‹ Leçons de littérature françaiseChapitre 67 sur 106 · DUCLOS · texte numérisé non relu

DUCLOS

qiie nul n'aurait pu écrire avant Montesquieu, Buffon et Jean-Jacques, et par lesquelles le xyiii® siècle ajoute sa part personnelle à nos richesses littéraires. Dans l'étude de rame humaine, dans l'analyse de nos passions, dans la peinture de nos mœurs, dans cette science et dans cet art de l'écrivain nlorahste où le siècle précédent avait été consommé, le xvni® siècle est naturellement demeuré bien inférieur. Vauvenargues n'atteint pas au génie de La Rochefoucauld. Après lui, Duclos n'effaça point La Bruyère.

Duclos*, après avoir écrit plusieurs romans assez fades et une Histoire de Louis XI très superficielle (d'Aguesseau en la lisant disait : « L'auteur sait tout cela de la veille au soir »), s'avisa de vouloir devenir le peintre de son temps et publia, en 1751, les Considérations sur les mœurs de ce siècle^ ouvrage amusant, brillant de traits, plein d'esprit, qui fonda sa réputation et qui a suffi à sauver son nom de l'oubli. Ce livre, divisé en seize diapitres comme les Caractères, n'a pas la profondeur du grand moraliste que Duclos voulait imiter ; mais les mœurs du temps, la physionomie, l'allure, et pour ainsi dire l'extérieur des hommes du jour, y sont saisis et dépeints avec beaucoup d'agrément et de vivacité. Reçu dès 1747 à l'Académie française, Duclos en devint le secrétaire perpétuel en 1755, et en cette qualité prit une part importante à la quatrième édition du Dictionnaire de l'Académie y donnée en 1762. Il appartenait aussi depuis 1739 à l'Académie des inscriptions, à laquelle il fournit plusieurs mémoires d'érudition. Après sa mort on publia ses Mémoires secrets sur le règne de Louis XIV, la régence et le règne de Louis AT ; ils furent lus avec avidité; mais depuis lors la publication des Mémoires de Samt- Simon,

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