‹ Leçons de logique [microforme]Chapitre 4 sur 49 · E LA PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

E LA PHILOSOPHIE

ce et la volonté sont

pécial (objet formel) de leurs recherches qui distingue ces deux sciences.

D Sur les indi-

ofitable. Or tel est le rôl prit humain les règles » nOn seulement elle lui a vérité, mais, de plus, «0ÿens capables de lui faire 1 rencontrera sur la route.

à la Philosophie, l’intelli.

€ connaissances.

? Aussi bien la r

INTRODU CTION

des causes premières est encore pour elle une excellente gymnastique qui lui fait contracter peu à peu l’habitude de la réflexion. Quant à la volonté, elle subit la direction de l'intelligence. Nous voulons bien ou mal suivant que nos idées sont bonnes ou mauvaises. C’est la philosophie qui fournit à l’intelligence les saines notions que l’homme fait passer dans ses actes. — * Sur la société. En exerçant sa salutaire influence sur les individus, la philosophie ne peut manquer d’atteindre la société, parce que celle-ci est un fout dont les individus sont les parties. — Au surplus, telle vie telles mœurs" Cet adage est encore plus vrai pour la société que pour les individus. Certes, en elles-mêmes, dans leur forme abstraite, les idées ne sont guère contagieuses, mais elles se concrétisent dans le journal, dans le livre, et ainsi pénètre: dans les foules qui — l'expérience le prouve — vont toujours au bout de leurs principes. Comme l'écrit Lamennais dans son Essai sur l’indifférence, « tout sort des doctrines : les mœurs, la littérature, les constitutions, les lois, la félicité des États et leurs désastres, la civilisation, la barbarie et ces crises effrayantes qui emportent les peuples ou les renouvellent.» C’est pourquoi, si l’on veut comprendre l'histoire d’un peuple, que l’on examine bien sa philosophie.

B. AVANTAGES DE LA PHILOSOPHIE. — Ÿ Pour les sciences. Ces avantages sont généraux et spéciaux selon qu’ils sont propres à foutes les sciences ou à chacune d'elles. y) Avantages généraux. Les sciences supposent certains principes premiers, certaines notions fondamentales qui sont comme leurs bases. Ces principes, ces notions, c’est la philosophie qui les fournit. Tels sont les principes d'identité : ce qui est, est ; le principe de contradiction : une chose ne peut pas être et n’être

Pas en même temps ; le principe de causalité : tout effet G une cause, z) Avantages spéciquz. Les thématiques, les sciences physiques, relles, les sciences morales et sociales sont aussi tributaires de la philosophie, Celle-ci en effet dic au mathématicien ce qu'est l'étendue, elle enseigne au physicien les notions de substance, de cause et de loi ; au géologue et la définition de la vie, du gen elle initie le moraliste bien, de devoir, de liberté et d'autorité,

Qui contestera les services précieux que la philosophie rend au médecin, à l’orateur, à l’écrivain et à l’homme d'état? A cause de l’union intime qui existe entre le Corps et l'âme, la psychologie vient au secours de la science médicale. Et le médecin, Pour réussir dans

ses traitements, devra être au courant de l'influence du moral sur 1 i

sciences ma-

ur la philo petite chose » ; et Leibniz formait des (les médecins philosophassent ou que médicinassent. y

vœux pour que les philosophes

Pour convaincre, plaire et Persuader, l’orateur doit connaître les lois du raisonnement : (logique) et le mécanisme des passions (psychologie). Quant à l’écrivain, avant que d'écrire, il doit apprendre à penser. Or l’art de penser, c’est la logique qui l'enseigne. Et la morale montrera à l’homme d’État, au politique, la science si difficile du gouvernement. 1 »

@) Cfr, Lahr — Philosophie, T, I, pp. 8, 9, 10.

les sciences natu- .

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