‹ Leçons de médecine légale (volume 2)Chapitre 27 sur 54 · TABLEAU · texte numérisé non relu

TABLEAU

Il r^'ST^e~d~è”cës expériences èt de beaucoup d’autres dont nous ne ferons pas mention , i° que le rapport du poidsfde^^ poumons à xelui du xœur li’est pas toujours le mêmfrxhez le& fœtus qui ontxespiré comme chez ceux qui n’ont pas respiré 2® que chez les premiers les poumons pèsent quelquefois sjeptfois autant que le cœur^tandis que dans d’autres circonstances ils ne pèsent que deux ufpis .f-, autant ; 3^ que chez -les fœtusqui n’ont pâs respiré , les poumons peuvent peser cinq fois autant que le cœur, ou seulement une fois autant; 4° <Io’il est par, conséquent impossible d’établir aucune règle fixe d’après le rapport dont il s’agit, pour savoir.isi la respiration a eu lieu,

Z)arâzé/'avait publié, dès-l’^année 1^80, un procédé différente de ceux qui ont été indiqués , dans le but de déterminer également si le fœtus avait respiré. Partant de ces : deux principes d’hydrostatique généralement connus, i'* qu’un corps solide plongé dans un liquide , déplace autant de ce. liquide qu’il y occupe d’espace ; 2° qu’un corps solide plongé dans un corps liquide moins pesant que lui, y perd en pesanteur ce que pèse un volume de liquide égal à celui du corps solide, et que la pesanteur du liquide augmente dans la même proportion , il proposait de déterminer numériquement le volume des poumons, puis de les peser dans 1 air et dans l’eau., en, employant l’appareil décrit à la. page 257. Il est évident, disait- il, que si les pounaohs d’un fçetus; mort-né pèsent 100 à l’air libre, ils me perdront que très - peu de leur poids lorsqu ils seront pesés T dans l’eau , puisqu’ils présentent peu de volurire'’; supposons qu’ils ne pèsent alors que

70 (i). Si les poumons d’un enfant qui a respiré pèsent

200 àl’air libre , ils perdront beaucoup plus de leur poids

quand ils seront pesés dans l’eau, vu qu’ils offrent un tiès-grand volume, et que par conséquent ils déplacent une plus grande masse de liquide; supposons qu’alors: ils ne pèsent que i4o. S’il s’agit au contraire de poumons de fœtus mort- nés, qui ont été insi^ès^ admettons que leurs poids à l’air libre soit de 98 (a ) , ils perdront dans l’eau autant que ceux qui ont été dilatéspar la respiration, puisqu’ils offrent le même volume; donc leur poids ne sera alors que de 38 ; d’où il suit que la différence de poids dans l’air et dans l’eau sera,: Pour les poumons du fœtus mort-né, de 3o ;

Pour ceux du fœtus qui a respiré, de 60.

Pour ceux qui ont été insufflés , de 60.

Il sera donc aisé, en construisant des tables qui indiquent lespoids de ces organes dans l’air et dans reau,.de décider s’ils appartiennent à des fœtus mort-nés ou à d’autres qui ont respiré ou dont les poumons ont été insufflés.

Le procédé de repose sur des, principes, de

physique incontestables ; mais il suppose que le, volume et le poids des poumons ne varient point, ce qui est loin d'être exact; d’ailleurs les tables nécessaires

(1) Aucun de ees nombres n’a été indiqué par Daniel; nous croyons devoir les employer, npn pas que, nous ayons la certitude qu’ils expriment au juste ce qui se passe , mais seulement parce qu’ils facilitent l’intelligence du procédé dé cet auteur.

(2) Il est assez remarquable que- les poumons d’un fœtus

mort-né pèsent constamment davantage a,vant d’avoir été insufflés qu’après. - \ ^

( aÔj )

pour en faire ^application n ont point été dressées ; en cànséquènce il serait impossible d’avoir recours à une pareille méthode dans l’état actuel de la sciénce.

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