‹ Leçons de mécanique céleste professées à la SorbonneChapitre 3 sur 77 · Équations canoniques. — Soient · texte numérisé non relu

Équations canoniques. — Soient

ce \-^ ^2i • • «î ce fi^

yu y-i, •••, ^n

2 Al variables réparties en deux séries, et soit F une fonction quelconque de ces iii variables. Envisageons les équations diilérentielles

dxi d^ dyi dF

^'^ 'dJ " dyi' dt ~ dxi'

Les équations différentielles de cette forme s'appelleront équations canoniques.

Si l'on avait intégré complètement ces équations, on aurait exprimé les inconnues x Qly en fonction du temps t et de in con- P. — I. I

stantes d'intégrations

ai, a2, ao,

Remarquons en passant que le déterminant fonctionnel des x et des y par rapport aux constantes a ne peut être identiquement nul. S'il Tétait, en efiet, il v aurait entre les :r, lesr et les t une relation indépendante des a ; on ne pourrait donc attribuer aux x et auxjK de valeurs initiales quelconques pour t = Iq.

Il est aisé de voir, en outre, qu'on aura, en vertu des équations (i),

d¥__ ^ I d¥dxi dF djj 'dt ~ ZdX dxi dt dfi dt d'où

F = const.,

ce qui nous donne une intégrale des équations (i).

Cette intégrale peut s'appeler intégrale des forces vives ; car, dans le cas des équations de la Dynamique, elle n'est pas autre chose, comme nous le verrons, que l'équation de la conservation de l'énergie.

2. Les équations canoniques (i) peuvent se mettre sous une forme différente, mais équivalente :

Supposons que tout ait été exprimé en fonction de t et des constantes a; on aura identiquement :

d ^ dy d \^ dv '^ dx dy -^ dy dx

■ Tt 2d^ dx^.~ ITT^. Zà^'di ~ 2^~dt d^,~ 2à'di dxk'

oL/i étant l'une quelconque des constantes d'intégration. On aura d'ailleurs

dF \^ dF dy ^ dF dx

^ ' d(X;, ^dy dtXL. Zd

do./; Ad dy da./, Md dx d%k

En vertu des équations (i) le second membre de (2) est égal à celui de (3) ; on aura donc

^^' dl Zà"" dxk 'dû^Zd' dt

d v^ dv d v^ dv dF

On aura in équations de cette forme puisque l'indice k peut prendre les valeurs 1, 2, ..., in.

Réciproquement, si l'équation (4) ^ lieu, le second membre

de (2) est égal à celui de (3), ce qui peut s'écrire

•^ / dx dF\ dy V* / ZàXli ~ 'dV) d^- ~ 2à[

dv dF\ dx

dt dx j d%!;

Ces 2 n équations sont linéaires par rapport aux in inconnues

(j^dF /dy dF\

lu ~ liy' ~ \dt '^ Ihc)'

le déterminant de ces|2// équations linéaires qui n'est autre chose que le déterminant fonctionnel des x et des y par rapport aux a ne peut être identiquement nul. Donc les 2n inconnues doivent être nulles, ce qui veut dire que les équations (i) sont satisfaites.

Ainsi les équations (1) peuvent se déduire des équations (4), de même que les jéquations (4) des équations (i); les deux systèmes d'équations sont donc équivalents.

Page 1