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Cas de nullité du mariage.
Parmi les articles du Gode civil relatifs aux demandes en nullité de mariage, le suivant est le seul qui intéresse le médecin :
« Le mariage quia été contïa.cté saris le consentement lihve des deux epoux, ou de Fun d’eux, ne peut être attaqué que par 1 époux , ou par celui des deux dont le consentement n’a pas été libre. Lorsqu’il y a eu erreur dans la personne , le mariage ne peut être attaqué que par celui des deux époux quf a été induit en erreur. » ( Liv. art. i8o.)
Ainsi l’homme de l’art peut être appelé pour décider, i®si le consentement donné parlescontractans est valable, vu qu’ils pouvaient se trouver dans un état de démence; {^Voyez Maladies simulées.) 2° s’il y a erreur dans la personne , c’est-à-dire si l’un des époux est impuissant ou s’il appartient à un sexe contraire à celui dont il avait cru faire partie. D’où l’on voit que nous sommes naturellement conduits à faire l’histoire de V impuissance et de certains vices de cor^ormation des organes génitaux qui donnent a un individu l’appa~ rence d’un sexe dont il ne fait point partie. Toutefois avant d’entamer ce sujet, faisons remarquer que si le Code civil n’autorise pas expressément les demandes en nullité de mariage pour cause d’impuissance , les jurisconsultes lus plus célèbres pensent avec raison que le mariage annulé de plein droit, dès qu’une cause physique s’oppose à la propagation de l’espèce ; or, les principales de ces causes sont l’impuissance et certains vices de conformation des parties sexuelles. Le fait suivant vient à l’appui de ce que nous avançons.
. Une femme est accusée d’impuissance , quoique ayant cohabité pendant neuf mois avec son mari ; le tribunal de première instance déclare le demandeur non-recevable par divers motifs. La cour d’appel séant à Trêves est saisie de l’affaire, et rend l’arrêt suivant : Attendu, i® que les causes physiques et le défaut de conformation qui s’opposent au but naturel et légal du mariage Sont dés empêchemens qui l’annulent de plein droit; a® que les nullités dont il est mention dans le Code Napoléon n’ont évidemment rapport qu’aux cas prévus p^ le même Code , et qu’ainsi la fin de non recevoir opposée par l’intimée, n’est, dans l’espèce, d’aucune considération : par ces motifs , le procureur-général impérial en-
tendu : la cour, saris s’arrêter à la fin de non recevoir opposée par rintimée, et avant faire droit au principal , tous moyens des parties demeurant saufs et réservés , ordonne que , par des gens de l’art , dont les parties conviendront dans le dé- ^i de trois jours, ou, qui faute de ce, seront nommés d’office , l’intimée sera vue et visitée , à l’effet de constater si son état physique et sa conformation s’opposent au but naturel et légal du mariagn; et, dans le cas où il existerait un obstacle à cet effet, s’il existait déjà avant le mariage, ou s’il est survenu depuis , et s’il est possible d’y remédier , pour ce fait, etc. du 27 janvier 1808. (Recueil général des lois et des arrêts, par J.-B, tom. 8, pag. 216. )
De l’impuissance.
La fécondation ne saurait avoir liéu sans coït : celui-ci peut etre fécond ou stérile j donc la stérilité peut atteindre des personnes en état d’exercer cet acte. Ôr, coninie nous croyons devoir définir ^impuissance y Y impossibilité physique d’ exercer le coït y il est évident que 1 inipuissance diffère de la stérilité. Ainsi nous rejetterons toute idée d impuissance dès que le coït pourra s exercer,, et nous rapporterons à la stérilité autres causes qui s’opposent à la fécondation.
Les causes de 1 impuissance ont été distinguées en physiques et rnorales. Les premières sont, pour ce qui concerne 1 homme, apparentes et non apparentes y dis quelles sont toujours apparentes chez la femme. Nous allons les examiner tour à tour dans les deux sexes.
Des causes apparentes d’impuissance chez le sexe masculin.
Ces causes entraînent nécessairement l’impuissance :
elles consistent dans l’absence de la verge ou des testicules et dans l’imperfection du menubre viril avec exstrophie de la vessie : les auteurs en ont indiqué d autres , que nous ferons connaître plus bas ; mais nous verrons qu’elles ne déterminent le plus souvent qu une impuissance relative ou momentanée.
Absence de la verge. L’absence de la verge entraîne nécessairement l’impuissance ; toutefois , comme la fécondation peut avoir lieu dès que le sperme est déposé à 1 entrée des parties sexuelles féminines, et que le membre viril est assez long pour exciter chez la femme le degré d’éréthisme convenable, on aurait tort d’accuser d impuissance un individu bien conformé d’ailleurs, dont la verge consisterait en une saillie des corps caverneux, perforée, et pouvant être introduite dans les parties génitales les plus extérieures. Les auteurs s’accordent à dire que l’impuissance virile ne pourrait être admise, dans des cas de ce genre, que lorsqu’il y aurait une imputation de viol : l’erreur est manifeste, car l’individu que Ion accuse de défloration violente peut bien être, incapable de la produire , sans qu 41 doive être
déclaré impuissant. ( VIOL. )
Absence des testicules. Lés testicules étant les organes sécréteurs du sperme, et le coït ne pouvant s’exercer complètement sans cette liqueur, il est évident que 1 absence dés testicules entraîne nécessairement l’impuissance, quoique dans certains cas la verge soit susceptible d érection, et qu’il puisse y avoir un simulacre de coït. Mais il ne suffit pas , pour déclarer l’absénc.e des testicules, dé ne point les trouver dans le scrotum , car on sait que chez crjpsorchides ils restent cachés
pendant toute la vie derrière l’anneau inguinal , et que chez d’autres individus ils n’arrivent dans le scrotum qu’à un certain âge. Le défaut de testicules, loin d’être congénital , peut être encore le résultat de leur ablation, et il importe, pour la médecine légale, de savoir à quelle époque cette extirpation a eu lieu. Ces considérations nous engagent -à faire l’exposition des caractères pouvant servir à reconnaître, 1° s’il y a absence absolue et congénitale des testicules ; 2° si ces organes sont restés derrière l’anneau inguinal; 3° s’ils ont été extirpés.
A. Caractères d’un individu chez lequel il y a atrophie ou absence absolue et congénitale des testicules. En vénérai les organes génitaux sont peu développés ; le pubis est tapissé par une grande quantité de graisse; les individus sont faibles de corps et d’esprit, et n’éprouvent jamais de désirs vénériens; la peau est beaucoup plus molle et plus fine qu’elle n’est ordinairement chez les autres hommes; les formes féminines prédominent; il n’y a point de barbe, la voix est grêle, les mamelles volumineuses, les mains courtes et potelées, les cuisses et les jambes semblables à celles des femmes; on ne remarque aucune trace de cicatrice au scrotum; quelquefois même cette enveloppe est lisse, sans raphé ni rainure dans la partie moyenne.
B. Caractères des crypsorchides (i), c’est-à-dire des individus dont les testicules n’ont point franchi l’an.-
(i) Crypsorchide dérive de je cache, et de
sticule. „ , , . . ’
neàu inguinal. Le développement des organes génitaux est au moins aussi parfait que chez les individus dont les testicules sont dans le scrotum; les formes de la virilité sont en général très-prononcéeS : nous disons en général, car on a vu chez un petit nombre de crypsorchides quelques-uns des caractères appartenant au sexe féminin ; toutefois l’ensemble de ces caractères n’a jamais été aussi complet et aussi tranché que chez les personnes privées de testicules. Le scrotum ne présente aucune trace de cicatrice ni de mutilation.
C. Caractères d’un individu dont les testicules ont été extirpés. Que la perte des testicules soit le résultat de la vengeance, de la jalouse, du fanatisme, de l’ignorance, de la cupidité, ou de quelque maladie, elle détermine des changemens considérables si l’individu nest pas ^encore pubère. Le scrotum se contracte et se réduit à un petit volume; la verge conserve à peu près les dimensions, quelle avait à l’époque de la mutilation. Les castrats sont impropres à la fécondation, mais ils peuvent exercer un simulacre de coït et excréter une certaine quantité de l’humeur de la prostate. Le squelette est totalement altéré dans sa configuration, et se rapproche de celui de la femme , ainsi que toute la conformation extérieure du corps. La peau est lisse et douce. Le volume du ventre et des jambes est beaucoup.plus considérable que chez les autres hommes. Les ganglions et les vaisseaux lymphatiques tendent à s’engorger. Les capsules des articulations s’abreuvent aisément de synovie. Le menton ne se couvre point de barbe. Le volume du larynx est diminué ; la glotte n’a
qu’une très-petite circonférence ; les cartilages laryngiens ont peu de développement ; la voix conserve le même timbre aigu que dans l’adolescence ; elle acquiert seulement un peu plus de force à mesure que la poitrine s agrandit. Les facultés intellectuelles sont peu développées; doués à peine d’intelligence, les castrats sont en général apathiques, moroses, insensibles, pusillanimes et incapables, à peu d’exceptions près, de grandes actions. En examinant attentivement le scro-. tum , on découvre des traces de cicatrice. Si l’ablation des testicules n’a eu lieu que dans Xâge~viril-i la verge peut encore entrer en érection , et le coït est possible : l’habitude virile ne subit aucun changement, en exceptant toutefois ce qui est du ressort des fonctidns sexuelles; aussi la barbe se conserve-t-elle, mais elle devient moins longue et moins épaisse. Le caractère moral change, et il n’est pas rare de voir les êtres ainsi mutilés tomber dans une noire mélancolie, et finir par se suicider. On découvre aisément des traces de cicatrice au scrotum.
