CHAPITRE lY Dix-septième siècle. — Troisième période
Bossuet.
11. Bossuet* est le plus grand orateur, le plus grand écrivain, le génie le plus fécond qu'ait produit le XVII® siècle. Né à Dijon, d'une famille de robe, destiné de bonne heure à l'état ecclésiastique, après de solides études faites chez les Jésuites dans sa ville natale, puis au collège de Navarre, à Paris, il fut ordonné prêtre, et reçu docteur en théologie la même année, en 1652. Ensuite il passa cinq ans à Metz, dans une retraite studieuse, appliquant à l'étude approfondie de l'Écriture sainte et des Pères les efforts de la plus vaste intelligence, servie par une mémoire extraordinaire et une rare puissance de travail. Son talent pour la prédication parut dès l'adolescence. Il prêcha d'abord à Metz, puis à Paris, depuis 1657 jusqu'à 1670. Ses sermons, dont un grand nombre ont
\. Jacques-Bénigne Bossuet, né à Dijon (1627), mort à Paris (1704), prêtre en 1652, Semions de 1657 à 1669; évêque de Condom (1669). Oraison funèbre de la Heine tT Angleterre (1669), d* Henriette d'Angleterre (1670). Précepteur du Dauphin (1670). Discours sur V histoire universelle (1681). Évêque de Heaux (1682). Oraison funèbre de la reine Marie-Thérèse (1683), d'Anne de Gonzague (1685), de Michel Le Tellier (1686), du Prince de Condé (1687). Histoire des variations des Églises protestantes (1688). Maximes et réflexions sur la comédie (1694). Relation sur le quiétisme (1698).