‹ Leçons de mécanique céleste (volume 4)Chapitre 79 sur 85 · Le numéro précédent nous apprend que les variations · texte numérisé non relu

Le numéro précédent nous apprend que les variations

ACCÉLÉRATIONS SÉCULAIRES. l33

séculaires des B,

SB, ÔB,, SB2,

sont nulles. C'est sur cette circonstance qvie s'appuie Brown pour déterminer les accélérations séculaires

ov, 6vi, 8v2

des divers moyens mouvements. Pour cela rappelons la formule du

dH = B rfv + Bi dn-+- B, ch>%-

Si nous regardons les B, H, v, et Vo comme des fonctions de

de E, et de Eo, il viendra

av d'i d'j

^''^ 'dË,= ^'dË.^^'dtr

dli dvi r/v-i

dEi^ ' ^ "^ ^ ^ ■

Si nous négligeons E^ et Ei; et par conséquent B, et Bo qui sont respectivement divisibles par E^î et Ei;, il restera

dW

et par conséquent

Les B, H et les V sont fonctions non seulement des trois constantes

lunaires v, E, et E2, mais encore de deux des constantes solaires,

à savoir le demi-grand axe a' et l'excentricité E3. En vertu du

théorème d'Adams, H ne contient pas de termes en Ej' et Ei;, de

sorte qu'en négligeant les puissances supérieures de ces quantités

on aura

^H f/H f/^H dn\

^Ei "" ^ "~ f/v f/Ei " d) f/Ea "~ °'

et qu'il reste

l34 CHAPITRE XXXI.

Comme ^K^ est connu par la théorie des planètes, cette équation donnera Sv. JNous trouverons ensuite

(4) 8v,= -^ ov + -yî=r- 0II3.

Nous devons remarquer, en effet, qu'à ce degré d'approximation

on a

El SEi = E2oE2 = o,

et, comme B, étant divisible parE, nous pouvons écrire B, = C,EJ, il vient

(5) 8Bi=Ef 5G,+ Giô(Ef) = o,

d'où, puisque nous négligeons E^,

ô(Ef) = o,

et de même o(Ei;) = o.

Les équations (3) et (4) déterminent les accélérations séculaires 6v, Sv,, ÛV2. Mais pour cela il faut se servir des expressions de Vi et de Vo en fonctions de v et de E^, ou, ce qui revient au même, de celles de c et de g en fonctions de m et de Eij. 11 faut, d'autre part, connaître l'expression de H en fonction de v et de E3.

11 nous suffit de rappeler qu'en vertu du théorème d'Adams, quand on néglige la parallaxe, H n'est autre chose, à un facteur constant près, que le terme constant du développement trigonométrique de -•

387. Avant de pousser plus loin l'approximation en tenant compte de E^ et E^, commençons par remarquer que nous avons

(6) — - = -p^ ov -h -p-— - 0E3,

d'où il résulte que les équations (3), (4) et (6) nous donnent en première approximation

V, ov,. ,— •

Cela va nous permettre de passer à la deuxième approximation.

ACCÉLÉRATIONS SÉCULAIRES. l35

Reprenons les notations du n° 371 et écrivons

H = Ho-+-a E[+2èEfE|-i-cE|= H0+H4, vi=X, +,xiEfH-[jt', El, V2= \-2 + [i-aEf-f- [j.'2 E|,

Dans la première approximation, nous avons réduit H, Vi et V2 à leurs premiers termes, Ho, X, et "ko-

Passons à la deuxième approximation. Comme S(E^') et ^(E^) sont de l'ordre de E^ et E^, nous voyons que

qui sont des polynômes du deuxième degré en E^, E^, 8(E^), S(E^), sont de Tordre de EJ ou El et par suite négligeables, de sorte qu'on a

dH ,rfHo ^2 Ho, ^2 Ho

Page 1