Un individu châtré après l’époque de la puberté est-il encore capable d’engendrer quelques jours après l’opération.? Cette question agitée, il y a quelques années, en Allemagne, a été qualifiée a tort d’oiseuse dans un ouvrage anonyme : nous croyons quelle peut se reproduire et quelle mérite de fixer notre attention. M. Marc pense que l’individu doit être considéré comme impuisant. « Le temps qu’exige la guérison d’une blessure aussi grave semble être plus que suffisant pour reporter dans le torrent de la circulation la liqueur prolifique, qui alors ne peut plus
être remplaçée ; et, en supposant mêrpe que l’individu, fût capable d’engepdrer quelque temps après raccident, cette faculté devrait, après deux ou trois émissions séminales, nécessairement se perdre pour toujours; elle ne pourrait donc être considérée juridiquement que covaxae 'temporaire. » {^ Articles Castration et /mdu Dictionnaire des Sciences niédicales, ) Il faut l’avouer, nous manquons des faits nécessaire^ pour établir à cet égard quelque cbose de positif; toutefois nous né voyons aucun inconyénient à ad^ nieltve\2Lpuissan.ce temporaire dans le petit nombre de cas seulement oxx les testicules extirpés étaient sains ; car il est évident que si l’ablation a ét^ nécessitée par un état tuberculeux ou .squirrheux de ces or-‘ ganes , comme ' il arrive le plus souvent, la sécrétion du sperme était viciée ou ne se faisait plus depuis long-temps : cette distinction nous paraît éssentielle. 1
Imperfection de la verge exstrophie extro¬
version de la vessie. Ce vice de conformation consiste en une tumeur rouge , molle , située à la région pubienne, d’un volume variable, ordinairement de la^ grosseur d’une mûre ou d’une cerise à la naissance;^ offrant sous la forme de deux petites ouvertures les ' extrérnités des uretères , par où l’urine suinte continuellement : cette tumeur est inégale, bosselée, et semhlabîe à une framboise, lorsqu’elle est petite ; elle ^ est lisse et comme bilobéë si son yolunie est pius chn- ’ sidérable ; elle diminue par une douce compression V'* semble rentrer dans l’abdomen et disparaîtré, au point'] de ne laisser au dehors qu'une ouverture arrondie, tiôht
les bords sont formés par la peau qui y est adhérente, et qui est placée au bas de l’abdomen entre les muscles droits (sterno-pubiens) ; elle reparaît aussitôt que lacompression cesse, et son volume augmente dans tous les cas de contraction forte du diaphragme , comme dans la toux, l’éternument , les cris, etc. Un examen plus approfondi fait voir que la vessie est à nu , que sa partie antérieure est ouverte et .détruite, tandis que la postérieure est renversée au point de présenter au dehors sa face interné recouverte par la membrane muqueuse : il résulte de ce renversement que les intestins peuvent s’engager dans la poche formée par la partie postérieure de la vessie : cette sorte d.e sac herniaire s’échappe de l’abdomen à travers un écartement accidentel des muscles droits (sterno-pubiens). L’orifice urétral de la vessie est oblitéré, les pubis sont disjoints et plus ou moins écartés Tun de l’autre, l’ombilic est placé assez bas pour que dans certaines circonstances il soit caché par la tumeur , ce qui a pu donner lieu à une erreur grave savoir, que les enfans ainsi conformés étaient nés sans cordon ombilicaL Presque toujours l’extroversion de la vessie est accompagnée d’une disposition vicieuse des organes génitaux j ce qui rend difficile la détermination du sexe. La déformation dont il s’agit est surtout remarquable dans les mâles, comme l’a observé M. Chaussier. Le pénis f dit ce professeur, est court, sans urètre; quelquefois il est élargi et creusé en gouttière à sa face supérieure; le scrotum est souvent rapetissé, vide; les testicules restent dans l’abdomen; les vésicules spermatiques manquent quelquefois. Diverses obser-
(xJo)
v'atibtis recueillies par Bonn , Mowàt , Goupil, Tenon, J. Gloquet, etc., sur des ènfans et sur des adultes , con^ firnieht lé fait important que dans Textro version de là vessiè , \é pénis est et que dans le cas ôu
rllrètrè était ouvert , il n’aboutissait- à aucune cavité;
Les autres causes apparentés d’impuissancé chez le sêxe rnàsculid, rapportées. par lès aùteurs, sont': pepi'ô'rattôk dè f extrémité du gland, hifiùrcation-, les
'Vices de dimêfisîbn et la direction-vicieuse de la vér^i \é rétféciàsètnent du canal de Viiretre , le phjymosis', le parapkj-mdsis , \es, herniés scrotales , \e sarcocéle drdcéle.'Ges causes, comme nous l’avons déjà dit , n’erftràînënt pas nécessairement Timpuissancèj quelqtiesuTies lié donnent lieu qu’à une impuissance momentanée:, puisqu’on peut les faire cesser : il en est enfin qui ne déterminent jamais qu’une impuissance relative. i
Idimperforaiion de l’extrémité du gland que l’oiï remarque chez les hypospades et les épispades , n^est pas , disons -nous, une cause nécessaire d’impuissance : en effet on désigne sous le nom & hjpospadias une affection dans laquelle l’urètre s’ouvre, soit à la base du gland , soit à la partie de la verge qui fait angle avec le scrotum, ou dans quelque point intermédiaire, mais toujours au-dessous de cet organe ; on nomme au contraire épispadias ce vice de conformation des parties génitales dans. léquel l’urètre s’ouvre à la partie supérieure du pénis, plus bu moins près de l’àrcadè dupùbis. Or, il est évident que les individus attèints de ces vices de conformation, ne pourront être déclarés impüissans qu autant que l’ouverture de l’urètre sei'a assez près du pubis pour que le sperme ne puisse
pas arriver dans le vagin : hors ce cas^îls doivent être, reconnus capables d’exercer un coït fécond à moins qu’il n’y ait absence des autres signes de la virilité. Hunter allait encore plus loin ; il disait avoir rendu fécond un hypospadiaque dont le spernie sortait par le péçinée, ^ faisant recueillir ce fluide dans une seringue atu moment de l’éjaculation, et en rinjectant dans le vagin pendant Téréthisme vénérien de la femme. Cette assertion ne nous paraît pas admissible.
La restriction que nous venons de mettçe à la puissance des hypospades pourrait toutefois ne pas être adoptée par les médecins qui embrasseraient rppinion de quelques autorités célèbres : en effet, Eschenbach , T eichmeyer, Faselius , Hebenstreit , Haller , Mahon , etc. , refusent aux hypospades et aux épispades la faculté d’exercer un coït fécond. Zacchias partage cet avis, excepté dans le cas ou l’orifice de Furètre serait peu éloigné du gland. Mais qu’il nous soit permis de remarquer que dans les observations rap- Pprtées postérieurement par Kopp , Friebe et Simépns, la faculté de procréer des hypospades est mise hors de doute ; d’ailleurs , le raisonnement seul devrait nous conduire à l’admettre dans tous les cas ou le sperme peutêtre déposé dans le vagin,, dès qu’il est prouvé que des femmes ont conçu quoique ce conduit fut ^presque fermé , et que d’autres conservaient encore la membrade hymen au moment de l’enfantement, mem- ^^rane qu il a fallu inciser pour permettre à la tête de l’enjfant de sortir.
duplicité la verge ne peut être considérée comme cause d’impuissance , que
( iâa )
îorsqu’elie ;îi,e .permet à aitcunc' des extrémités \lu nieuibre de s’introduire dans le^ vagm; encoi'é fatVdi^p t-ilrecherchej:',:ava'nt de porter unquge'Enéiîtj-si le'^ïds^ bifurqué .qui» nerpeut étre intrôdnit^ dans uii étroit y ne pourrait pas se loger dans un vagin pîiik ample j jou. s’il ne serait pas possible, par un siifÿpîé' changement de position des époux, de le faire arrif^' dans/la inême eavité qui rtaguère lui refusait FenÈféé>p il est -évident que -dans le premier cas Fimp'uissdnê? ne serait que relative. «leibsaiei
i\.^,Vices dê dimension de la n^ergey^‘'Oè--qtie nous avons dit à la page 124 5 à Fo'ceasion de- l’ahsenee^dé' la jrer^e prouve qu’il est impossible de regarderd^^i petitesse du membre viril corn me une cause d’impûfeisanee. “Sa longueur démesurée ^ quoique pouvant Océû?3 sioner cia contusion du coi de l’utérus et d’àütrëé^ accidens,. ne doit cependant pas être considérée*^ comme un. motif* d’impuissance , puisqu’il - suffit dfe* certaines précautions pour que le coït ne soit pàs^ douloureux ; d’ailleurs la longueur des vagins n-èst pas la meme, et si. le coi de 1 utérus dune- femme* est' atteint par un long pénis , celui de plusieurs autres pourra -ne pas l’être. La grosseiir eæeéssivê de la* vergédonne quelquefois lieu à des douleurs vives pendant le coït; mais comme le vagin est susceptible de' se dilater beaucoup, soit par l’acte vénérien ÿ soit paï*' des efforts lents et gradués, et que d’une autre part' la largeur des vagins est loin d’être la même chez toutes les femmes , nous ne regarderons -point'- la ' grosseur du membre viril comme une cause d’impuîs- sance, malgré l’opinion contraire de M. Fodéré.
La direction vicieuse de la verge ,: :cojxsi&t3i^i en cfe qu!eUe est courbée en haut, en bas^ à droite ou à. gauche^ n’est pas ua= motif d’impuissance , s’il est possible de faire, parvenir le sperme dans le vaginvicef de^çonformation. .n’est -pas tou* j-9WS?i?»on génital J il (peut être- la suite d’un, état variqueux-, d’un engorgement, ou d’une induratiort-dns.
