Voir tome I, pages 201 et
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crédit à l'époque où parurent les Remarques, et ses contemporains ne savaient pas mieux que lui ce qu'il ignorait : aussi lui reprochent-ils : de trop accorder au goût des femmes en fait de langage; de multiplier les règles gênantes, de contredire parfois l'usage en prétendant lui soumettre tout; de manquer de respect envers d'excellents écrivains qui ont su le bon mage aussi bien que luimême; et nulle part on ne voit qu'on lui ait reproché son ignorance de Tancien français et des origines de la langue.
M. L'influence de Vaugelas fut grande et son crédit considérable. Pellisson écrivait dès 1652 : « Il n'y a presque personne qui ne trouve dans les Remarques quelque chose contre son sentiment ; cependant on connaît bien qu'elles s'établissent peu à peu dans les esprits et y acquièrent de jour en jour plus de crédit. » Saint-Évremond', qui s'était d'abord moqué de Vaugelas dans sa comédie des Académisles, le mit plus tard au rang des écrivains « qui ont mis notre langue dans sa perfection » . Racine, exilé à Uzès, lisait, relisait et annotait Vaugelas, pour ne pas oublier le français au sein de la barbarie; Boileau proclame Vaugelas « le plus sage de nos écrivains » ; Perrault* déclare que plusieurs gens de province savent les Remarques par cœur : « Us n'en parlent pas mieux pour cela », ajoute-t-il malicieusement. Mais l'anecdote montre au moins l'immense crédit du grammairien. Ménage"* et le Père Bouhours, qui, durant la seconde