‹ Leçons de médecine légale (volume 2)Chapitre 20 sur 54 · Pendant le trQÎsi^jxie.tïiois. ne pouvons que · texte numérisé non relu

Pendant le trQÎsi^jxie.tïiois. ne pouvons que

-répéter -ce qui vient, d’être -dit à l’occasion de la première époque; toutefois le toucher ayant pu être pratiqué un plus grand nombre de fois , les probabilités de -grossesse seront un peu, plus grandes,s’il se joint aux s-ignes équivoques décrits à la pag. 179, ceux dont nous av-ons fait mention àla pag. 172. lly aurait encore plus .dieoprobabilitésy si , indépendamment de ces phénoinènes.). la femme disait sentir des mouvemens semblables à ceux qu'exécute le fœtus , ce qui est fort rare às cette époque.

' do Pendant le quatrième mois. -L’ensemble des signes observés q)endant cette -période^ peut servir à établir d assez grandes, probabilités • em faveur de la grossesse , surtout lorsqu’on a-Louché la femme à différentes reprises; mais- H est insuffisant pour pro-

nonç^r affirmativement, à moins que l’on n’aif pu tîéteriU.iner le ballottemen t, ce qui n^est pas ordinaire.Qu’im* porte j en effet , que la femme lou le médecin soient convaincus qu’il existe des mouvemens actifs semblables à,; ceux qu’exécute le fœtus : unr état spasmodique des intestins et de la matrice ne peutûl pas simuler ces mouv emén s dans les .grossesses apparentes , et d’ail leurs ne :v^oit-on pas des demmes enceintes cbez lesquelles il ÿ a absence de pareils mouvemens.

Jf:. P endantie cinquième mois. Le fœtusf étant le seul corps qui puisse être suspendu et ballottédans Tütérus, on pourra que la grossesse existe^ si Ton a pu

déterminer le ballottement , mouvement passif que Ton évitera de confondre avec le mouvement dè totalité de l’utérus. On se gardera bien de uier que la femme soit enceinte, parce qu’il aura été impossible de déterminer ce ballottement , plusieurs causes pouvant s’opposer à ce qu’il soit sensible. ( vp^o^ez pag. x84.) Il serapermis alors d’établir les mêmes probabilités qu’au quatrième mois, si les circonstances sontlesmemes. Que I on aitpu s’assurer ou non dub^ottement du fœtus, on affirmera que la grossesse existe,-si ron æsenti distinctement les

l’oreille sur rabdoraen de la femme, ou mieux encore en se servant du stéthoscope ; mais il est probable que les battement dont il s’agit ne pourront être aperçus

que fort rarement avant le sixième mois.

Pendant le sixième mois. ^\ les. caractères Tournis par Tauscultation médiate ou immédia tei(: moyez pag. i85 ) ne permettaient pas U d’hommé de Tart de

prononcer sur 1 état de la femme , 41- agirait conformé-

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înewt aux principes établis à roccasîotï cic la grossesse pendant. le cinquième mois; d’autant plus qû’alors le fond de Tutéras ést plus haut (î/ojp. PviÿS), les mo'u£ 5?:emens actifs du. fœtus plus prononcés, et le ballottêment plus facile à sentir, parce que lé fœtus est plus fork ■ 6® PendawtjLesztmis.dernievs mois. Les caractèrés tirés de la situation de la tête du fœtus et de la mâtrice , de 1 état ducolet des membranes, senties seuls, parmi ceux que nous , avons énumérés à la page 187, qui méritent quelque attention : ils sont pourtant insuffisans pour àffirmer que la giossesse existe; ils n’auto^ lisent, qu ^ établir d& tr'es^grandes prohabilités. Mais comme en général pendant l’époque dont nous parlons , les mouvemens actifs , le ballottement et les battemens'du cœur du fœtus sont très-sensibles , et que ces .deux derniers signes sont caractéristiques de

la .grossesse ; 1 homme de l’art pourra, dans beaucoup de circonstances^ affirmér que la femme est enceinte. Il mettra, au contraire, dans ses conclusions, la même réserye.quatbcinquièmeetausixiènie mois, s’il lui est

impossible;de déterminer le ballottement ou de sentir les battemens du cœur.

