‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 416 sur 579 · Le lion et le tigre · texte numérisé non relu

Le lion et le tigre

s animaux carnassiers, le lion est le premier, le tigre même dans un mauvais genre, est le second est ordinaire-

Dans la classe de est le second ; et comme le premier, toujours le plus grand et souvent le meilleur, ment le plus méchant de tous. À la fierté, au courage, à la force, le lion joint la noblesse, la clémence, la magnanimité ; tandis que le tigre est bassement féroce, cruel sans justice, c'est-à-dire sans nécessité. 11 en es de même dans tout ordre de choses où.les rangs sont donnés par la force : le premier, qui peut tout, est moins tyran que l’autre, qui, ne pouvant jouir de la puissance plénière, s'en venge en abusant du pouvoir qu il a pu s'arroger. Aussi le tigre est-il plus à craindre que le lion ; celui-ci souvent oublie qu’il est le roi, c'est-à-dire le plus fort de tous les animaux; marchant d’un pas tranquille, il n’attaque jamais l’homme, à moins qu'il ne soit provoqué ; il ne précipite ses pas, il ne court, il ne chasse que quand la faim le presse. Le tigre, au contraire, quoique rassasié de chair, semble toujours être altéré de sang, sa fureur n'a d'autres in‘ervalles que ceux du temps qu'il faut pour dresser des embûches ; il saisit et décl ire une nouvelle proie avec la même rage qu'il vient d'exercer, ct non pes d’assouvir, en dévorant la première ; il désole le pays qu'il habite, il ne craint ni l'aspect ni les armes de l'homme ; il es troupeaux d'animaux domestiques, met à mort tits éléphants, les jeunes rhino-

a l'air noble ; la hauteur de ses jambes est de son corps ; l'épaisse

pur DGSE

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Morceaux choisis de sang, toujours hors de |

& gueule, n’a que le Caractère de la basse mé chanceté ct de l'insatiable

cruauté ; il n'a pour tout !

Constante, une fureur aveugle, qui ne connaît, qui n

qui Jul fut souvent dévorer ses Propres enfants, et déchirer leur mère lorsqu'elle veut les défendre Que ne l’eûtil à l'excès, cette soif de sang,

et ne pût-il léteindre uen détruisant, dès leur baissance, la race entière e8 monstres qu’il produit] Burrox (1707-1383),

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