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LITTKRATORE FRANÇAISE. U. 16

être comparé à Tensemble imposant de nos chefs-d'œuvre dramatiques : mais si Ton s'en tient exclusivement à des copies toujours paies des mêmes chefs-d'œuvre, on finira par ne plus voir au théâtre que des marionnettes héroïques, sacrifiant Tamour au devoir, préférant la mort à l'esclavage, inspirées par l'antithèse dans leurs actions comme dans leurs paroles, » mais n'ayant plus qu'un faible rapport avec l'homme véritable, a Rien dans la vie ne doit être stationnaire ; et l'art est pétrifié quand il ne change plus. »

Ces lignes remarquables sont comme la préface de l'œuvre romantique. L'auteur mourut en 1817, trop tôt pour voir naître et grandir la nouvelle école poétique.

La Restauration, en faisant succéder la paix à laguerre et un gouvernement de discussion publique au despotisme impérial, donna un immense essor aux esprits et ramena la nation au culte des lettres, de l'éloquence, de la poésie, de l'histoire. Jamais heure plus favorable ne s'était offerte à des écrivains novateurs. Ils parurent en foule, dans presque tous les genres ; et d'abord les poètes.

IM. Le premier qui fit entendre à la France des accents tout nouveaux fut Lamartine*. Né à Mâcon en 1790, il avait vingt-neuf ans quand parurent ses premières Méditations. 11 n'est pas sûr que ce premier chant ne soit pas resté le plus beau de ses chants. Sans doute il y a dans les Harmonies, dans Jocelyn, une force, une abondance d'inspiration qu'on ne trouve pas dans les Méditations, Le souffle y est plus court, mais si pur! Nulle trace des

1. Alphonse de Lamartine {il90-iS69).MMtations poétiques (1820). Nouvelles méditations (1823^ Harmonies poétiques et religieuses (1829). Voyage en Orient (1835). Jocelyn (1836). La Chute d'un Ange (1838). Becueillements poétiques (1839). Histoire des Girondins (1847). Graziella (1852). Confidgmes, NmvMf» Confidmpeu, «te

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