^ de deux on d’un plus grand nombre

de fœtus dans, l’utérus étant propre à modifier quelques-uns des caractères importans de la grossesse , il faut que l’homme de; l’art redouble d’attention pour ne pas etre induit len erreur ; du reste son jugement ot ses conclusions doivent être basés sur les mêmes principes. S’il neparvient pas à déterminer le ballott.èment nx à sentir les; battemens du cœur , %t qu’il ait cependant des. motifs^ pour soupçonner que la femme

est enceinte , il émettra des doutes j et se gardera lîrèïiHr surtout de nier la grossesse. Il pourra-, au cont’rairè;''

quelle existe , lors même qu'il n’aurait p\i dëi' terminer le ballottement, s’il a senti les doubles ‘püÜ ' salions du cœur dans plusieurs points de l’abdoraen. ('^djrez p. i8g.) - ^ .

8° Ce que nous avons dit à l’occasion de la grossesse^ Utérine eornpliqjaée., , de,.bi grosses^ rine, et dés diyers^ ‘étals -.c n^tur^; qui ^euvej§|p

faire croire que bi femme ^£çigte3,~,,;|^quy^ bien le médecin appelé pour,

ce genre dpit se condujre^y pej circQ^P^i^pn^ Toutês v les fois qu’il ;consetvera,-/^e^

avis favorable Jçla. femmey-çt, engagerrl’autnrité àr 3^y'i^

tendre : ainsi il admettra la pp^i-bilijél:^lae^t’QSsesset^:3

lorsqu’il croira obtenir la eon^rvj^onî^enbtiBaèrei^aî:

du fcetus; il agira d^ns un,;Sen.s^lG,Qftf?gir-e^S^|ikbsenee^e

de la grossesse peut présenter qu^lqueÆVjantagéià-faç-- = cusée pu lui éviter quetqueûn^ngQ^ier^fjf ^

,g° On n’qublierajamals que lles femm^s^quiput inro s térêt à simuler la grqssesse uugmententï spuyent dg YOB-îèr lume du ventre à l’aide de serviettes , de-pquasi nsii L elles spustraient les linges qm pourraient; attester IfeL retour périodique tks règles. Mais ib-faut observa . qu il ne suffit pas dç, reconnaître l’une pu l^tre de césîp

fonderies pour prononcer que la Jemme. n’est pai^L

grosse , car elle aurait pu j Avoir recours pour par y raître plus avancée quelle ne l’est réellement. Si une femme enceinte veut cacher sa grossesse, elle ne raan- que pas de'se dire atteinte d’une de ces maladies qui la simulent {'vo}’-. page i9fi.);elle fait îpus ses efforts ,

qjx^X^ide <^s vêtemejxs et ^esree inturç.s le lopiç^.du3Xenlrej.iie soit pas très-sensible; enfin elle' simule la raepstrjiation tojis les mois, en tachant des linges^vecdu sang,

DEUXIÈME QUESTION. — Une femtne est-reile d’^^e avoir pu concevoir ? ^ .

