‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 420 sur 579 · Un intérieur de famille · texte numérisé non relu

Un intérieur de famille

L'ordre, l'économie, le travail, un petit commerce, et surtout la frugalité, nous entretenaient dans l'aisance. Le petit jardin produisait presque assez de légumes pour les besoins de la maison; l'enclos nous donnait des fruits, et nos coings, nos ponmes, nos poires, confits au miel de nos abeilles, étaient durant l'hiver, pour Îles enfants, les déjeuners les plus exquis. Le troupeau de la bergerie habillait de sa laine tantôt les femmes et tantôt les enfants; mes tantes la filaient; elles filaient aussi le

à Savence, grande plaine, couverte de hautes herbes sans culture. # Hulotte, espèce de hibou.

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Morceaux choisis. 373

Anvre du champ, qui nous donrait du linge ; et les soirées où ge cunissait, à la lueur d’une lampe qu'alimentait l'huile de nos noyers, la 'nesse du voisinage, formaient un tableau ravissant. La récolte des brains assurait not: ubsistance ; la cire et le miel des «beilles que ine de mes tantes cultivait avec soin, étaient un revenu qui coutait peu de frais : l’huil Xpr'née de nos noix encore fraîches avait une veut, une odeur éférions au goût et au parfum de celie de l'olive, Nos galk asili étaient pour nous le plus friand régal. J° ne sais pas quel ets n us cût paru meilleur que nos raves et nos hâtaignes ; et en Ver, lorsque ces belles raves grillaient le soir à l'entour du foyer, ou que nous entendions bouillonner l’eau du vase cù Cuisaie e8 châtaignes si savoureuses et si douces, le cœur nous paipitit du jure, Je me souviens aussi du Parfum qu’exhalait un beau coing rôti sous la cendre, et du plaisir qu'avait notre grand'mère à le partager avec nous, Ainsi, dans un ménage où rien n'était perdu, de petits objets réunis entretenaient une sorte d’aisance, et laissaient peu de dépense à faire pour suffire à tous nos besoins. Le bois mort dans les forêts voisines était eu abondance : était permis à mon père d'en tirer sa provision. L'excellent Leurre 4 ‘ Montagne et les fromages les plus délicats étaient COMMUNS, et coûtaient peu ÿ le vin n'était pas cher, et mon père en usait sobrement. MARMONTEL (1723-1799).

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