SEIZIÈME LEÇON
D. Pesanteur spécifique des poumons^ Les poumons^ d un fœtus à terme qui n’a pas respiré sont plus pésans que l’eau ; si la respiration a eu lieu, ils nagent, au contraire, sur ce liquide : dans le premier cas leur pesanteur spécifique est plus considérable que celle du liquiue ; elle 1 est moins dans le second , parce qu’ils ont été dilatés par l’nir. Voici comment on doit procéder pouf estimer cette pesanteur^ « On retire de la cavité thorachiqüe les péuHïôîis avec le cœur • on sépare la trachée artère en faisant la résection à l’endroit où elle s’inséfe dans ceus-là j on a soin aussi de foire préalablement la ligâtüPe des gros troncs vasculaires, et apres avoir essuyé le sang qui pourrait se trouver extérieurement sur les poumons, on les place doucement dans un vase rempli d’eau, assez spacieux pour qu’ils puissent flotter librement; ce vase doit être assez profond pour contenir au moins nn pied d’eau, afin que la colonne de liquide soit -proportionnée au volume ainsi qu’aupoids des poumons et du cœur. L’eau doit être juopre, ni chaude ni glaciale , et surtout ne pas contenir en solution dés parties salines , lesquelles, en augmentant sa densité, favoriseraient lasuf natation; aussi l’eau de rivière est-elle en général préférable à i eau de puits. On observe alors si îes poumons et le cœur tombent au fond de l’eau, ou sfiis surnagent.
s’ils se précîpiteîi t to ut à coup ou Iten tèriî ëh t . O n r éi iêre ensuite cette expérience avec les poumons séparés du cœur. Dans le cas où un seul poumon surnage, il est important de remarquer lequel. Le même èssaî dbit ensuite être fait avec chacun dés poumons sépârémerft, et avec chaque lobé coupé en plusieurs moréeaùx, afin de constater si chacun de ces morceaux surnagé', ou s’il en est qui tombent au fond; dans ce ttè dernièné expérience, il est essentiel de né pas confondre les uns avec les autres, les fragmêns du-poumon droit et du poumon gauche. Enfin , on exprime entre les doigVs et sous l’eau , chacun de ces fragmèhs, pour observé s’il s’en dégagé des bulles d’air, ët, si 'après avoir^été ainsi exprimés, ils surnagent encore ; ou s’ils vont Su fond de l’eau.» {^Màrc, Dict. des sciences médicaleSi^.
Cette expérience, qui constitue la. docimasie pulnià^ noire hydrostatique des auteurs (i) , indiquée d’abord par Galien, et décrite en 1664 par Thomas B artJïoîih et Jean S'Afammerdam, ne îutai^pMqixée à la médecin è légale qu’en 1682^ ^ar Schreger; eWe a été depuis l’objet de nombreuses contestations ; plus on a voulü lui donner d’importance, plus on s’^est attaché a là combattre: cette lutte a été favorable à la seiencérj puisqu’on est parvenu à établir ce résultat important^' qué, si dans certains cas T eæpèrience hydrostatique né peut être d’aucune utilité il en est cC autres oÎl- elle prouve que la respiration a eu lieu. Là justesse de cette proposition sera mise hors de doute, par l’examen at-
(i) , j’essaie.
tçnfif des objections faites contre la méthode dont nous par|.qns.i , -, ,,
•c-,Qt>iection première. Les poumons d" un fœtus nzort-né peuvent etreplus légers queVeauparce quHls sont pourù erpphjsémateuxy ou qu’ils ont été insufflés.
