‹ Lec̜ons de mécanique analytiqueChapitre 27 sur 144 · XXII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXII PRÉFACE

Puis(|ue je suis en train de rétablir les principes, je veux répondre à cette autre question : Empruntons -nous à Texpérience le théorème du parallélogramme des forces, ou bien est-il une vérité nécessaire, à la démonstration de laquelle la raison et le raisonnement suflBsent pleinement? Beaucoup de géomètres, et parmi eux M. de Saint- Venant, affirment que la résultante de deux forces et de deux vitesses n^est pas essentiellement représentée par la diagonale du parallélogramme construit sur les deux forces ou les deux vitesses données. Ils accordent qu^il en est ainsi dans Tordre de choses établi, mais qu^il pourrait en être tout autrement dans un ordre de choses différent, et que par conséquent le parallélogramme des forces doit être accepté comme une donnée d^expérience. Je suis d'une opinion diamétralement opposée^ dans ma conviction intime, et dans la réalité des choses, le parallélogramme des forces est une vérité d'ordre à la fois géométrique et métaphysique. Deux forces de même nature, ramenées a l'idée première de traction et d'impulsion, agissant dans deux directions formant un angle et représentées par deux longueurs, sont nécessairement, essentiellement éf{uivalentes à une force unique représentée en grandeur et en direction par la diagonale du parallélogramme construit sur les longueurs qui représentent les forces. La raison eu est : i^ que chacune des forces, même sous l'influence antagoniste de l'autre, doit produire dans sa direction tout l'effet dont elle est capable; a^ que les trois forces, les deux composantes et les résultantes, par la nature même des choses, tendent à produire et doivent produire un effet proportionnel à leur intensité; or les deux composantes ne produiront leur maximum d*effet, et les trois forces, composantes et résultantes, n'agiront proportionnellement à leur intensité, qu'autant que le mobile n'aura aucune tendance à quitter la diago-

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