'©ans-nos éliniats ;da-femnie"jo'uit, Æê plus ordinairement /-Hte 'lat’ fecültë dé concevoir depuis l’age de quinze ans époque de la première m'ensirUation , jusqâ^à ceïuî'dequàranïfeou dé quaranté-ciriq ans, où l’on Téit lés-règles oeSi'éK 'Mais la coiistitutîon du sujet, -le clïmatiqû’îl habité et légenre de viè'qn’il mène, influent siirgulièrernent su#lehiomént de l’apparition et de la ce^aîion ^s réglés ;‘^h' sait, par exemple, que la menstruation'l^tablit plus tôt chez les filles du midi Bt^ehez-eelléSTqui habitent les villes que chez les personnes 'dîTnord et? chez eéiles qui vivent à la campagne. Il y a plus : "des-femmes sont devenues mères avant d’avoir^éte réglées , et meme sans l’avoir jamais été' : on a'vfü'â-Paris une fille âgée de douze ans et demi étre enceinte; dmne autre part , il est avéré que des femmes ont pu concevoir passé l’age de soixante ansr^emsfeùi rapporte qu’une femme qui ne fut régléè qu’à' vingt ans , 'aecoucha pour la première fois à l’âgé de quaraEnte-sept ans ; eïle en avait soixante lorsqu’elle mit au monde le septième et dernier enfant : la mènstrûâtion no cessa èhez elle' qua l’âge de quatre-vingt-' dix-neuf ans c’est-à-dire cinq ans avant sa rtïôrt.

ll-résulté'de ce qui précède , i" {ju’il est impossible de limiter la possibilité dé la conception dans un espace

de temps déterminé ; 2° que si l’existence de la menstruation est un des indices les plus certains de l’aptitude à concevoir , le défaut des règles ne peut cependant pas autoriser à regarder la conception comme impossible.

TRO ISIÈME QTJESTIOWi pem-êlle

ignorer constamment set grossesse?

Des femmes accusées d’avoir laissé périr leiir enfant, faute de soins, peuvent alléguer l’ignorance de la grossesse; d’autres, après avoir commis le crime d’infanticide, assurent dans leurs moyens de défense, que loin d’avoir tué leur enfant, elles ignoraient, quelles fussent enceintes; la question qui nous occupe pourra donc être agitée devant les tribunaux. Il est incontestable qu’une femme complètement idiote peut ignorer sa grossesse ; en est-il de même de celle dont on a abusé pendant qu’elle était enivrée par- des narcotiques, des liquides spiritueux , ou pendant qu’elle était frappée d’âspbyxie ou d’apoplexie? Nous avons déjà établi que la fécondation peut avoir lieu chez une personne qui est dans l’un ou l’autre de ces états; mais il ne faut pas conclure que parce que la femme a été , abusée à son insu , elle devra nécessairement ignorer plus tard quelle est enceinte; les mouvemens actifs et le ballottement du foetus , ainsi que les autres signes de la grossesse , ne pourront-ils pas éclairer cette femme sur son véritable état, lorsqu’elle aura repris l’usage <le ses sens P Toutefois, si l’on^ne peut pas conclure que la personne dont il s’agit doive ignorer nécessairement sa grossesse, il faut admettre la possibilité du fait, puisqu’on & vu des femmes mariées, qui n’avaient aucun intérêt

a tromper le médecin, arriver jusqu’au moment de raccouehement sans avoir jamais soupçonné leur grossesse : 1° M. Desgranges frapporte l’exemple d’une femme déjà mère de plusieurs enfans -, qui se trouva dans ce cas àl’âge de quarante-cinq ans; 2° une femme, mariée depuis trois ans, consulta M. Fodéré , pour une affection chronique de la poitrine, accompagnée de rétentions de règles , et d’une perte en blanc, trèsabondante et ichoreuse ; elle présentait, en même temps, divers symptômes équivoques de grossesse; mais sur les observations qui lui furent faites à cet égard , elle objecta rabsence de son mari; elle ajouta d’ailleurs que, sans vivre dans une continence absolue, elle ne craignait rien, parce que des gens de l’art lui avaient assuré qu’elle né pourrait point devenir grosse, tant que la përte en blanc subsisterait. Deux mois après, M. Fodéré, appelé en consultation, pour la maladie de poitrine qui était devenue très-aiguë , fit observer à ses confrères qu’il sentait au côté droit de la région hypogastrique, une tumeur dure, ronde, oblongue, qu on regarda comme stercorale, ou venteuse, faute de renseignemens précis. Cependant le douzième jour depuis qu’il continuait de voir cette femme, elle accoucha d tm enfant mâle d'environ quatre mois , à sa grande surprise, à celle des médecins qui la soignaient et des assistans , qui se trouvaient en grand nombre dans sa chambre. Sa naïveté et sa confiance , au moment de ce travail, dont elle assurait ignorer la nature, et le peu de précautions quelle avait prises pour cacher sa honte et ce témoin de son infidélité, semblèrent autoriser à croire qu’effectivement elle n’avait