Il est impossible de contester la réalité de ce fait. D abord pour ce qui.concerne \a: putréfaction, on sait que, lorsqu’on place dans l’eau les poumons d’un fœtus mort-né, ils en occupent le fond, mais que bientôt après , s’ils ont le contact de l’air , ils tèndent à s’élever, et finissent par arriver à la surface du liquide au bout de quelques jours; alors ils sont pouris ; les- expé-, lâences qui ne s’accordent point avec ce résultat sont trop peu nombreuses pour qu’on doive en tenir compte. Si, au lieu de détacher les poumons, on abandonné à lui-même le cadavre entier d’un fœtus mort-né , on observe que, les poumons se pourissent avec la plus grande difficulté, et qu’en général ils offrent à peine des indices de décomposition putride lorsque la peau, les muscles et plusieurs viscères soij^t déjà dans un état de colliquation fétide; il résulte de ce dernier fait que la surnatation des poumons , par suite de la putréfaction , doit être un phénomène eoccessivement rare dans les questions relatives à l’infanticide , puisqu’en général on agit sur des cadavres qui ne sont pas encore entièrement putréfiés (r).
(i) Nous avons fait pourir trois cadavres de foetus a terme
touteslesouverturesnaturellesavaientétésoigneusementbou-
«haes pour empêcher lealarves de pénétrer dans l’intérieur des
Mais admettons le cas où il €50 serait ainsi : voici comment on distinguerait si la surnatation des poumons est l’effet do la putréfaction ou de la respiration; on exprimerait les poumons entre les doigts, et l’on verrait en les plaçant de nouveau sur l’eau, qu’ils se pré i cipitent dans le cas de putréfaction, tandis qu’ils conr tinuent à surnager s’il y a eu respiration; en effet, les gaz développés pendant la fermentation putride sont logés dans le tissu lamineux qui sépare les cellules bronchiques , et la plus légère pression suffit pour les dégager; tandis que l’air atmosphérique qui distend les poumons pendant la respiration , occupe les cellules bronchiques, et ne peut en être expulsé en entier qu’avec la plus grande difficulté. Les auteurs ont en-? core indiqué les caractères suivans qui sont beaucoup moins concluans : 1° si la surnatation du poumon est due à la putréfaction, le thymus, les intestins, la vessie , etc. , qui se pourissent avant cet organe , doivent également surnager, et si on les exprime entre les doigts ,^ils retomberont au fond de l’eau; il est impossible de nier que les viscères dont il s’agit ne deviennent assez légers pour nager sur l’eau, lorsqu’ils
cavités et de dévorer les viscères ; on n’a ouvert ces cadavres que plusieurs jours après que Fépidermé était èntièrement détaché , lorsqu’ils exhalaient une odeur extrêmement fétide, et que déjà les larves nombreuses quiétaient^à la snrfàce du corps paraissaient être sur le point de se porter dans l’intérieur du thorax ; poumons n’étaient pas sensiblement altérés , et ils gagnaient rapidement le fond de l’eau , meme après avoir été coupés en petits fragmens. •
solîî pouris j ii est même probable que dans là plupart des cas où un cadavre entier Sé putréfie ils aequrèrent bien avant les poumons la propriété de venir à la surface du liquide; mais on observe souvent le.contraire, lorsque ces organes sont détachés du corps; nous avons' plusieurs fois vu en plaçant dans uu vase rempli d’eau, les poumons / la vessie et le thymus d’un fœtus rmort-né , ces deux derniers viscères occuper encore le fond du vase, lorsque les poumous -nageaient déjà sur le liquide depuis plusieurs jours-; 2° SI on incise les poumons d’un fœtus qui a respire, on voit qu’ils sont crépitans , lors même qu’ils ont eie pouris; il uen est pas ainsi de ceux d’ün fœtus m.ort-né, que- la décomposition putride aurait rendus assez légers pour surnager.
