‹ Leçons de mécanique conformes aux programmes officielsChapitre 138 sur 195 · DU LEVIER · texte numérisé non relu

DU LEVIER

de gravité G du fléau est situé au-dessous du point d’appui 0. S’il était placé au-dessus, les deux forces P — Q et p tendraient à faire tourner le fléau autour du point 0 dans le même sens, et, si petite que soit la différence des poids, le fléau s’éloignerait de plus en plus de la position horizontale et chavirerait complètement ; on dit que la balance serait folle. Il en serait de même, si le centre de gravité coïncidait avec le point 0.

254. Nous avons supposé jusqu’à présent les trois points A, 0, B en ligne droite. Voyons ce qui arriverait si ces trois points n’étaient pa? en ligne droite (fiy. 178). Supposons que la droite AB, dans ^

la position horizontale, passe au-dessous du point d'appui, à une distance 01, que nous dé- B signerons par 6, les deux bras du levier IA et IB étant toujours égaux entre eux. La position horizontale est encore une position d’équilibre, quand les deux forces P et Q sont égaies. Si la force P est plus grande que la force Q, la balance s’inclinera du côté de la plus grande force, et arrivera à une position d’équilibre oblique A'B' ; mais la sensibilité de la balance sera altérée. En effet, décomposons comme précédemment la force P en deux, l’une Q, l’autre P — Q; les deux forces Q ont leur résultante 2Q appliquée au point I', milieu de A'B'; cette résultante, dont le moment est 2Qôsin0, agit dans le même sens que la force p appliquée en G'. Cherchons le moment de la force P — Q appliquée en A' : son bras de levier est la projection de la droite OA' sur l’horizontale, ou la projection de la ligne brisée OI'A', c’est-à-dire— ôsin 0-t-/cosô; le

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