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Remarques sur la fonction des mots, 89

Dai à lui parler. (J'ai à parler à lui.) Sij'étais de vous, je parlerais. (Si j'étais la personne de vous, je...) Si j'étais que de vous, je partirais. (Si j'étais ce que ÿ est de VOus, je...) w’est-ce qu'il est ? (Ce (cela) qu’il est est que, quoi ?) est fait de vous. (Ce malheur de vous est fait.) On en vint aux mains. IL en impose. Il en à avec tous. I} m'en veut. (En ne se rapporte à rien d’exprimé, on peut en faire un complément du verbe.)

J'ai de bonnes raisons à lui donner. (J'ai à donner à lui de bonnes raisons.)

Il ne laisse pas de gagner beaucoup. Ilne laisse Pas que de gagner beaucoup. (Ne pas laisser de, ne pas laisser que de, c’est-à-dire ne Pas cesser, ne pas s’abstenir, ne pas empêcher que, etc.) (Acad.)

Si tant est que cela arrive. (Si (11, cela) est tant que cela arrive )

On dirait d'un fou. (On dirait que ce sont les actes d’un fou.)

On dirait un fou. (On dirait que c’est un fou.)

Les gallicismes les plus fréquents sont les expressions : c'est...qui, c’est...que, c’était...qui, c'élait...que, employées pour attirer l’attention sur le terme placé en tête de la phrase, Plusieurs grammairiens suppriment simplement ces gallicismes et analysent le reste de la phrase à l'ordinaire. — Ex.: CE Fur en l'année 638 QuE mourut Dagobert 1er. — Analyse: Ce fut. -Qre gallicisme. — En l’année 688, mourut Dagobert 1er. — En l’année 638, c. cire. de MOUTUÉ; — mourut, v.; Dagobert, sujet de mourut. — C’EST vous QUI devez répondre, — Analyse: C'est -.Qui gallicisme, — Vous, suj. de deves.

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REMARQUES SUR LA FONCTION DES MOTS $ 1. Sujet du verbe, — ( Voir n° 296.) ,

I. Un même mot peut être sujet de plusieurs verbes, — Ex, : La MOUCHE v@, vient, fait mille tours.

ET. Plusieurs mots Peuvent être sujets d’un même v-vbe, — Ex.: PomPéu, César et CRassus formèrent le Premier triumvirat l'an 693 de Rome. — Chaque sujet se dit alors sujet vartiel du verbe,

IIT. Le sujet est quelquefois placé après le verbe. — Ex.: Pou- VONS-NOUS ne pas aimer notre patrie ? On voudrait savoir écrire comme écrivait FÉNELON.,

IV Le sujet du verbe à l'impératif est sous-entendu, — Ex. : Réféchissez avant de parler, Vous a.-ent.. su). de réfléchisses, — Appliquens-nous à l'histoire, Nous 8.-ent., suj, de aphliguons.

Ÿ Quat le verbo à pour sujet th collectif parthif on appelle ce collectif sujet P'ammatioal, et le complément du collectif sujet sylleptique. — Ex.: Une murriiuur de GENS vivent d'illusions. Multitude, su). g'amm, de vivent ; gens, sui. sylleptique,

& 2. Compléments du verbe, ° 1° Complément direct. — ( Voir n° 305.) FE. Un même verbe peut avoir plusieurs compléments directs. —

Ex. : Fénelon réunissait à la foie l'uspuyr, 7 SCIENCE, É@ LOU- CEUR eé ia VERTU,

90 Remarques sur la fonction des mots.

IT. Plusieurs verbes peuvent avoir le même Complément direct, — Ex.: Le laboureur élève, soigne, nourrit des ANIMAUX domesliques.

III. Les verbes intransitifs, passifs et unipersonnels n’ont jamais de complément direct.

IV. Certains verbes transitifs ont pour lordinaire une proposition pour complément direct ; tels sont : croire, vouloir, répondre, dire, assurer, etc. — Ex. : Je crois QUE Dre ksr Box.

. Les pronoms Personnels le, {a, les, sont toujours compléments directs du verbe qui suit, — Lx, : Quand la patrie est en danger, sachons 1.4 défendre.

VI..Les noms précédés de l’article partitif du, de l«, des, ou de la préposition partitive de, peuvent être Compléments directs, — Ex. : Réqulus souŸrit Dxs rorrurres affreuses. Le cheval rend à l'homme de précieux SERVICES.

b Ces mêmes noms pris dans un sens partitif peuvent être également sujets ou attrie uts. — Ex

: DES MONUMENT Mmagnifiques embellissent Paris. Bossuet et Fénelon sont DE grands ÉCRIVAINS,

VIE L'infinitif complément direct d’un verbe est souvent précédé des prépositions à où de. — Ex.: On «ime À Lire la Fonlaine. Dieu nous Prescrit BE PARDONNER à nos ennemis. |

VIII. Certains verbes forment avec l'infinitif qui les suit un sens en quelque sorte indivisible. On peut alors, dans l'analyse, réunir le verbe et Pinfinitif sous le nom de locution verbale, — Ex.: Les livres Qu'on vous À FAIT Lin sont instructifs. À fait lire, locution verbale, passé indéfini, 3e pers, du sing. — Un en- Jant borr Êrrx docile. Doit étre, locution verbale, prés. de l’indic., 3e pers, du sing,

2° Complément indirect. — (Voir n° 908.)

I. Les pronoms Jui, leur, sont toujours compléments indirects. — Ex.: L'ouvrier a droit à Son salaire, ne le Lur retenez pas. Si vos amis ont des défuuts. ne les LEUR cachez pas.

Les pronoms me, te, sé, NOUS, vous, se, sont compléments directs quand on peut les remplacer Par moi, loi, lui, nous, vous, u& ; ils sont compléments indirects quand ils sont ns pour &moë, à toi, à lui, à VOUS, à eux. — T'orgueilleux S'abuse, pour abuse lui. Le paresseux sw nuit, pour nuit à lui.

III. Certains verbes, tels que douter, prévenir, avertir, consentir; convenir, ete., ont souvent pour complément une proposition qui est un véritable complément indirect, bien que, par l'absence de tonte préposition, elle présente la forme d'un ‘comblément direct, — Ex. : Je conviens QUu& 3’a1 TORT. Je conviens de quoi? De ce que j'ai tort (de mon tort). —Je consens QU'IL VIENN&, Je consens à quoi? À ce qu'il vienne (à a venue).

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