- r-L emphjseme des poumons peut rendre certaines parties dé cet organe assez légères pour les faire rester a la surface de l’eau, comme l’a souvent remarqué M. Chaussier chez les fœtus mort -nés que l’on avait été obhgé dextrairepar les pieds, qui étaient morts pendant le travail de l’accouchement, et dont le bassin était étroit : or, comme les poumons étaient d’un brun violacé, qu’ils n’avaient point été insufflés, et que^ cadavre n’offrait aucun indice de putréfaction , M. Chaussier a attribué ce phéno/nène , avec raison , à a contusion que les poumons avaient éprouvée lors de ^extraction : Il s’est fait, dit-il, dans leur tissu, une usion e Sang dont 1 altération a fourni le dé^-agement de quelqixes bulles de gaz , et produit ainsi la legereté spécifique d’une partie des poumons. On distinguera facilement que la surnatation est due à l’ém-
physème plutôt qu’à là respiration , ep soumettant les parties qui sont plus légères aux épreuves indiquées à
” )ccasion de la. putréfaction. .
artificielle déveleppe les pounions d’un fœtus mort-néj au point de les. faire surnager. Voici cë que l’expérience démontre à cetégard.Lorsqu’àprèsaVoir isolé les poumons ^ on les insuffle, au moven d’un tube de verre introduit dans , la tracbée-artère il suffit de deux ou trois secondes pour leur communiquèr une couleur rose, et les rendre crépitans et assez volumineux, pour'qu’ils restent à la surface, de l’eau. Si, au lieu d’agir ainsi, on insuffle de l’air, à l’aide du tube laryngien , dans les poumons qui n’ont pas encore été détachés du corps, on ne tarde pas à observer , outre ces phénomènes , la voussure du thorax , et le refoulement en bas du diaphragme, à moins que la trachée-artère , les bronches ou leurs divisions ne soient engouées par des mucosités , car alors le succès de l’expérience n’est pas aussi complet. Si l’insufflation de l’air se fait de bouche à bouche,, ou par tout autre moyen moins énergique que le précédent, ses effets sont moins sensibles , et il faut beaucoup plus de temps pour parvenir à dilater le poumons au même degré. Métzger s’est trompé en avançant que dans tous les cas d’insufflation artificiëlle, il y avait défaut de voussure du thorax ; ce caractère ne manque que lorsque l’insufflatipn a été incomplète, puisqu’en insufflant même de bouche à bouche , on a quelquefois pu le déterminer. On a encore avancé à tort que dans tous les cÆi d insufflation , le poumon gauche , dont la hronehe est plus longue et plus éti'oite que celle de
Fautre, ne se dilatait pas aussi bien et axissi êonipletemen t que le droit; l’experience prouve que, s’il en est ainsi dans beaucoup de cas , souvent le contraire, a lieu ebei des enfans qui ont respire pendant plusieurs heures.
Comment distinguer si la surnatation dés poumons est l’effét de rihstifflation ou dé la respiration? Ce ne sera pas en exprimant ces organes dans l’eau , car dans l’un et l’autre cas, l’air est contenu dans les vésicules bronchiques , et ne peut être expulsé en entier : aussi remàéqué-t-on que des poumons bien insufflés continuent à surnager même après une forte compression ; lés auteurs qui ont avancé le contraire avaient agi sur des poumons dans lesquels on n’avait introduit qu’une petite quantité d’air, ou qui avaient été mal insufflés. On ne peut espérer de résoudre ce problème , qu en examinant attentivement l’éîat des vaisseaux pulmonaires , et en appréciant le poids absolu des poumons; en effet, si la respiration a eu lieu, les artères et les veines" pulmonaires contiendront une plus\grande quantité de sang que dans le cas d’insufflation , parceque celle-ci ne détermine en aucune manière l’abord de ce liquide vers les poumons, tandis que par suite de la respiration, il s’établit un nouveau mode de circulation dont le résultat immédiat est l’accès complet du sang dans les vaisseaux pulmonaires : d’une autre part, 1 insufflation n’auganente pas le poids absolu des poumons , parce qu’ils ne écçoiven t que de l’am • par la respiration au contraire, le poids de, ces organel est augmenté de celui du sang qui afflue dans les vaisseaux pulmonaires : aussi les poumons d’un fœtus pèseront-ils davantage après la respiration , que s’ils avaient
^écé simplement insufflés. Quelque incontesiables que soient les deux propositions que nous venons d’émettre, leur application présente tant de difficultés, cÿx elles peuvent tout an plus servir h établir des présomptions. Qomxaent distinguera-t-on, par exemple , que la quantité de sang contenue dans les vaisseaux pulmonaires répond précisément à celle qui doit se trouver dans lés vaisseaux d’un poumon insufflé, ou de celui quia été dilaté par la respiration; suffira-t-il de la simple inspection , ou bien faudra-t-il l’apprécier par la teinte plus ou moins foncée de l’eau dans laquelle on écrasera lés poumons? Ces moyens, les seuls qu’il nous soit permis d’employer, sont évidemment insuffisans , puisqu’ils ne portent que sur la détermination de quantités que l’on peut appeler grandes ou petites, à volonté. Et pour ce qui concerne le poids absolu des poumons, quel sera le point de départ? S’il était prouvé comme l’avait indiqué Ploucquet , que chez un fœtus mott-né le poids du poumon étant égal à i , celui de tout le corps est de 70, tandis que lorque la respiration a eu lieu, le poids du corps étant de 70 , . celui du poumon serait égal à 2 , la solution du problème serait assurée et facile ; mais nous avons déjà vu que les choses étaien* loin de se passer ainsi.
