‹ Lec̜ons de mécanique physiqueChapitre 18 sur 56 · L\ CHUTE DV CHAT · texte numérisé non relu

L\ CHUTE DV CHAT

disposé à croire que les expériences de M. Marey allaienl donner un démenli aux lois de la mécanique, et ce philosophe avec humeur affirmait : « Comme si les lois de la mécanique pouvaient être valables pour les êtres vivants! Est-ce ÇUK Je ne puis pas produire de la force à volonté? » L'objection ne porte aucune alleiule au principe des aires, mais bien qu'impuissante à cet égard, elle se rapporte à des préoccupations très légitimes.

Qu'il s'agisse de la chute du chat ou des manœuvres exécutées sur la roue de M. Appeli, nous avons admis que les efforts provoqués par l'être vivant ne peuvent constituer que des forces mutuelles, soit entre les diverses parties de l'animal, soil entre quelques-unes de ces parties et les appuis. Rappelons la signitication d3'namiquc de cette manière de parler.

Quand une force F (dont un lil tendu est pour nous l'image) agit sur un point matériel de masse m qui aurait pour accclcraliou naturelle dîins un certain milieu, Jj, ce point va éprouver une variation brusque d'accélération, et si 7. est l'accélération du point, on a, nous l'avons vu,

le temps étant mesuré à l'horloge absolue.

Considérons un système de poinlsM^de masse mi, nous supposerons que ce système soit soumis à des actions mutuelles analogues aux tensions de fils ou de barres de masses négligeables, de manière qu'une masse m^ recevra des autres masses mj uue action dont les composantes seront

LES FONDATKURS. 125

Soit .1; l'accélération nalurelle et j, l'accélération réelle, on aura

d'OLl

Si on pose alors mii — '!>/ = force exlérienre, En raisonnant comme plus haut on verra que l'on aura comme conséc|nence de l'équalioQ vectorielle (R) le théorème des moments exprimé par les équations :

j s,- m; y Xi -4y — i/i ~J -z moments des forces '!',■ ,

par rapport à l'axe de s et deux autres équations de même forme. Les forces P;t ont disparu.

Si le système S des masses M; est associé à un système à liaisons S^ en certains points duquel les systèmes S et le système Sj éprouvent des actions mutuelles, il peut arriver que certaines de ces actions mutuelles ne soient pas localisées en des masses définies des systèmes S et So, tel est le cas des réactions de deux solides en contact; mais cette circonstance n'empêche pas le principe des aires de s'appliquer, comme on le voit en appliquant le principe de d'Alembert au solide qui est en contact avec certaines parties de l'animal.

Parmi les conditions qui expriment l'équilibre du solide regardé comme libre, puisqu'on tient compte des réactions, se trouve le théorème des moments; on trouve ainsi en prenant les moments par rapport à un axe arbitraire oz une équation analogue à l'équation des moments dont le premier membre se rapporte au corps solide, en contact avec

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