‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 434 sur 579 · Le voleur et le savant · texte numérisé non relu

Le voleur et le savant

valet, et travaillait dans

matin ii entend frapper tire un cordon et la porte s'ouvre.

L'abbé de Molières ne regardant point : « Qui êtes-vous ? — Donnezmoi de l'argent. — De l'argent ? — Oui, de l'argent, — Ah! j'entends, vous êtes un voleur, — Voleur ou non, il me faut de l'argent, — Vraiment oui, il vous en faut ? hé bien! cherchez ]à dedans...” Il tend le Cou, et présente un des côtés de la culotte; le voleur fouille: « Hé bien! iln'ya point d'argent. — Vraiment non; mais il ya ma clef. — Hé bien! cette clef. +. — Cette clef, prenez-la Je la tiens. — Allez. vous-en à ce secrétaire; ouvrez... ” Le voleur met Ja clef à un autre tiroir, 4 Laissez donc, ne dérangez pas! Ce sont mes papiers, Ventre- Ï vutre tiroir, vous trouverez + Fermez donc le tiroir. és ieur le voleur, fermez donc la porte. Morbleu ! uel chien de voleur! Ii faut que je me audit voleur!” L'abbé saute en pied, va et revient se mettre à son travail, sans penser, peut-être de quoi payer son diner, CHamerorr (1741-1794).

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