n serait inutile de faire une énumération détaillée des cas où il sera indispensable de déterminer si les pounions ont été insuffles ; nous nous bornerons à citer les deux suivans '. a Une femme est accouchée clan- destinenient et sans témoins , d’un enfant qui ne respire point; elle cherche à lè ranimer en lui soufflant de l air dans les poumons; néannroins l’enfant périt et
ôn aceiise ia mère de l-avoir ici raccusation est particulièrement fondée sur la légèretéi de.svpdumons , ; qui est au contraire l’œuvre de' la tendresse mater-nelle. b On insuffle de l’air dans les poumons d’un en- ^ faut mort-né, pour faire' croire qu’il æ vécu et qu'il a été détruit par sa mère, ; . , - . i
Objection deuxième.; 74 n''est pas impossible qu^ un fœtus périsse, en naissant et quelles poumons soient plus légers que Veau parce qu’il aura respiré au passage. Ce fait est incontestable : des fœtus dont la tête seulement avait francbi la vulve , ont respire et poussé des cris plus ou moins forts. .Avant que, des observations réitérées n’eussent mis cette vérité hors de doute, on objectait qu’il était difficile de l’admettre, parce que les parties sexuelles devaient comprimer le thorax qui y était comme enclavé.^ et l’empêcher de se dilater. Nul doute qu’il n’en fût ainsi , si l’arrêt du tronc et des autres parties était constamment produit par la compression dont nous parlons ; mais dans la plupart des cas cet effet dépend d’une fausse position des épaules ou de la cessation des contractions utérines, et alors on ^^onçoit qu il est possible que la poitrine se dilate.
Osiander vamêrae plus loin ; il admet que le fœtus peut respirer et crier, lorsqu’après la rupture des meml^raiieset récoulement des eaux de l’amnios, sa bouche est placée près de l’orifice de la matrice, de manière à ce que 1 air atmosphérique puisse y être intro- Gçtle assertion qui a besoin d’être confirmée, ne paraîtra pas lout-à-fait invraisemblable aux personnes qui connaissent les observations curieuses de M. Béclard : après avoir incisé l’utérus d’une femelle pleine ,
^ 5 ce xnéileçii? a remarqj^
des m,oivycHï6ns r^piratoj^es.ttès7di3tinjGts , ,coiisis^^ tlansl ouvei-tur^^es nari^ eî- dans réipyation des. parois d« thorax mouyemetis se répétaient à 4^ ip. teryaltes régulièrement égaux , niais ils 7étai^i?ji,
lents, { Dissertatkin inaugura^ , ,
ScJ^iTiiU , JBaudeloçque :et plusieurs autres âçcpur çheurS j^^^admeiiÇeat encore qiéun . erdant . peut , respirer iQrsque toutes le§ parties S on^ sor des excepté la tête „et que pQuç la^(^ager^n est obîigé ïÿintroduireîa mei«j
î’air.atmosphérique péuètre alqrsperleyagin jusqu’aux
pQunion5-.X'’pbservadQU démpntreeit effet, ^ que da^s quelquea ces. de .cegenre où l’enfant^ a été extrait pjir la yersion , sfô poumpns nageaiendsur l’eau ^ qqqiqp’ii fât mort pendant l’opératiou..,^^^?c!ÆjSuppp5e, en outre le cas oùleçordpn ombilical s’entQrtilJe.autpurdu col,, pendant que l’enfant est.ballptté dans l’utérus , en sorte qu’il en résulte une apoplexie piprtelle , accompagnée de tous les signes d’engorgement; l’enfant peut respirer en franchissant le, vagin et périr avant d’être né.
