‹ Leçons de mécanique conformes aux programmes officielsChapitre 75 sur 117 · LIVRE IV. DES MACHINES · texte numérisé non relu

LIVRE IV. DES MACHINES

du travail en puissance vive et la transformation de la puissance vive en travail, nous dirons quelques mots d'un appareil nommé volant^ dont sont munies presque toutes les machines de quelque importance, et qui est destiné à régulariser le mouvement. Le volant est un anneau defonte d'un grandrayon, auquellamachine commmkique un mouvement de rotation et qui lest placé aussi près que possible du point d'applicationdelarési$tance. Appelons M la masse du volant que nous réduirons par la pensée à une circonférence de rayon R ; son moment d'inertie (n® 220) sera

MR* et sa puissance vive ^ . Le moment d'inertie

étant très-grand, une petite variation dans la vitesse angulaire de rotation entraîne une grande variation dans la puissance vive du volant. Supposons qu'à un certain moment le travail moteur soit plus grand que le travail résistant, l'excédant s'emmagasinera dans le volant sous forme de puissance vive, et il n'en résultera pas une grande augmentation de vitesse. Si plus tard le travail moteur est moindre que le travail résistant, une partie de la puissance vive emmagasinée dans le volant se transformera en travail, et viendra en aide au travail moteur insuffisant ; il en résultera une petite diminution de vitesse. On voit par là que le volant remplit un rôle très^utile; il régularise le mouvement de la machine et empêche les trop grandes variations de vitesse ; en même temps, il reçoit l'excédant du travail moteur quand il y en a, et le tient en réserve pour le rendre quand il en est besoin.

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