.^caverneux , etc.., comme l’a .très-bien . observé %îïtesxPeyronnie : or il est quelquefois permis d’p remédier. “ -
^efrecissement du canal de l- urètre. S’il est vrai des blennorrhagies, le canal dé; l’urètre peut êlr^pellement rétréci qu’il refuse delivrer passagepu sperme, que celuirci ne sort qu’en bavant gouttes lorsque déjà le membre viril est bors du, vagin, il est également certain que l’art possède -moyens de guérir la m.aladie, ou du moins de ré* tablirr^assez bien le cours du sperme pour qu’ii ne
soi.t point permis d’admettre l’impuissance.
:-ih& pjijmosis. et la paraphjmosis sont deux affections congénitales ou acquises, -auxquelles on peufc; facile* nient remédier , et qu’il serait par conséquent: absurde déranger parmi Les causes apparentes d’impuissanee. - -Les hernies scrotales peuvent être tellement yolucmineuses, que la verge soit presque effacée et . le/ coïtimpossible^ néanmoins on aurait tort de les rega.rden en général comme un motif d’impuissance, non-seu le* nient parce qu’il est des cas où le coït peut s^xe^peF dans certaines positions du corps de rbomme et ?de la femme; mais surtout parce qu’il xi&stpresquepuint de hernie qui ne puisse êlre réduite en totalité ou eu
partie au bout d’un certain temps , à la faveur du repos, de la diètç, et le ramaigrissement qui en estla suite (i). La verge peut également être effacée par une hjdrocele volumineuse ; mais comme cette affection est susceptible de guérir radicalement, ou qu’il est du moins permis de vider la tumeur, on ne saurait la considérer comme un motif d’impuissance.
Le sarcocele. Si les deux testicules sont squirrheux, la sécrétion du sperme ne se fait plus, et il y a nécêssairèmement impuissance. Il n’en est pas de même si la maladie n’a atteint qu’un seul testicule, car alors 1 autre peut fournir assez de liqueur séminale pour rendre le coït fécond. Dans les cas excessivement rares où le sarcocèle consiste dans une induration et un épaississement de la tunique vaginale et de la membrane fibreuse qui la recouvre, l’individu jouit de la faculté de procréer; mais il est impossible de reconnaître du vivant de l’individu cette variété du sarco- -cèle. Quoi qu il en soit, avant de prononcer sur une question d’impuissance qui reconnaîtrait pour cause Un sarcocèle , il faut éviter de confondre avec lui l’induration et le gonflement du scrotum , et cette affection du testicule dans laquelle on remarque plusieurs petites tumeurs qui suppurent, et. que l’on guérit facilement en ouvrant les abcès.
(i) Les bernies qui ne sont susceptibles d’aueun ^enre de réduction sont fort rares ; on ne les observe que lorsque les parues déplacées adhèrent intimement au collet du sac herniaire, et que celui-ci, est lui-même très-adhérent à l’ouverture aponevrotique à laquelle il correspond.
Causes cachées dé impuissance chez le seæe masculin.
Ces causes sont de deux ordres ; tantôt il existe certains vices organiques des parties génitales, qu’il est impossible d’apprécier pendant la vie -tels sont rendurcissement à\X'veriLTno7xtanum, Ve.xi^&c^&ixx&nt de la prostate , etc. ; tantôt ii y a absence d énergie nerveuse, soit locale. Ces causes d’impuissance, ^"|)oiir ne pas pouvoir être appréciées par le médecin , „ ” sont pas moins réelles , et ii importe- qu’il en ait connaissance, parce que s’il ne parvient- pas à établir la réalité de 1 impuissance d’après-des faits apparens , «ïne 1 impuissance n’est pas impossible , ce qui n’est pas indifférent pour les magistrats chargés de prononcer le jugement.;: " ;
Vices organiques . Dans un mémoire! sur quelques obstacles qui s’opposent à l ejaculation naturelle de la
semence. De la Peyronnie parle d’un -homme qui
avait déjà eu trois enfans, et qui, à la suite d’une gonorrhée dont il négligea le traitement, faisait de vains efforts pour éjaculer le sperme , qui neusortait qu’en bavant, peu de temps après le coït jParine cependant était rendue sans difficulté,, ce qui ne permettait pas de supposer un retréeissement ou tout autre: obstacle dans l’urètre. A l ouverture du cadavre , on trouva une cicatrice sur l’éminence de la portion du merumontd. qui- regarde la, vessie : les brides de„çettp cica- : îriçe avaient changé !^ direction des vaisseaux, éjaculatoires, de manière que leurs ouvertures , au lieu d’être dirigées- comme elles^ le ^nt naturellement vers le bout de laverge, l’étaient dansle sens: contraire, c’est-
à-dire, vers le , col, de la ves§ieff.aÿissiJ^>gper;inei?jîî% pouvant plus s^. d^igec vers If bp^t^ gïan»^ 4??*^ fcl réfléchi vers^le du,. col,de 4^8vefôie,,4iM4|
moires? de^ rAcadémie,..de chirurgie, ^ au leurs rapportent pgal eme,n t jd,eSj quels les vaisseaup^ pj^culatpires^ é
matière eomme, pétrifiée , ou dput„re3ttrémité..urétral,e, était bouchée et endurcie par une si^stance ppalpgu^^ Absence d’ énergie Quelque, couiplète ^^
parfaite que soit en. apparence l’organisation des+pj%&5 ties génitales, .d’homme peut cependant être impuisfe sant par cela seul qu’il est épuisé. Cet épuisenaent, est général ou borné aux organes de la génération j il dé-?; pend de l’âge, des excès de tout genre, de certaines^ maladies débilitantes , d’une trop forte contention d’esprit, etc.^ Mais s’il est incontestable que l’âge jdoive être regardé comme une cause d’épuisement, faudrat-il refuser avec quelques auteurs de médecine l^aje, la puissance générative à tout individu qui aura atteint la soixante - dixième année? L’observation nous apprend tous les jours le contraire, en nous montrant des hommes plus âgés, qui jouissent encore de la faculté de procréer, tandis que des libertins de trente et dé quarante ans sont énervés et hors d’état de propager l’espèce. On ne peut donc pas établir d’une? manière précise l’époque à laquelle cesse la feculté? d’engendrer, ^^uant à répuisement déterminé par les autres causes dont nous avons parlé, il importe de di»< tinguer s’il est général ou partiel : ne voit-on pas , en effet, des individus épuisés par de vastes foyers pu- , ruleris qui ont leur siège dans les poumons ou dans. ;
è®fèin% âisnraPvënérîëns a^ëc Ü pfef gilifiêfeéW^^' Û im^M»cMt“fë8otia? Les
p^^fciîiê§t^s6lif'^l9acîffiè?'feafenf%nï^cè-^éas("^mns' tïâS#ei%ircoLs4n8ê^aff^o1^ m
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serait 4îfafîfe' d’insistér', prdu*reaît cï»mlîFâi^îfMéït*"étrël d-îfSciTe d^dssigriêr Fabsence d^nergrfr n er vetT A» frlrp?
