villemain (Abel-FrançÇois). — Paris (1791-1870). — Critique éminent, il a publié : l'Histoire de Cromwell, le Tubleau de la littérature au xvVIue siècle, le Tableau .de la littérature au moyen âge, l'Essai sur Pindare, les Etudes sur les Pères grecs, le Tublleau de l'éloquence chrétienne au 1ve siècle, etc. Il se laisse souvent dominer, dans ses appréciations, par les péjugés philosophiques et antireligieux,

Montalembert (Charles dé). — Londres (1810-1870), — Grand orateur, écrivain

éminent : auteur de l'Histoire de sainte Elisabeth de Hongrie, de l'Histoire des moines d'Occident, etc.

Gratry (Joseph-Auguste-Alphonse). — Lille (1805-1870). — Un des premiers écri- Yains de notre temps; auteur de la Connaissance de Dieu, de la Connaissance de l'âme, la Logique, la Philosophie du Credo, la Morale et la Loi de l'histoire, etc. Il

Avait soutenu, durant le Concile, des opinions erronées, qu’il rétracta humblement quand l'Eglise les cut condamnées.

Guizot (François-Pierre-Guillaume), — Nimes (1787-1875). — Homme d'Etat, oruteur, historien. Ses principaux ouvrages sont l'Histoire de la civilisation en Europe, l'Histoire de la révolution d'Angleterre. Les qualités de l'écrivain et de

d'Mstorien Y sont déparées par les préjugés et les erreurs du philosophe et du protesant.

Thiers (Louis-Adolphe). — Marseille (1797-1877). — Homme d'Etat, orateur, his. torien, a écrit l'Histoire de la Révolution française, et l'Histoire du Consulat et de l'Empire. Le premier de ces ouvrages est empreint de fatalisme et glori i

cipes de la Révolution; le second apprécie mal les faits relatifs à l'Eglise. La nar-

ration de l’auteur est pleine de vie et de clarté; mais il lui manque la correction constante,

Mgr Dupanloup (Félix). — Saini-Félix (Savoie) (1802-1878). — Evêque d'Orléans,

Orateur éminent, écrivain fécond, polémiste ardent, Le beau livre sur l'Education est son œuvre capitale.

Laprade (Victor-Richard de), — Montbrison (1812). — Littérateur et poète distingué. Epris, dans ses premiers ouvrages, d’un amour presque idolâtrique de la Lature,

il est revenu au spiritualisme et aux idées chrétiennes, dans les Poèmes ÆEvangéliques, les Voix du Silence, le Livre d'un Père.

Victor Hugo. — Besançon (1802-1885). — Ses Odes et Ballades le classent parmi les génies poétiques du premier ordre. Mais, soit en prose, soit en vers, il a produit beaucoup d'œuvres où les excentricités littéraires le disputent aux erreurs religieuses et sociales, souvent même aux peintures immorales,

M£gr Gerbet (Olympe-Philippe), — Poligny (Jura) (1798-1864). — Fyêque de Perpi- &nau ; un des écrivains les plus exquis du x1xe siècle, auteur du Dogme générateur de la piété catholique, de l'Esquisse de Rome chrétienne, etc.

Vcuillot (Louis). —. Boyne (Gâtinais) ( xx: siècle; journaliste incomparable, qui a noblement cons à la défense de la cause catholique. Auteur de Rome et Lorette, Pèlerinage en Suisse, etc.

Le cardi:al Pie (Louis-François-Désiré-Ednuard

). — Pontgoin (Eure-et-Loir)

par l’éloquence, par

(1815-1880). — Evêque de Poitiers, prélat illustre par la doctrine, le talent d'écrire. -

MORCEAUX CHOISIS

Le PARTIE

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