pas connu son état. Elle se plaignait beàucoup des gens de l’art, qui lui avaient inspiré une trompeuse sécurité, et expira le lendemain victime peut-être d’un, moment d’erreur, et de l’imprudence des personnes qui n’avaient pas assez interrogé la nature. ( Fodéré, Médecine légale.) 3° Pendant notre séjour à Reims , l’an dernier, le docteur Duquesnel fut appelé par une dame mariée que personne ne croyait enceinte , et qui se plaignait de douleurs abdominales dont le caractère et la marche simulaient les douleurs de l’enfantement. Désirant s’éclairer, M. Duquesnel proposa à la dame de se laisser toucher ; mais elle était tellement éloignée de soupçonner la grossesse qu’elle s’y refusa ; ce ne fut qu’au bout d’une heure , lorsque le médecin l’assura que l’accouchement allait avoir lieu , quelle permit l’exploration du col de l’utérus ; on vit alors que la tête du foetus était sur le point de franchir le détroit supérieur, et la femme ne tarda pas une demi-heure à êtye délivrée. Il n’y avait aucun motif qui pût porter cel^ dame a cacher sa grossesse.

Combien le médecin ne doit-il donc pas user de circonspection lorsqu’il s’agit de prononcer sur une question de ce genre ! C’est ici qu’il faudra s’enquérir de plusieurs circonstances commémoratives : la femme a-t-elle cherché à céler sa grossesse ? s’est-elle informée de tout ce qui est relatif à l’accouchement, des moyens propres à faire avorter.? a-t-elle fait des questions à ses amies, qui pourraient permettre d’élever des doutes? quelle est sa position sociale, sa moralité ? le mari est-il absent, etc.?

( an )

QUATRIÈME QUESTION^ — t/ke femme enceinte a-t-elle des penchans tellenient irrésistibles qu’elle soit portée a commettre des actes contraires a l’ordre social?

IjCs tribunaux ont quelquefois requis l’avis des mé*decins, pour savoir si la grossesse pouvait déranger l’imagination d’une femme et dépraver sa volonté au point de la porter à commettre malgré elle certains crimes, et notamment celui du vol. Il est incontestable qu’il faut admettre dans quelques cas de grossesse, la possibilité et même la réalité d’un trouble de l’imagination , assez marqué pour qu’il puisse servir d’excuse à la femme. Il serait contraire à'I’ordre social d’établir que cela doit avoir lieu constamment, car on assurerait l’impunité à des femmes de mauvaise conduite, qui savent aussi bien soustraire la propriété d autrui quand elles ne sont pas enceintes , que lorsqu’elles sont grosses. Si la lésion de l’imagination est évidente , l’homme de l’art ne balancera pas à excuser, la femme j dans le cas contraire , il engagera le magistrat à chercher ailleurs que danslamédecine^les moyens de résoudre la question ; en effet, les juges seront beaucoup plus éclairés , quand ils sauront que la personne accusée jouit d une bonne ou d’une mauvaise réputation , qu’elle est dans l’aisance ou dans la détresse , etc. , que lorsqu on leur dira que le tempérament de la femme

est très-irritable, mélancolique, etc.

Nous n imiterons point certains auteurs de médecine légale , qui , à 1 occasion de la grossesse , ont agité la question suivante : Doit-on considérer la présence

(T une mole dans rutérus , comme une preuve certaine dit eoïtp II est évident que l’on doit répondre affirmativement, si l’on entend par mole les débris d’un embryon (^oy. page 199) ; le contraire aura lieu , si , comme cela a été fait, on désigne sous ce nom des masses de sang, d’hydatides, etc., dont la présence ne suppose en aucune manière la copulation.

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