caîuset 414 mpiiissahce , Tet par corrséqtieiit'-cofâbïêtt îFy'^ aTîï*^ait dè -létnërité de la jrart du médè<nnî(jm rie sê btifS riéfaTt pas à émettre des doutesr? '^^^ eb bnsq
-' . ssjfuijindàb Esibslsm
9vioF,3-5^-: huitième
“BiBij-sî ^ ■'7.o''î àb'ïsgs'x sxîê
Mes'^üses <ipparentès- -dHmpidssancé -che'z^'^-'seæér iiîieîis .ri: ^ , -féminin, ao^sg^mq x5
-.f- «nr £ic - ' St*. - - £^s;r:ca r,l
Il en est de ces causes comme de celles qui détë'r-^ minent 1 impuissanèé cbez le sexe masculin ; les unéiss opposent nécessairement à la reproduction , - tandis^ que les autres ne- doivent être' considérées que comme ' des motifs d impuissance ^emj!7<?rafre et re/Æï^Vé r nôtis^ allons les exposer succinctement. ' ' - sur
L absence entraîne nécessairement ISnt^'
puissance. ^
L ohîitération. des organes- génitmeæ ^ 'Siec^ise ou congénitale,; produite par la réunion des grandes et des petites lèvres ou des caroncules myrtiformes, par la
persistance et la dureté de l’hymen , ou par la pré-» sence d’une autre membrane située beaucoup plus haut , et qui peut exister en même temps que l’hymen, né saurait être un motif d’impuissance , puisqu’on peut y remédier facilement par une incision. L’oblitération du vagin qui serait irrémédiable ne devrait pas être encore regardée comme cause d’impuissance, si 1 extrémité supérieure du vagin communiquait avec le rectum, ou que ce canal vînt s’ouvrir dans la paroi antérieure de l’abdomen. Les faits suivans sont propres à éclaircir ce sujet :
1° Bai-baut rapporte que dans deux cas de communication du vagin avec le rectum , l’accouchement eut lieu , une fois au moyen d’une déchirure qui s’étendit jusqu’au méat urinaire, et l’autre fois à l’aide d’une incision qui favorisa la sortie du fœtus. ( Cours d accouchemens , pag. 5g. ) 2°.Une jeune Piémontaise était au moment d’accoucher , lorsqu’on s’aperçut qu’il y avait une tumeur volumineuse à l’endroit correspondant à l’orifice du vagin. Le professeur Rossi crut distinguer la tête de l’enfant à travers la tumeur , qu’il incisa , et i’aceouchement eut lieu. Il s’agissait de savoir comment la conception avait pu s’effectuer, et il résulta des aveux de la femme, que son mari n’ayant pas trouvé ce qu’il désirait, avait suivi une route opposée. L’éclaircissement fut complet, lorsqu’on eut constaté qu’il existait une communication congénitale et directe entre le vagin et le rectum. (Article impuissance, du Dictionnaire des sciences médicales). A la vérité, si , par suite de cette communication, le vagin est sali, enflammé ou érodé par l’urine ou par les ex-
creniens, H est à présumer que la copulation n’aura pas lieu ; mais il j à loin de là a declarér la femme impuissante; 3® On lit dans Morgagni, que Giafiellù, fut appélié pour donner des soins à une femme enceinte , ■d. environ quarantê ans, dont le va^n s’ouvrait à la paroi antérieure de l’abdomen ; il fut obligé de dilater Fouverture extérieure, pour quelle permît le passage de l’enfant. (Liber quintus, epist. 67. tom. III, |iag. 368. )
Le vagin doit être regardé
comme cause d’impuissance, si l’art ne parvient pas à dilater convenablement ce canal; il faut donc, avant de porter son jugement , savoir que ce vice de conformation peut dépendre d’une dépression considérable et irrémédiable des os pubis , d’une bypersarcose , de eallosites, de tumeurs, de brides, etc., qui résistent quelquefois aux efforts de l’art. Dans la plupart des cas cependant, l’étroitesse du vagin ne tient à aucune de ces causes , et l’on peut y remédier. Ici les observations se présentent en foule; nous nous bornerons à citer la suivante : Benevoli est appelé pour traiter une femme mariée depuis plus de trois ans , au moment ou le mariage devait être annulé parce que le vagin n’était pas plus large qu’une plume â écrire de moyenne grosseur, malgré les efforts d’un mari vigoureux ; les parois de ce canal étaient dures et comme calleuses : 1 usage des fomentations émollientes et de pessaires de differentes grosseurs, faits avec la racine de gentiane, procura une dilatation suffisante pour permettre le coït. {Van Swietien, Commentaria, etc., morbi virgi-' num , § 1 290, tom. IV, pag. 386. )
Il est des cas où l’étroitesse du vagin disparaît d’eîle-même : bn lit dans les Mémoires de rÀcadémie des sciences dé Paris|aùnée 1712), qu’une jeune fille y mariée à l’âge de seizé'ads, avait le vagin assez étroit pour permettre à peiné rintrodüctîbh d’une plume à écrif^e; les -réglés coùlaient difficilement et avec douleur* Ibùt portait a croire qùe i’èxffëîni{.é supéfiéùre du vagin était plus étroite encore que l’inférieure ; ïa oopulatibn avait été déclarée impràticable par les^gens de l’art; cependant;, après onze ans de mâHàgé/ cette femme -devint grosse , quoique le rétrécissëmerit du canal n’eùt point diminué: vers le cinquième mois de la^rossessè , lèivagin Commèïïça à se dilater, ët finit par acquérir lés Üîmënsidns'conveùàblès pour qùëTaccouchemerit eut lieu. ' ' -
Mais si les faits qui précèdent proüvènt que le rétrécissêmënt e,rces^îÿ*et irrémédiable iS.^ vagin est une cause d’impuissàncë , il en est d’autres qui nous forcent à admettre , qu avçc un rétrécissement même assez considérable canal, la copulation peut avoir lieu , surtout lorsque lë membre viril n’ëst pas gros ; dès lors ce rétrécissement ne saurait être considéré que comme un motif d’impuissance relative. ' hi rbuverture du cadavre d’une jeune fille de treize ans, que Ton savait s’être livrée à la mastürbàtion , et n’avbir jamais été réglée, on décduvrit plusieurs parties d’un fœtus dans Tèvaîre gaacbë; cependant on apercèvait la membrané bÿniën/ ët le vagin était assez cr/’Ù// pour permettre à pëinè l’iiitrodüction àvL petit doigt. Le bassin,
les mamêllés et les organes génitaüx , excepté le clitoris, avaient les mêmes dimensions cj[uë dans Tenfance.
{Njsteriy Journal de médecine , chirurgie et pharmacie de CorVisart J ,etc.^ tom. V, brumaire an xi.
ïu ampleur du~vagin a été regardée à tort comme une cause d im^uls^aiiçe ; il est vrai gue lorsqu’elle est le résultat de la. rupture du périnée , et que le vagin communique avec Fanus, l’affection est- trop dégoiitante pour que l’on suppose la copulation possible^ mais si «He a lieq, le coït peut être fécond.
Le prolapsus du 'vagiu et de V utérus n’est pas non plus^ une cause nécessaire d’impuissance,; car on a vuy rarement à la vérité ,^des femmes accoucher la matrice étant pendante entre les cuisses, et dans un état de prolapsus complet; d’ailleurs on sait que l’on peut y remédier dans beaucoup de cas, et que certains pro*lapsus utérins ont été guéris par la fécondation.
Est-il nécessaire de réfuter l’erreur dans laquelle sont tombés plusieurs médecins, en attribuant l’impuissance excessives du clitoris et des nymphes-?^
L état squirrheux ou carcinomateux de la matrice nést point un motif d’impuissance, puisqu’il ne s’oppose meme pas à la fécondation, comme nous le dirons en parlant àe la. stérilité ; toutefois il faut avouer que la douleur qui accompagne alors cet acte doit détourner la femme de s’y livrer. Nous ne regarderons pas non plus comme un motif d impuissance Yocclusion com-. plete de l’orifice de l’utérus. {F oyez Stérilitk.)
La sensation dpuloiLreuse que produit le coït, et qui tient dans beaucoup de cas à un des vices de conformation dont nous venons de parler, ne saurait être regardée comme cause d’impuissance , qu’autant que la douleur serait assez vive pour que l’approche de
rhomme ne pût être supportée ; cette impuissance d’ailleurs pourrait n’être que temporaire ou relative ^ puisqu’il serait possible dans certains cas dé faire cesser la douleur en employant des médicamens appropriés, et que dans d’autres circonstances il serait permis de, croire à la possibilité du coït avec un individu dont le membre viril aurait de plus petites dimensions.
Quelques, auteurs rangent encore parmi les causes apparentes d’impuissance chez la femme, la conformation tres-ojxcieuse des os du bassin et une tumeur in^r terne rétrécissant ses diamètres , pai*ce qu’il est difficile de concevoir la possibilité que la femme puisse accouT cher naturellement et sans le plus grand danger pour sa vie, ainsi -que pour celle du fœtus. ( Marc. ) Nous pensons qu’excepté le cas ou le défaut de confort mation ne permet pas l’entrée du membre viril dans le vagin, cet état ne peut être regardé comme une cause d’impuissance, mais bien comme un motif d’opposition au mariage.
Des causes morales d’impuissance^
Indépendamment des causes physiques âl impuissance dont nous avons parlé, il en .est d’autres que l’on appelle morales, et dont l’action peut se faire sentir chez le sesce- masculin ^ lors meme quelles organes ^é— nitaux sont parfaitement conformés.
Ne sait-on pas en effet que la haine, le dégoût, la timidité, des désirs trop. vifs, des écarts de l’imagination, peuvent rendre l’homme incapable d’exercer le coït? Mais dans ces cas l’aptitude à la copulation n’est que
stjcspëndue; l’impuissance, si elle pouvait être admise, serait tout au ■ÿhis temporaire et relative ;\q plus léger repds du corps et de l’esprit , ou la simple vue d’une autre femme qui n’inspire aucun sentiment pénible , sulfîraierit pour réveiller la puissance généràtriGe. Ce serait à tort que l’on déclarerait impuissant l’individu qui serait soumis à l’influence de ces Causes, parce que l’art ne possède aucun moyen d’apprécièr leur existenée ni leur degré d’influencê; Il n^en est pas de même chez femme : aucune de ces causes morales ne peut là faire déclarer impuissante , parce qu’il y a des exemples de coït même fécoRd, chez des femmes qui^ loin d’y avoir pris une part active, étaient restées dans la plus parfaite immobiiitéy et que chez d’autres on a vu lacté vénérien se consommer au milieu de la
hame, de l’épouvante et de la douleur.
De la stérilité.
La stérilité diffère de l’impuissance ( Voy. page izS) et consiste dans une disposition particulière qui s’oppose a la conception. Un homme atteint d’impuissance irreinediable est nécessairement stérile , puisque la fécondation ne saurait avoir lieu sans coït. Une femme ^ut être impuissante sans être stérile; en effet, si 1 impossibilité d’exercer lé coït dépend chez elle d’un ^'"'^^‘^r^ation qui s’oppose à l’iiitroduction du membre vird, il suffira f y remédier pour que la concèption ait Heu.
tes causes dé la stéHlité chez la femme sont : l’absence de Tutérus, le défaut de cavité dans son inté-
ri€ür, l’obturation de son orifice (i); le manque des deux ovaires; leur état squirrheux,, caicinomateux, ou leur hydropisie ; l’absence des deux artères spermatiques; l’oblitération des deux trompes , et des conformations vicieuses dans lesquelles le vagin se termine à une certaine profondeur par une sorte de cul-de-sac , ou s’ouvre dans la vessie : il est évident que dans ce dernier cas la conception ne pourrait pas avoir lieu , ■lors même que le méat urinaire aurait éprouvé une dilatation successive assez grande pour admettre le pénis , comme des auteurs assurent l’avoir vu. L’ouverture du vagin dans le rectum ou dans la paroi antérieure de l’abdomen n’est pas une cause de stérilité. (^Vojrez page i38.)