Objection troisième. Le nouy eau-né p^ut avQÎr res t pire et ses poumons ne pas nager. Quelqpe étrange,que paraisse cette propositipn, elle est parfaitement exacte.
3 yu un enfant à terme-p quiayait vécu quatre jours , et dont les pouuions se précipitaient au fond de feau, quoiqu’ils fussent sains; toutefois une petite portion du poumon gauche, qui était d’un rouge, pâle, tpwtlait P surnager. Les exemples, de foetus non h terme, éîttt^yeieqt respiré , et dont les poumons étaient plus lourds quq l eau , sont assez communs : voici ce que' 1 observation dénxontre à cet égard : si le foetus est, ,au
moins âgé de sept mois , les poumons ‘ pêat ènt bien se précipiter au fond de Feau, lorsqu’on les pîâeë èhtiers sur 'ce liquidey mais il est extrêmement rare-^^ si on les divise en plusieurs traneiies y que quelques-uns '
des fi'agmens ne surnagent point ; si le fœtus n est âgé que de cinq ou six mois ,11 peut’ arriver qu’aucun des fragmens pulmonairés'ne reste à la suffa^e dii liquide.
Quelles peuvenrêtiel es causes de la submersion des poumons lorsqueMaf respiration a eu lieu? Ltt faiblesse de l’enfant , qui, tout' étant égal d’ailleurs est d’autant plus grande qu’il est plus éloigné du neuvième mois :ob conçoit, en effet, que la dilatation des vésicules bronchiques' soit alors trop incomplète pour ' permettre à l’âir dypébéà'er; et que c'elûi-ci s’arrête
dans la trâchée-'aftèré et dans. les. premières' ramification des broncHés. Kengbrgement des vaisseaux et du tissu des poumons peut également être regardé comme cause de la précipitation de ces organes au fond de leau : cet engorgemènt se- remai-que lorsque dans un accouchement laborieux la- tête a été serrée, et dans tout autre cas dè suffocation ; les poumons sont alors d’un rouge Brun ét êompacts ; mais il suffit de les exprimer dans l’eau pour en chasser le sang et leâ faire surnager. Avouons toutefois que dans un assez grand nombre de circonstances , des poumons gorgés d’une glande quantité de sang, loin de se précipiter, rëstéïit à la surface du liquide^.
