‹ Leçons de médecine légale (volume 2)Chapitre 26 sur 54 · POIDS · texte numérisé non relu

POIDS

durpoids .es poumons

celui du corps

poumons.

graium.

gramm.

io5i lôgi 2 G 80 23 5 O 2S7O 3 100

Kapport moyen : 52

Rapport moyen : 49

POIBS

des

poumons.

du- poids des poumons ,

celui du corps.

gramm.

I sur 108 :

Si i

On voit toutefois par l’inspection de ces tableaux, que si dans aucun cas les rapports ne sont tels qu’ils oùt ^té indiqués par du moins est-il vrai que

presque jamais le poids du corps d’un fœtus qui a respiré n’est soixante-dix fois aussi considérabié que celui des poumons , et que , dans le cas de non-respiration , le poids du cadavre entier est presque toujours plus de trente-cinq fois plus grand que celui des poumons ; d’où il estpermis de tirer cette conséquence ,'qiié si les rapports énoncés. par P/ouc^uét ne sont point exacts , du moins est-il certain qu’en général le cadavre entier d’urt J^oetus qui a respiré ne pèse pas soixahte-âiæfois autant que ses poumons y et que celui d’un fœtus qui n’a pas respire pèse plus de trente-cinq fois autant que ces organes. Ce résultat peut être utile , et nous aurions tort de rejeter la méthode de Ploucquet y comme l’ont fait certains auteurs , par cela seul que les rapports ne sont pas tels qu’ils avaient été annoncés.

Est-il nécessaire maintenant de chercher à expliquer l’inconstance de ces rapports ? Ne voit-on pas que le poids du corps doit uffrir des variétés nombreuses suivant qu’il contient plus ou moins de graisse , qu’il est plus long oix plus court , que l’enfant appartient au sexe masculin ou au sexe féminin , etc. ? Ces causes nous ont paru tellement frappantes que nous avons imaginé de comparer le poids des poumons à celui du cœur y espérant qu’il y aurait beaucoup moins de variations dans, le poids de ce dernier organe que dans celui du corps entier, et que par -là les rapports que nous établirions seraient plus consians , et par conséquent plus propres à faire connaure si' la respiration avait eu. lieu. Voici le-

sommaire du travail que nous avons entrepris à cet

éprd. V

On a pris exactement le poids de plusieurs' fœtus rnort-nés, et d’autres qui avaient vécu plusieurs heures ou plusieurs jours 5 ces fœtus étaient à terme, à sept ou a huit mois. Le thorax ayant été oüvert, on a pesé séparement le cœur et les poumons après les avoir bien essuyés J le premier de ces organes avait été préalablement incisé pour en retirer tout le sang qu’ii pouvait Gontepir- les veines-caves et pulmonaires, ainsi que les artères pulmonaire et aorte ont été coupées aussi près que^ppssible de ces viscères, afin que le poids de ceux-ci ne se trouvât pas plus grand qull n’ést réellement. Le tableau suivant indique le rapport ilc pesan-

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