^ La plupart des vices de conformation dont nous venons de parler rendent la stéiiiité absolue et incurable, tandis qu’il est des vices de situation que l’on ne saurait considérer que comme des causes temporaires de stérilité : ainsi, que l’orifice de l’utérus soit trop bas, trop porté en arrière ou de côté , l’art parvient à le rétablir dans sa position naturelle , ou bien il suffit d’exercer le coït avec certaines précautions pour en faire disparaître les inconvéuiens.
Un troisième ordre de causes de stérilité chez la
(i) Les exemples d’agglutination des parois ou des lèvres* du col de rutérus sont beaucoup plus rares qu’on ne l’a dit : en effet , comme l’observe fort bien M. Desormeaux , on s’en est laissé imposer par une grande obliquité antérieure de l’ntérus, qui en avait rendu l’orifice inaccessible au doigt de raccoucbeuF. ,
fsmme , est celui' qui tient à une disposition //èm du. tempérament, ou à une affection générale exerçant une grande influence sur l’utérus. Ici toutes les parties génitales sont en apparence bien conformées , et néanmoins la -femme est stérile: il est vrai que la stérilité peut cesser au bout d’un certain temps, soit parce qu’on guérit la maladie qui lâ' produisait, soit parce que le tempérament cliange avec l’age. Combien de femmes, par exemple, n’a-t-on pas vu es^ de venir fécondes après quinze et vingt ans de stérilité?
. Les flueurs blanches et les règles immodérées ne sont point des causes de stérilité; la conception, pour être plus difficile chez les femmes atteintes de ces maladies; n en a pas moin's lieu ; nous en dirons autant du sqiiirre et du cancer àe la matrice ; un état même très-avaneé de ces lésions organiques n’empêche pas les femmes de devenir enceintes et d’accoucher à terme; enfin, il y'a long-temps que les médecins s’accordent à ne plus regarder comme causes de stérilité le défaut de menstruation et de sensation voluptueuse, plusieurs femmes étant devenues grosses sans âvOir jamais été réglées , et d’autres ayant été très-fécondes quoiqu’elîes nè prissent aucune part aux jouissancè$ vénériennes.
Si les causes de stérilité chez la femmesônt souvent si .difficiles à apprécier, la difficulté est encore plus grande lorsqu il s’agit de déterminer les motifs , de la sîerihte^ chez \ homme qu’aucun vice de conformation ne rena impuissant : la solution d’un pareil problème e^§.mh.-4e5sns des ressources de l’aiq.Q puissance; irrémédiable , la stérilité én est une suite necessaire; si l’impuissance n’est que temf or étiré ^
I homme pourra ne pas être stérile : aussi ne partageonsnous pas ropinion dé Fodéré , lofsim’il regarde comme cause de stérilité cheit rhorhrné (fès cicatrices uans 1 urètre, qui obligent la liqueur spermatique de rétrograder vers la vessie ; car il est évident que siron parvient à détruire ces cicatrices, le sperme pourra arriver jusque dans lé vagin.
Conclusioixs siir ï impuissance et la stérilité.
1° li existe chez Tun et chez l’autre sexe dés càüses appréciahlès d’impuissance absolue et irrémédiable : il suffit de constater cés causes, qui ne sont pas aussi nombreuses qu on l’a dit, pour déclarer l’individu impuissant.
2® Certains vices d’organisation que nos sens peuvept saisir, et auxquels l’art peut remédier, déterminent l’irapuissance que l’on doit qualifier de temporaire.
3° Dans d’autres circonstances, la disproportion entre lès organes génitaux de l’homme et de la femme est telle , que si par des moyens appropriés on ne parvient pas à la corriger assez pour permettre la eopulation , on doit déclarér qu’il y a impuissance relative.
4° Les causes moralés ne suffisent point pour établir l’impuissance; elles ne peuvent tout au plus que sérvir d’ex C'use au prévenu. . '
S® Le temps a fait justice des prétendus avantages d’fnie méthode aussi immorale qu’insuffisante pour établir la réalité de l’impüissànçe : nous voulons parlér du , qui avait polir objet de mesurer éh
quelque sorte la puissance généràtfice en présence dé téni’olns^ 'ï ■■ ■ --o .
6® -Dans une accusation d’impuissance temporairè et r&latwe- qui n’existerait plus au moment où le médeèih serait requis de donner son avis, comme cela pourrait avoir lieu, par exemple, dans le cas d’un désaveu de paternité , il faudrait prouver, par des attestations des gens de l’art, qu’il y avait impuissance à l’époque prétendue du coït.
7® Il n"é^ pérniis dé ébnciüré à îa 5?ek4Vé, que dans îe^ cas où il y a impuissance
8° Dans toute autre circonstance , on ne peut établir que de simples conjectures , insuffisantes pour faire dissoudre un mariage ou pour attaquer la légi-. timité 'des enfans. -
Dèi vices de eouformation des orgaries gériitaiisc, ^ui donnent a un individu V apparence d’un sésco dont il ne fait point partie. - -
Tout ce que nous avons dit à l’article Impuissance l’apporte à des individus dont le sexe peut être facilement déterminé; en effet, ce n’est guère que dans d’exstrppliie de la vessie, d’hypospadias et de prolapsus de l’utérus, que l’homme de l’art peut éprouver quelques difficultés à assigner le sexe. li n’en est pas de même ici ; la difformité des parties génitales est quelquefois telle, qu’il est extrêmement difficile d acquérir cette connaissance, d’autant plus que l’on peut trouver réunis chez le même individu presque tous les organes génitaux des deux sexes. C’est au peu d’attention apportée dans l’étude de ces êtres bizarres, que l’on doit attribuer la croyance où sont encore de nos jours plusieurs personnes , qu’il existe
«ies individus offrant les deux sexes, de véritables hermaphrodites L’état aotuel; de nos connaissances rië nous permet pas d’adopter de pareilles idées, tout en adînettant que la plupart des plantes et plusieurs animâniê d^ùn' ordre inférieur réunissent les organes inâîës étfétnèllêschez un raênte individu; le mot //erdevrait donc être rayé du langage médical, toutes lès fois qu’il serait question de l’espèce htiinainè; €ôniéqüens dans cette manière de i voir , îïoüs nous' garderons bien de l’employer. ^
Lès vrcès'de conformation dont nous parlons peuy en t être i’ôbjet dune enquête, soit qu’il s’agisse de constater rétât^'ézéï/ d’une personne, soit que l’on veuille statuer sur son aptitude à la procréation avant ou après qu’elle aura contracté mariage. Non pas que la législation actuelle, à l’égard de pareils individus, se ressente én aucune manière de la barbarie de celle des anciens temps , du l’dii voyait jeter à la mer, enterrer vivan s, du peridré lés infortunés atteints de ces vices de conformâtidn, sous prétèxte qu’ils avaient fait oii qu’ils pouvaièiit faire un mauvais usagé de leurs organes génitaux.
Nous croyons dévoir examiner chacun de ces vices dé confdrmatidiii v avant de chercber à résoudre les questions que' lé nia gîstràî' pourrait adresser aux 'médecin s. VièésdécbT^rmcitiônchez, rUommê; A. LorsquCjdans
-r (i) Fable nousapprend que la nymphe Salmacis , irritée de l’indifférence qu’affectait pour son amour Hermaphrodite , ■ fils de MéréufeXE(^î;?)ét de Vénus elle obtint
des dieux que Soti corps fût réuni au sien pour n’en former qu’un seul.
VAjypospaciias ^ Y ouverture de l’urètre est au périnée, lé sèrotum est divisé'SUF la ligue médiane, et forme un enfoncement plus ou moins profond ; les bords de celte fente , -produits par'deux replis de la peau , ressemblent auxgrandes lèvres delà vulve, et renfermentqueiquefois les testicules ; d’autrefois ees organes sont retenus dei-'^ rfère les anneaux inguinaux, ou forment deux éminences saillantes aux deux eôtés du pubis^ Le pénis , tantôt de longueur ordinaire j est plus souvent petit^et offre un gland imperforé ; quelquefois il est feïîdu 5 dans certains cas il communique avec le rectum. Voici un. çxempie d’hypospadiasatrès-eompliqué et fort remarquable.
