Au lieu de projeter le mobile sur une droite, on
peut le projeter sur un plan GH (fig. 8.) Si l'on mène par
le poijâtM une parallèle à une droite donnée, le point P où
Fig. 8. cette parallèle perce le plan est
la projection du point M sut le
plan* Il est clair d'abord que,
si le mouvement du point M est
rectiligne et uniforme, celui
du point P sera aussirrectiligne
et uniforme, et que la vitesse
du point P sera la projection
de celle du point M.
Si le point M décrit une trajectoire quelconque CD dani^
Fespacci, le point P décrira dans le plan de projection une
ligne courbe EF. Le déplacement MM' du premier mobile
pendant le temps Ai a pour projection le déplacement PP'
du second mobile pendant le même temps; représentons
par MA, la vitesse moyenne -r— du premier mobile et
projetons cette droite en PBi; à cause des parallèles^ on a
d'où
Ainsi la droite PB,, projection de MA,, est la vitesse moyenne du second mobile. Quand l'intervalle de tempâ At tend vers zéro, les vitesses moyennes MA^, PB, ont pour limites les vitesses MA, PB des deux mobiles au temps t. On en conclut que la vitesse du mobile projection est, à chaque instant, la projection de la vitesse du mobile proposé.