Objection quatrièrfiè. En supposant mêmequh la’sûhinersi:on>WehpSimionsprouve qu’un fœtus n^apas rèspirc, me n’établit point qu\l n an pas 'vécu r en effet, un ebfantyeuî naître éiifermé dans ses membranes, et
rester pendant- jçjuelgue t^mps; clans cette position sans respirer, jjp .peut ,^l^ç§,s,iibiïîefgë dans, l’eau immédiatenien.t apr^s paissance, faiblesse petit être telle,
V comme 'pn le voit dans-.rasphyjde des nouveau-nés, qu’il ne dod^^e -au^iun signe de, vie pendant plusieuFs iieuresj le-défant de respiration peut encore tenir à ce que les voies aériennes sont obstruées. par des muepsités ou par l’eau de Famnios, Dans tous les cas dont nous parlons, le. foetus vit sans respirer , en sorte q^ue s’il vient à périr parce qu’il manque de secpprs ou par toute autre cause , et que, l’on cxDmpare le poids des poumons à celui de l’eau , on verra qu’ils se précipitent au fond du liqüided~céttè~dBjëctîon a^d’autant plus de forcé, que l’observation démontre que les foetus de plusieurs mammifères qui n’ont pas encore, respiré ou qui n’ont respiré que très-peu, résistent beaucoup mieux aux causes de suffocation, que ceux qui ont déjà respiré pendant un certain temps. (i|
(i) On ne peut pas, faute d’expériences directes, préciser le temps pendant lequel un enfant nonveau-né, à terme , plongé dans l’eau, peut vivre sans respirer ; mais on peut déterminer la durée de sa vie d’une manière approximative, par analogie. Legallois a prouvé que les cMens , les chats et les lapins noupeÆW-néy, vivaient vingt-huit minutes dans l’eau; lorsqu’ils étaient plongés dans ce liquide ct/z^ /oMAf après la naissance, ils ne vivaient que seize minutes ; s’ils étaient déjà âgés dequand on les plaçait dans ce milieu, ils ne vivaient que cinq minutes et demie ; enfin , à l’âge de quinze jours, ils avaient atteint la limite c[ue les animaux à sang chaud, adultes, ne peuvent guère dépasser, lorsqu’ils sont soustraits à l’action de 1 air. Le cochon d’inde qui vient de naître, au con-
Il est évident d’après cela, qu’une femme accusée du crime d’infanticide , pourrait arguer de ce que l’enfant n’a pas respiré, qu’il n’a point vécu et- qu’elle n’est point coupable^ Lorsque nous nous occuperons de déterminer sida mort d’un enfant est naturelle ^-ëu si elle peut être attribuée à quelque violence, nous indiquerons de quai faudrait faire en pareille occurrence. {'Voyez pag.'297.-)
On a encore objecté /e foetus pouvait avoir respiré et avoir pas 'vécu, puisqu’on a vu les poumons surnager chez un fœtus à terme , hydrocéphale et mortné; Cette objection mérite peu d’attention , non-seu-
traire, ne peut vivre lorsqu’on l’asphyxie dans l’eau, que trois pu quatre rnimxXes àe plus que l’adulte. Frappé de la différence que présente la durée de la vie de ces animaux plongés dans l’eau, le docteur Edwards en a cherché -la cause, et il a vu que les mammifères qui , à leur naissance , produisent assez peu de chaleur pouFue pas avoir, pour ainsi dire, de tempropre > y iyent beaucoup plus long-temps dans l’eau que ceux qui en développent assez pour conserverune température élevée , lorsque l’air n’est pas trop froid. Le caractère extérieur qui sert à rapporter une espèce à l’un ou à l’autre de ces groupes, consiste dans l’état des yeux, qui sont ouverts ou fermés à la naissance : or l’enfant naît les; yeux ouverts, et 1 On sait qu’il appartient au groupe de ceUx'qui produisent le plus de chaleur ; il vivra donc moinsde temps que les animaux ^sont dans des conditions opposées. « Çe n’est qu’approximativement que nous pouvons juger de cette durée, dit le docteur Edwards ; dans les expériences que j’ai faites sur les
jeunes mammifères qui naissent les yeux^ouverts , elleaété de cunq à o«ze minutes. » ( De l’influence des agens physiques sun iavie, i vol in-8®, ouvrage encore inédit, pag. 265.)
lement parce qu’il n’ést pas prouvé que le foetus dontj^Ho il s’agit n’ait pas vécu , . mais encore, parce qu’en .sup,-5>; 3I posant que le fait rapporté par le docteur Bénédict fut vrai et constant, il s’ensuivrait tout au plus que l!ex-.\ périence hy drosta tique n’est d’aucune utilité lorsqu’elle . s ^ = est appliquée à des individus atteints d’hydrocéphalie, résultat sur lequel on^ est d’accord depuis longTtemps.^f.c,.- En terminant ces réflexions sur la, pesanteur spécifi- -sacj. que des poumons , nous engagerpns^ledecteur; à cojarj-: i-.,- . sultér l’article docimasie pidmoJigiùie. d^ Dietionnaire „ ; j,. des sciences médicales, par le docteur Jliarc,' qui a traité . ce sujet d’une manière extrêmement satisfaisante.
