L'ART DU PEINTRE, DÉCRIT PAR LE POÈTE
Admirable en effet, et qui tient du prodige!.... Oh ! oui, sans doute, Armand, quel charme, quel prestige
DÉriNITION*. 2o7
Avec un peu de toile, un pinceau, des couleurs, Tu peins l'azur du ciel, le bel émail des fleurs, Le cristal d'une eau pure, et la naissante aurore; Et ce jour qu'après lui le soleil laisse encore, Les rochers et les bois, les prés et leurs troupeaux ; Et ces ports animés par de nombreux vaisseaux. Ce mélange savant et de lumière et d'ombre Donne une clarté vive, une teinte plus sombre, Qui détache, prolonge, arrondit les objets; Et tour à tour, au gré de ses divers sujets, Respirant la terreur, la grâce, la noblesse, Le peintre toujours trompe, et nous ravit sans cesse. De son art enchanteur ô magique pouvoir ! — Sous son pinceau vivant... douce erreur! on croit voir Atalante qui court, Mercure qui s'envole: îl peint le mouvement, et.... presque la parole. Mais quoi ! ce ne sont là que de ses moindres traits: Des passions il sait rendre les grands effets; Et, plein de passion lui-même , il nous entraîne De la crainte à l'espoir, de l'amour à la haine, Du faîte de l'Olympe au séjour des remords : Il évoque l'absent . il ranime les morts : Et, des teins reculés nous retraçant l'histoire, Lui-même il éternise à son tour sa mémoire.
Collis-d'Hauleyille. Les Artistes.
Leçons de lit, fr. 17
Rien n'est beau que le vrai 5 le vrai seul est aimable Il doit régner partout, et même dans la fable.
Boiikau. Êp. 1JL.