‹ Leçons de logique [microforme] (volume 2)Chapitre 30 sur 51 · LOGIQUE APPLIQUÉE · texte numérisé non relu

LOGIQUE APPLIQUÉE

ou

240. Définition de la critique. — La critique est cette partie de la logiqie qui étudie les opérations de

l'esprit humain en selation avec leur objet, c'est-à-dire, la vérité.

241. Différents noms donnés à la critique. — Cette partie de la logique s'appelle Logique appliquée, Logique matérielle, Critériologie, Méthodologie. — Logique appliquée, parce qu'elle fait l’application des règles discutées dans la première partie ; Logique maté- 7. parce qu'elle s'occupe de l'objet, de la matie-e des opérations intenectuelles ; Critériologie, parce qu’elle étudie les critères, c'està-dire, les différents moyens qu’a l'intelligence pour discerner la vérité de ia fausseté et ainsi arriver à la connaissance certaine de son objet, c'est-à-dire, de la vérité ; Méthodologie, parce qu'elle donne les lois particulières, les différentes méthodes capables de nous faire atteindre avec certitude à la connaissance de Ja vérité, c'est-à-dire, à la science.

242. Importance de la critique. — De par le monde de l’idée, il court tant d'erreurs, tart de s0phismes ; ici et là, au sujet du même problème, surgissent, s’entre-choquent des opinions bien étranges et bien contradictoires, Parfois on est porté à se deman-

der si, réellement, sur cette terre, il existe quelque chose de certain, s'il y a quelques propositions auxquelles les intelligences, où qu'elles soient, adhèrent unanimement sans crainte d'errer. À ces questions angoissantes la critique répond affirmativement : et, comme nous le verrons, elle appuie son dire sur des raisons, sur des motifs indéniables. Une science qui arrive à ce consolant résultat est, sans conteste, d'une extrême importance.

243. Divisions de la critique. -— Nous diviserons la critique en trois chapitres : Le problème (ch. D) : Les solutions de ce problème (ch. ID) ; Les conséquences de ces solutions (ch. III). En effet, en critique, nous étudions les opérations de l'esprit en relation avec leur objet (le problème) pour voir si elles atteignent certainement cet objet (solutions du problème) : et nous arrivons à cette conclusion (conséquence du problème)

que l'intelligence peut avoir la science des choses.

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