~ En i79â un enfant nouveau-né est porté sur les^rç- ’gistres de l’état civil comme appartenant au sexe féminin; on lui impose, les noms de Marie-M^}?g.uerite.J>si^T‘~ venu ,à 1 àgmde la puberté, deux tumeurs se présentent à l’anneau inguinal ; on clierche à les contenir au mpyên d un double brayer, qui occasione des douleurs assez vives pour, qu^n ne puisse plus en continuer l’usage; les deux corps ovoïdes qui formaient ces tumems arrivent dans le scroturn. A l’âge de dix-neuf ans Marie devait se marier; ses parens décidèrent .qu’elle serait -visitée par un bomme de l’art, puisque le chirurgien -chargé de soigner les tumeurs publiait quelle était blessée .de manière à ne jamais pouvoir contracter mariage. Le docteur Worbe décide que cet individu apparau Eu vertu d’un jugement rendu
. en après une nouvelle visite faite par trois médecins, Marie est déclarée appartenir au sexe niascului, et il lui est ordonné de. quitter ses babils de femme; son acte, de naissanee seta. et; demeurera. l'eclifié. Voie i
commenE le cîoçj;e;ur Woj-be décrit cet individu à l’âge de vingt-trois ap.s: «lia les, cheveux et les sourci Is, châtain^, clair ; une jDarbe blonde commence à cotonner sur la lèvre siipérieurp et à son menton; le timbre de sa voix est male ; sa taille est de quatre pieds onze ppuces,, sa peau est très-blanche, et sa çonstitution ro^uste^ 4es membres sont arrondis, mais bien mus-? plé^; la conformation du bassin ne présente aucune différeneej de celui d’un homme; les genoux ne ^nt pas inclinés, l’uii vrers l’autre; ses mains sont larges et fç^tes; Jes^pieds ont des proportions analogues. Jus^^ qu’ici est qu’un homme ordinaire; cependant,
sid’pn considère les seins, on les prendrait, à leur volume, pour peux d’une jeune fille; mais ils sont pyri^ fqrniea^ leur piameion est peu saillant; est-i! érectile? J’ai cherché à le savoir, je n’ai pu me faire comprendre. Il ne m’a pas semblé que ces seins présentassent au toucher cette structure glanduleuse, caractère spécial de l’organe de la sécrétion du lait. X.e pubis est couvert d’une- assez grande quantité de poils, d’une couleur moins foncée que celle des cheveux : ces poils sont rares dans les environs de cette région. Si l’on écarté lex cuisses l’une de l’autre, pn remarque une fente longitudinale; les replis de la peau qui la forment sont exactement rapprochés ; on ne voit au-dehprs de cette fepte rien qui annonce les parties génitales du mâle. Qu’aveeda rnain ou' explore ces parties, d’aboi’d on sent deux corps suspendus chacun à un cordon sortant de l’abdomen par l’anneau sus -pubien; celui qui est à droite est plus volumineux; il descend plus bas que rtelui qu’on trouve a gauche. On ne peut douter que
ees corps ne soient de Térhablès: testicnles . tenant anx cordons spermatiques, qiia:rrd on a eu plusieurs fois i occasion de palper ces organes chez différents sujets, tant dans l’état saiti que dans l’état malade. En écartant eè qui forme les lèvres de cette espèce de vuïye^.cift observe supérieurement u n gland iin perforée Co ÿan d est petit^ et, pour sa forme, il ' peut être compare à 1 extrémité du doigt annulaire d’une main de moyenne grosseur. Au-.déssous 'de ce corps charnu ;.cdmmencê un démi-canal qui vient aboutir à' une ouverture, situ éè à un pouce et demi en avant de la maiÿe de raniis! Cette ouverture est taillée de derrière eh dévànti commg
une plume a écrire^ comme un cure-dent ;
externe du canal de Turetre. De ce que jd viens d’eiposer, il suit que, dans le sujet. qui fait la matière d h cette dissertation, le scrotum est séparé en deux logés pque chacune contient un testicule j que cés témoins firéi ensables , de là virilité sont les tumeurs. que le chirurgien de Bu a prises pour des herniésihguin^éiîà^è la verge est imparfaite; qu’enfîn ce sujet est affligé d’un hfpospadias très-compliqué: ( Bulletin de là Société de la Faculté dé médeeinè, h® lo, année ïS'iS. } ^
^ B. dl existe des cas ou, sam qu’il y ait le scrotum paraît fendu, et simule plus ou moins une ; céttefenterésulte alors d’un renfoncement assez c^sîdérahlé duràphé, pour que l’on croie à l’existeiwàÿ dun vagin ; màisnn s’aperçoit bientôt quece n’est qu’un éul-dé-sac placé entre le rectum ét la vessie. ■
-C. On a evu le gtand éonformé de manière à présenter une fente qttilefaisait ressembler en petit aux parties génitales externes de la femme.
D. Les individus chez iestjuels il' y a absence ou atrophie des testicules- offrent en général les formes extérieures de la femme, quoiqu’ils- appartiennent évidemment au seXe masciilin.^ jNlious ne reviendrons pas sur ce sujety que nous avons traité à la page' nous nous bornerons à citèr robservatiou suivante^ti Un enfant de treize ans , presque idiot , n’avait point^r^ de verge y mais on voy ait à la place un prépuce d’ej^-iq viron deux'^ lignes y sous lequel était situé rurètre. jfîer^d^ scrotum y lissey sans raphé ni xainiirey contenais deuxgt' testicules de la grandeur; de ceux d’un fœtus y on né r; découvrait aueané trace de vagin ; le pénil était sur- ; i chargé de graisse. Le corps de cet- enfant, hàutedèTq quatre pieds , était d’une grosseur extraordinaire y il jo semblait ne former qu’une masse de graisse ; les: ma-sail meliés étaient aussi volumineuses que celles d’une^: femme très-grasse. (Home^ Transactions philosophii^rr ques, année 1799. )
^NEUVlÉM^ELEÇONv
ï^ices ' d' organisation chez la fèmrne.
E. Il existe des femmes dont les organes génitauxsont parfaitement conformés , si ce n’est que le présente des dimensions excessives qui lui donnent l’apparenee d’un membre viril impèrforé y du reste les ' formés du corps appartiennent d’une manière si prononcée aü sexe féminin , qu’ü est impossible qu’on . soit induit en erreur.
F. Dans d’autres circonstances , la longueur du ,
toHs- n’ést-pas la seule -bizarrerie-des parties sexuelles'^ et Ttin découvre en îuitre quelipies^uneseles formea qui carâeterisént''de' corps'de' l’hoHirae.' Le fait suivant, obsèrvé-'par^ notre -côlfègue et-amicBéclard., :est rtrop remarquable pouf- ne' pas être consigné ici par ex-trait: - M'ainé'-M'aâeléine hefort-, âgée jdé seize ans , paraît ap-;-: parfenîr -au sexe masculin'., si l’on n’a- égard qii’à-la ^ propôf tibri du tronc ', des membreSj 'des épaules Æt. du ba'§si'n-,' â.''Ia conformation- et aux dimensions. de cette' dernière cavité, au volume du larynx , au- ton delà. voix,nau développement des poils , et à la forme de l’urètre , qùi-se prolonge, au delà de la symphyse des pubis ; elle fait pourtant partie du sexe féminin , comme . on’ 'peut s’en convaincre' en .examinant" attentivement les' organes génitaux. Le pénil est arrondi et CQÙyert de poils nombreux. -Au-dessous de la symphyse ïdes;,,pubis-, on: aperçoit ViXLclitaris pénifbrme ÿloTig dé! vingt-.; ; sept millimètres dans l’état de flaccidité j-susceptible de s’allonger un peu dans l’érection , muni d’un gland imperforé, creusé inférieurement d’un-canal déprimé, à là partie inférieure duquel on voit cinq petits trous placés régulièrement su? la ligne médiane. Au^essous , et en arrière de ce clitoris , on remarque une- vulve à deux-lèvi’es étroites, courtes, minces et -garnies de poils, ne contenant point de testicules, et- s’étendant; ju^qu à dix lignes au-devant de l’anus. Dans l’intervalle . des levres est. une fente très-superficieüe , sous la--; quelle la pression fait sentir: vaguement un vide -iaudevant dé 1 anus. A la racine du clitoris, on voit- une. ouverture arrondie; une sonde, introduite par cette ouverture, ne peut être portée dans la vessie ; on la
dirige facilement du côté de l’anus, parallèlement ait périnée, et alors on peut soulever ou tendre le fond de la vulve , et reconnaître que la membrane qui nn réunit les deux lèvres est épaisse à peu près deux fois comme la peau , et dense comme elle. La sonde étant portée un peu en arrière et dirigée en haut à la profondeur de huit à dix centimètres , on rencontre un obstacle sensible à son contact : cette sonde n’amène point d’urine ; elle ne paraît pas être dans l’urètre, mais bien plutôt dans le vagin; on la sent à travers une cloison tout-à- fait semblable à la cloison recto- 'Vaginale. A.VenàTo\t où elle s’arrête, on reconnaît avec le doigt , à travers les parois du rectum , un corps qui paraît être le corps de Vutérus. Nulle part on ne découvre de testicules. Marie est réglée depuis l’âge de huit ans ; le sang sort à demi coagulé par l’ouverture que nous avons dit exister à la racine du clitoris; si l’on sonde à cette époque , on retire l’instrument rempli de sang. Persuadée qu’elle est femme , dit M. Béclard , cette fille éprouve du penchant pour le sexe masculin, et ne paraît pas éloignée de se soumettre à une légère opération , nécessaire pour ouvrir le vagin. Il paraît, en effet, que ce canal existe , et qu’il suffirait, pour le rendre accessible , de pratiquer une incision entre les lèvres de la vulve, depuis l’ouverture placée a la base du clitoris, jusqu’à la commissijre postérieure. L’urètre se prolonge sous le clitoris, disposition qui le rapproche du pénis , et qui est fort rare. 11 paraît que parmi les ouvertures dont l’urètre est criblé , il y en a une oit plusieurs situées plus profondément que là vulvé^ et qué,;par cette disposition , une
partie de l’urine est versée à l’entrée du vagin , et sort ensuite par l’ouverture de la membrane qui le ferme.
paraît aussi que le sang menstruel vient par le vagin : peut-être , à son passage sous le clitoris , une partie de Çp liquide entre-t-elle dans l’urètre, par des ouvertures ppstérieuFes et cacbées du canal, pour ressortir par ses ouvertures apparentes. ( Bulletin de la Société de la Faculté de médecine de Paris , année i8i5. )
;G. Dans certain cas d’extrpyersion de la yessie, l’uté- *’U| éMi déplacé, spn col sort par l’oriiîce du vao'in , feit à 1, extérieur une saillie plus ou moins considéqui: pourrait faire naître des doutes sur le véril^-l?l®5 §qxe de la perspnne. Ce dépiacement de l’utérus peut arriver surtout à la suite d’un effort, chez les filles 4 un âge adulte, comme l'a remarqué ÎÆ. Chaïissier.
rapporte que dans un cas d’extroversion de la vessie, une portion d’intestin grêle, longue de deux pqpqqs environ , sortait de la cavité pelvienne par dessus Ip pubis, et simulait le pénis. ( Mémoires de l’Académie de Saint-Petersbourg, annee 181.8. JO0 monstrosâ gehi-t tahum defoimitate, pag. 342.) Ce vice de conformation , que l’on peut observer aussi bien chez rhomme que chez la femme, est égalèment propre à induire en erreur sur la véritable nature du sexe.