JEæodVsn dii cœur y du . canal aTtériely^ du çan/^l :vei- ,
neux et du cordon, pinbilical. Le trou interoriculaire (de Botalj) existe, chez un fœtus à terme qui n'a pas : respiré ; et quoique moins apparent qu’à une époque ,t plus rapprochée de la conception , il n’en est , pas , - , moins visible : le canal artériel et le canal veineux ne A sont pas oblitérés tant que la respiration n’a pas eu lieu. On observe le contraire , excepté dans des cas ex- 5 cessivement rares, lorsqu’on examine ces parties chez - ; des enfans qui ont resipiré pendant un cep,ain^ temps .• •
nous disons pendant un certain temps, car il est évi- , dent que l’occlusion du trou interoriculaire, et l’oblitération des canaux artériel et veineux, n’ont lieu que, quelques jours après que la respiration s’est établie ; ;
d’où il suit que ce caractère, qui pourrait à lui seul., servir à déterminer qu’un enfant a respiré , sera de . peu d’utilité dans la plupart des questions relatives à; l’infanticide, parce qu’en général ce crime se commet peu de temps après la naissance. On pourrait tirer des
( aSi - ^
indaGtjéns-plüs-éeiirâines'Bes clîang'einéns''qu éprouve'. '^ le cor^cHi éîïtbiiicàlr; dans lès' premiers' mdinens de Ta ' vie extra-îiteriêe;‘('Fôj>^, page'Sp:) ’ ''^'1
Avant la respiration, la face inférieure du diaphragme feSt“beâücohp plus convexe qu après, paixîe que le thorax se dilate dans tous les senSj'tet surtout dedias'en haut, à mesure' que l’enfant respire, “et quèruéces^airement le" muscle' dont nous parlons dcdt sê ffbuver refoulé vers i’abdônieh. Mais ' ^ est-il permis dé fugêr d’après lé^'degrê'de convexité et ' ' ' de refoulement du diaphragme , que la respiration a eu lieu? Nous né le pènsbfe-^paiV car Tmshfflatidn^des poumons ,'^si‘ elle' est complété , détermine un refoulement ausdoguef “toutefois nous reconnaissons que si Ion est' parvenu ‘^--savoir îqùé les poumons n’bnt pas' ete insufflés, -les -moyens proposés par Pioucquet ne seront pas’'sans utilité r^ceïi auteur a imaginé d’abord de vider 1 abdomen du 'fœtus , et de voir , à Tarde d:’ un ' lîl à plomb que 1 on ferait partir du sternum , â quelle côte correspond le sommet du centre aponévro tique du diaphragmé chez les fœtfûs mort-nés , et chez ceux qui ont respiré; si 1 on fixait par des recherches convenables les différ'ens'pbints dont nous parlons , et s’il était possible deles rapporter à des termes constans , nul ' doute que ce caractère ne fût de quelque valeur. D’une autre part, Pioucquet voulait que l’on déterminât, en poussant le diaphragme de bas en haut, s’il ne serait ' " point susceptible d’être refoulé vers le thorax : s’ill’était, on pourrait sbhpéonner qu’il avait déjà été rèfoulé eh ' sens contraire, et par conséquent que le fœtus avait respiré'7 -
Examen de la rvessiê et des intestins. On ne peut pas disconvenir que dans la plupart dès cas le refoulement en bas du diaphragme ne sollicite les contractions de la vessie et des intestins qui laissent échapper de l’urine et du méconium ; mais il. s’en faut de beaucoup que le défaut d’évacuation de ces matières prouve que l’enfant ri’a pas respiré , , une foule de causes pouvant s’opposer, à leur excrétion. D’une autre part , il peut arriver que la sortie de ces. matièrés ait heu avant que l’enfant n’ait respiré, puisqu’elle a été observée avant la naissance.