L'éducation du chien
L'éléphant, le chien, le castor et le singe sont mes, ceux dont l'instinct est le plus admirable; mais cct instinct, qui ’est que le produit de toutes les facul intéri de l'animal, se Manifeste par des résul
Ces espèces.
Le chien est vaturellement, et lorsqu'il est livré à lui seul, aussi cruel, AUSS} sanguipaire que le loup; seulement il s'est trouvé dans cette i sur lequel nous avons 2ppuyé ; le naturel du chien ne diffère donc de celui des autres animaux de pioie que par ce “ceptible d'affection et capäble «attache.
ment ; c'est de là nature qu'il tient le germe de ce Sentiment, que
’homine ensuite n cultivé, nourri, développé par une ancienne et con-
stante société avec cet animal, qui seul en était digne ; qui, plus SUsCeptible, plus capable qu’un autre des im pressions étrangères, a peifectionné
8 le commerce toutes ses facultés relatives.
Sa sensibilité, sa docilité, son courage, ses talents, tout jusqu’à ses Manières, s’est modifié par l’exemple, et modelé sur les qualités de son Maître : on ne doit donc pas lui accorder en propre tout ce qu'il parait avoir ; ses qualités les plus relevées, les plus frap; antes, sont empruntées de nous; ila P:us d’acquis que les autres animaux, parce qu'il est plus à portée d'acquérir ; que loin d’avoir comme eux de la répugnance pour l'homme, il a pour lui du penchant ; que ce sentiment doux, qui n’est jamais muet, s'est annoncé pur l'envie de plaire, et a produit la docilité, la fidélité, la SOutission Constante, et en même temps le degré d’attention nécessiire Pour agir en conséquence et toujours obéir à propos, Borrox.
nstinct qu'une rage e distingue rien. ce