H. Le prolapsus de l’utérus, congénial ou acquis, donne quelquefois aux organes génitaux de la femme l’apparence des parties génitales de l’homme. Qui ne connaît pas Ihisloire de consignée
dans^PEncyclopédie méthodique : cette iémme, que l’on croyait réunir les deux sexes, avait une descente de matrice dont elle fut parfaitement guérie par Sa-
viard, qui en opéi'a la réduction. On lit encore dans» le Mémoire déjà cité de Home, qu’uné femme atteinte de la même maladie offrait, à la sortie de l-orifiGe vaginal externe, un corps long de plusieurs pouces, qui n’était autre chose que le col de l’utérus très -étroit, et dont là surface , par suite de l’action de l’air, avait perdu sa couleur naturelle, et avait contracté celle desjtégiU' .mens du pénis. , sÿ
Vices de information dans lesquels les individus réiirdssent plusieurs des organes génitauæ appartenant a^c deux sexes. été question jusqu’à présent que des
individus àîhez lesquels un examen superficiel pourrait bien faire. croire à l’existence de quelques-uns èfes organes génitaux de la femme chez l’homme, etxiee 'versâ ^ mais qui, dans la réalité , ne présentent point une pareille réunion. Il n’en est pas de même ici; on voit effectivement chez les monstres dont nous allons parler quelques-unes des parties génitales appartenant aux deux sexes ; mais aucun d’eux , jusqu’à ce jour , n’a offert l’exemple d’une double organisation assez parfaite pour qu’il lui fût permis de féconder et d’être fécondé. Les deux observations suivantes, qui sont les plus célèbres de ce genre, mettront cette vérité hors de doutje.
1° Hubert- J ean-Pierre , âgé de dix-sept ans , mourut le -23 octobre 1767. Il y avait à la symphyse du pubis un corps oblong d’environ quatre pouces, composé de deux corps caverneux, se terminant par un gland imperforé que, recouvrait un prépuce ; 1 urètre était remplacé par une espèce de ligament qui s’étendait jusqu’au méat urinaire; Au-dessous se trouvait uné grande fente formée par deux -replis de la peau, représentant assez bien les
gr-andes lèvres de la 'vulve; la gauche de ces lèvres renfermait un véritable auquel s'étendait \% cordon
des "vaisseaux spermatiques, et d’où partait un canal «^g^re/zÿ'qui 9 passant par l’anneau , allait gagner une 'vesibid'e:,séniinale : était remplie de <sperme , que IjOn -faisait sortir aisément par le conduit qui s’ouvrait \&üv^rurnont-anii77i. La lèvre droite de -cette esitèce de vulve contenait en partie une poche renferinant une verrée d un liquiue assez limpide, et un corps ayant la figure~et la couleur d'un marron un peu arrondi^ qui était une /Tza^/we im-parfaitej n’ayant aucune commùnicatioti'aveeles parties extérieures : le gr and diamètre de cette matrice était d environ un pouce, et demi, et son petit d’un pouce ; on voyait à sa partie supérieure , îdu côté droit, une véritable trompe de Fallope, qui, par son pavillon et par son morceau frangé , embras«ait un ovaire bien conformé. En écartant les deux lèvres dont ^ETous avons parlé, on remarquait deux petites crêtes spongieuses, rouges et saillantes, que l’on aurait pu prendre pour -les riymphes , mais qui parurent être lès débris d’un uretre ouvert dans toute sa longueur. Entre ees crêtes, et à leur partie supérieure , s'ouvrait Y uretre comme dans les femmes, et il y avait au-dessous une
^ ouyerture^ très-étroite, rétrécie encore davantage par une membrane semi-lunaire semblable à Yhjmen, Une petite excroissance j placée latéralement et supérieurement, et qui avait la figure à' ixne caroncule myrtif orme , contribuait encore à donner à cette ouverture l’apparence de 1 ouverture d’un 'vagin .‘ en incisant cette membrane on voyait que ce prétendu vagin était un canal borgne, line sorte de sac membraneux à surface lisse.
ayant plus d’un pouce de pTofoiideur sur un dèrhipouce de diamètre, et placé entre le rectum et la vëssiè. Maret^ k qui nous devons une belle description de céf individu, termine ainsi ses observations : «Une semence prolifique se préparait en vain dans un testicule, puisque l’imperforation de la verge, et l’endroit d’où cette lî-' queur pouvait s’échapper, s’opposaient sensiblement à ce qu elle pût jamais être d’aucun usage pour perpétuer l’espèce humaine; üiie trompe éiiibrassait en vain un ovaire bien conformé, puisque la mâtricé ï laquelle cette trompe aboutissait était borgne et n’àvait aucune communication extérieure. En un mot, Jean- Pierre, qui était femme de la ceinture en haut, homme de la ceinture en bas, et qui, dans le point centrafj était femme à droite et homme à gaiiche, n’était cé^ pendant, dans le fait, ni l’un ni l’autre; et son état, qui augmente le nombre de cette espèce de monstres j rend l’existence des hermaphrodites parfaits bien péii' vraisemblable. » (Mémoires de l’Académie de Dijon ,t&m. II.) '
2® Un individu , âgé de vingt-huit ans, d’une taille svelte , dont les traits étaient mâles et le teint brun , te' larynx , la voix et les manières semblables à ceux d’une femme, et qui avait un peu de barbé, présentait, au rapport du docteur Haridy , l’enseinble le plus parfait qui ait été observé jusqu’ici , des orgânés génitaux dés" deux sexes. Examiné à Lisbonne en avril iSby , orf put ' se convaincre qué le pubis, les té^iCüles et lé Icroîum^ offraient la situation , le volume et la forme qu’ils présentent chez l’homme adulte; ilavait un pénis érectile, dont le gland était récomvèft en entier d’uÙ prépuce"
également érectile , et percé d’un canal jusqu’au tiers de sa longueur. Les organes du sexe féminin étaient semblables à ceux d’une femme bien corformée , excepté les grandes lèvres étaient plus petites et plus rapprochées de 1 urètre; le poil qui les revêtait était peu abondant; les cuisses étaient moins grosses que chez femmes, les os iliaques , très-petits et peu «Soignés Tun de; l’autre; la menstruation avait lieu Pendant le coït, le pénis entrait én ér^qn. U. grossesse a eu lieu deux fois, et s’èst teripinee pi-ematurément au troisième et au cinquième mois, {^ef cal repositorj, n« 45.) Il est évident que cet individu appartient au sexe féminin puisqu’il en a toptes les parties sexuelles, qu’il est réglé, qu’il a été fponde ; et que d’ailleurs la verge , dont le cariai de l’prètreest imparfait , ne peut remplir aucune fonction.:
Après avoir fait connaître les diverses dispositions apatpmiques que peuvent affecter les organes géhitaux , nous devons nous occuper de la solution des questions que le magistrat peut adresser au médecin.
I Comment, lorsqu’il s’agit de constater l’état civil d une personne, parviendra-t-on a connaître le sesce auquel el^ appartient P Il est difficile d’admettre que les de conformation rangés sous les titres A, B, G, lîpE, F, G et H ( voyez 148 et suivantes ) puis^ s^t donner lieu à de grandes difficultés, lorsqu’on Iris examine attentivement; il n’en ^st pas de même J avons parlé en dernier lieu m.
Voici quelques considérations judicieuses qui nous raient devoir servir de; guide au médecin que des prohîemes de cette nature mettraient dans l’embarras *
nous les avons puisées dans l’article Henmaphrodisrtie du Dictionnaire des sciences médicales, si bien traité par notre savant confrère M. Marc, L’examen extérieur des parties de la génération ne saurait être entrepris avec trop de soin et d’exactitude ; on devra autant que possible, et sans blesser ni sans exciter une vive douleur, sonder les ouvertures qui s’y présentent, afin de connaître leur étendue et leur direction . 2° L’inspection de toute la surface du corps n’est pas moins essentielle, afin de pouvoir déterminer la prédominance des caraètères constitutionnels de l’un et de l’autre sexe. 3*^ A cet effet, on devra également observer long-temps, et à plusieurs reprises, les goûts, les propensions des individus dont il s’agira de constater le sexe : dans l’appiication des résultats qui découleront- de cette observation, on devra surtout s’attacher à ne pas confondre les habitudes résultantes de la position sociale des individus avec les propensions innées, ou qui dépendent de la constitution organique. 4^ Une circonstance bien importante dans les cas équivoques, c est de s assurer s’il s’établit, par une ouverture quelr conque des parties sexuelles, une excrétion sanguine périodique, attendu qu’elle seule est déjà presque suffisante pour prouver qu’il y a prédominance du sexe féminin. 5° Pden né conduit plus aisément à des erreurs que de jirétèn dre, dans tous les cas, déterminer, /lew de temps âpres ta naissance , le sexe d’enfans dont les parties génitales ne sont pas régulières. Lorsque la conformation de 1 individu laisse le moindre doute sur le véritable sèxe, il est convenable d’en avertir l’autorité, et d employer, s il le faut, des années à observer le dé-
veloppement progressif du physiquercomme du moral plutôt que de hasarder sur le sexe un jugement que des phénomènes subséquens pourraient tôt ou tard renverser. 6® On ne devra tirer parti qu’avec une certaine réserve des déclarations de l’individu , ou des personnes qui ont des liaisons directes avec lui; on examinera surtout si ces déclarations sont de nature à être fondées sûr tin motif d’intérêt.
Qui! nous soit permis, en terminant ces considérations, de faire sentir encore combien il importe d’y avoir égard. La détermination du sexe a été quel- "quefois tellement difficile, que des médecins également habiles ont émis des opinions contraires en déclarant, les uns que l’individu soumis à leur examen appartenait au sexe masculin , tandis que les autres le regardaient comme faisant partie du sexe féminin. L’exemple suivant en est une preuve certaine t Marie Derrier, âgée de vingt-trois ans, offre une sorte de pénis imperforé , près de la racine duquel se trouve un frein qui se termine , en descendant de chaque côté et jusqu’au péi'inée , en deuxi'eplis de la peau flasques etridés. On ne voit ni nymphes, ni traces de vagin , ni testicules, ni barbe, ni gorge; Furine sort par une ouverture particulière ; la voix est faible et efféminée, la structure petite et débile. Hufeland et Mursinna déclarent quelle, est fille ; Stark et MartenS, au contraire , la rangent parmi les garçons. Metzger, à qui nous avons emprunté, ce fait, dit que Derrier n’est ni homme ni femme. {^Gerichtl Med. ^ ahh. i , page 177. ) Nous pensons que. cet individu doit etre assimilé à ceux dont nous avons parlé à la page ïSa, D
2” Lés^ individus atteints^ de ces -vices de conformation doiventdls être déclarés impuissansê/^xi faisant consister l’impuissance dans l’impossibilité physique d’exercer le coït, il est évident que quelques-uns de ces monstres sont impuissans : tels sont ceux dont nous avons déjà fait mention à l’article Impuissance , auquel nous renvoyons page i3o A:. Impefêêiîon de la
'vèrgej Jïfpospades ex épispades f 2“ ceux qüi j f^eüniàsant plusieurs des organes génitaux des deux sexes^ në présentent pourtant pas l’ensemble parfait des parties sexuelles de l’homme ou de la femme. Jean - Pierre Hubert , si bien décrit par Maret , était dans ce cas. ( page i56.) Tous ceux dont les organes génitaux
sont conformés de manière à ce que le coït puisse s’exercer doivent être déclarés puissans : peu importe, en effet, qu’un individu doué de toutes les parties nécessaires pour que la copulation ait lieu , offre en outre quelques-uns des organes génitaux de l’autre sexe, ou des parties qui les simulent : aussi nous nous garderions bien d’accuser d’impuissance la femme dont nous devons la description au docteur Handy, chez laquelle lès organes du sexe féminin étaient parfaitement bien conformés. {Hoj-éz page 1 58.)
Il est inutile de faire sentir que la possibilité d’exercer le coït^ que nous accordons à quelques-uns de ces individus monstrueux , n entraîne nécessairement la faculté de féconder ou d’être fécondé. Ici, comme pour les personnes les mieux conformées, plusieurs causes physiques, inaccessibles à nos sens, peuvent s’opposer à ce que le coït soit fécond. Nous ne revieii droiis pas non plus sur ce qui a été dit au sujet de
1 impuissanoe qui s’applique aussi bien â ces
personnes qu’aux autres- ■ • .
Des maladies qued’on a çonsidémes comme des motifs de nullité de mariage, '
En parlant de X erreur sur la personne nous n’avons iait>in^ntipn que de^ l’impuissance et des vices de coniormatioja des organes génitaux qui xionnent à un individu l’apparence d’un sexe dont il ne fait point partie. M. Fodéré pense «qu’il faut y joindre le cas d’un individu portant le germe de maladies hideuses propres à faire passer une vie pleine de calamités, au lieu de ce :Surcroît de bonheur que l’on croyait trouver », ( Méd légale, tom. I, pag. 3540 Voici les maladies qu’il indique comme pouvant entraîner la nullité du mariage: iépdepsie, la marûe, 1’^^ et autres puanteurs,” la syphilis, les indurations, cancer et les ulcères de l’utérus, les pertes utérines considérables, en rouge ou en blanc, les polypes de la matrice et du vagrn.'(Art. Mariage du Dictionnaire des sciences médicales.) Le même professeur ajoute ailleurs : «L’intérêt des époux, comme celui des mœurs, exigent qu’on demande il nullité du mariage aussitôt qu’on a reconnu .lerreur, ^quel qup^.soit le temps écoulé depuis sa iîélébration puisqu'on parlant des six mois la loi ne dit pas il
-mu^ge, vnais depuis que Vépouæ a reconnu D erreur... a(>^Me.d. legale, tom. I, pag. 355. )
Cette opinion est inadmissible; en l’adoptant on serait conduit à ce résultat véritablement fâcheux, qu’un mari pourrait demander la nullité d’un mariage
contracté depuis dix, quinze ou vingt ans,, parce que la femme présenterait alors des, symptômes d’uiie de ces maladies, le cancer de la matrice , par exemple , dont elle portait le germe depuis long-rtemps. Nous pensons même que M. Fodéré modifiera sa manière de voir à cet égard, car nous trouvons déjà à la page 388 du, même volume, une assertion contraire à celle qu’il a émise un peu avant. « Il est vraisemblable, dit ce professeur, quunefemme attaquée de ces maladies (le cancer et les ulcérations dé la matrice et du vagin ) ne recbercne pas le mariage 5 qué si elles survenaient après qu’il au--rait , eu lieu f illes ne. pourraient plus être admises comme, Jins de:3iidlité.r‘
Les maladies dont il s’agit ne constituent point ce' que les jurisconsultes appellent erreur sur la personne; la législation actuelle, ne les. considère point comme, des motifs d’opposition au mariage; aucune doses dispositions ne permet de. les regarder comme pouvant entraîner sa nullité , et il suffit de réfléchir un instant ppiir adopter cette manière de voir : plur sieurs de ces affections sont guérissables, d’autres sont au-dessus des ressources de l’art, mais ne s’opposent point à la procréation, tel est le cancer de Yntérns ; enfin, il en est qui rentrent plutôt dans la classe des incommodités que dans celle des maladies, comme certaines puanteurs. - ■
Cas de séparation de corps.
La législation actuelle n’autorise plus le divorce. Lés deux premiers articles de la loi rendue le 8 mai iSif)
( iÔD )
s'expriment ainsi":' « i® Le' divorce 'est ''àTÎôIi •' 2* to vîtes dfemândes 'et 'instances en divoréè', pour causes' déterîninées, sont converties en 'demandes et instances en sépdratioh dé 'côr'pst^^ 'h^ médêèin' qui voudra connaître les bas de iéparation de corps où son avis pourra être requis', devra donc consulter ceux des articles de là loi sur le divorce qui lé icbncernënt. Voici ces articles."
mari p,ourra„demander le divorce. ppur cause dVfemme; 2“ la femme pourra demander le divorce po'ur cause"‘d’adultère de son mari , lorsqu’il aura tenu sa- concubine dans la maison commune ; 3® les épo'ûX' pôür'rôfitî réciproquement demander le divorce pour excès ; Sévices du injures graves de l’un d’eux envers l’autre.» (Art. 229; â3Ù et 2 3 1, du Code civil , cbapitre I ® Des . causes-dn divprc0, ^
Ainsi l’homme de l’art sera quelquefois ténu de de-^? cîder; dans une accusation a;dulth"éYti^Vënîs[tit qui Vîënt de naître est àterme : c’est , par exemple, lorsque lë père prouve avoir été absent pendant les quatre on cinq mois qui ont suivi l’époque présumée de la conception ; car alors l’adultère est incontestable: ( F'oj-iz pfage 232.) Dans une autre circonstance il faudra constater une maladie vénérienne, non pas qu’à rimitatîôn de certains auteurs nous regardions l’existence dé cetté' affection chez une femme dont le mari est sain comme une preuve irrécusable d’adultère (r), mais parce'qu’elié
' (t) En effet , la syphilis peut se propager d’un nourrisson à la mère pendant l’allaitement; un verre dans lequel aura bu - M ^yplidis pourra, communiquer la
maladie à un individu qui s’en servira immédiatement après , «t avant que lé verre ait été posé sur une table; il en est d&
a été considérée comme un ou injure grave quelques tribunaux, quoique d’autres aient émis une opinion contraire. Nous franchirions les limites que nous nous sommes tracées, en examinant si la maladie vénérienne doit être regardée comme un sévice .* .c’est aux jurisconsultes à résoudre la question ; il nous suffit de savoir quearopinion des tribunaux pouvant varier àcetégard j il se présentera peut être un cas où nous serons requis de donner notre avis. Attachons-nous alprs' à démontrer que la maladie est réellement vénérienne et, pour y parvenir, ne négligeons aucune rechercl^e, car le problème est souvent d’une solution difficile^, et d’on prévoit l’atteinte que nous porterions' à l’honneur si, d après un examen superficiel, nous commettions une méprise : distinguons bien, à l’aide des moyens que tous les médecins doivent connaître, et qu’il serait trop long d’exposer ici, si les écoulemens et les autres affections ,des^ parties génitales, de l’œil, de l’àrfié^bouche, des ps, etc., sont dé naturé syphilitique : cfi^rchons ensuite à décider quelle a été l’origine de l’infection, si la maladie a commencé par le mari ou par da femme,- et n oublions pas qu elle peut être héréditaire
et que son existence ne suppose pas toujours que l’époux ait Gpntracté une union criminèlle, comme nous l àvons dit à la page précédente.
même d’une cuiller qui aura été portée d’une bouche à l’autre sans avoir été essuyée , et peu de temps après que la personne infectée en aura fait usage, etc.; d’ailleurs, la syphilis peut être héréditaire^-