RAPPORTS SUR U AVORTEMENT
. :r:r: - 'r /bc'-'./
Pi^emierffapport.^^N^ docteur^enmedé^^ "
cino:,^ etc. { p^ge^iîlav-paucdk pi:éambiile-ï)4 Arrive v
dapslia chambroj nous avons: trouvéda/daimc F:^ âgéede ’ vingt-deux ans, alitée> qui pojM OidifeavùmTétë nialtraitée i la veille, pat* le sieur X, qui i’^y ait jèté e|>ar. terce v letàm&î avait donné deux coups de pied au ventî’eî qu:’ëlloavai4/ éprouvé sur-le-champ des douleurs dansdarégion de la matrice, et qu’au moment où elle envoyait chercher un : médecin, elle avait fait une faussecouçhe, quatre heures : après la chute J elle ajouta qu’elle^ croyait être en- : ceinte d’environ deux mois v et que dans sesjdeux gros* sesses précédentes elle avorta sans cause, connue , unc fois au troisième mois , r et l’autre fois vers la.rfin. du s cinquième. :
Nous avons procédé à la visite de la femmej et nous avons reconnu au milieu de la fesse gauche une ecchymose d’un rouge hrun, grande comme une pièce de deux francs , qui paraissait avoir été laite depuis peu. L’ahdomen la face , les membres , etc. , n’étaient le . siège d’aucune contusion apparente. Les grandes et les.peûtes lèvres étaient légèrement gonflées ; en introduisant Le, doighdans le v^agiu y^on voyait, que l’orifice
de l’utéBdâ^tait ^làté, èï un peu souple ? le -volùms de ceïîrâsGèi^îparaissàit pîùs ^and tjûe daij's Fétat natui- * rél^-ii s’écoulait par là ^Ive-une assez^^ânde^qdàntité “ desangiroüge en partie liquidé , en partie coagulé ; et la; femnie' se plaignait- d^ê- dOulëuré Vives dans la région hypogastrique. îîëS' -mamelles- semblaient’ dans- l’état' naturel ; la peau était chaude et sèche , le* pouls fréquent. -xviaMarHovii - .
Le produit expulsé, de la grosseur d’un œuf, était rouge -^après avoir éteé~piis dans uri"Vasé"plein'd.’éaü et y avoir proj été 'à?phiâeurs reprises l’eau à l’aide
d’usep^tite seringue^ pourendétafehêrle^sang^ui lecë-^ lorait^ •.iliartoffert' les" caractères -sïuvàna..'. {Oh -i-ndi^è* lescaiactères dtrprodûît-dè lâ'concéptîoh^à déux^mois'
révolue ,Fq^a; pag.- 44.“)^“ ' ' ■ - ^ -
ISous : CrpyOns^pôüVôir ednclùre dè ce "qui précède ,
1 ° que la dame Frétait énceihté ^-environ deux- mois et demi ; a“ quelle est accouchée depuis peu ; 3® que tout ‘ en admettant é|féw elle une grande disposition à avorterf ih est probable la fausse eouche a été déterminée par la chute dont #le porte encore des marqués^ ou par les; coups de pied/ s’il est vrai qu’ils aient été donnés ; 4*^ que l’on aurait peut-être prévenu l’avortément en employant da saignée, le repos absolu, la diète ÿetcïiEnîfoide' quoi, etc. “ ' . ^
DeujBiernê^vupportÆo\issovLs^i^Vié^ete..f requis, ete. , poureonstater si l’-avorteraent de mademoiselle"***, âgée de dixrsept ans, était naturel ou provoqué, ete.^’ Arrivé dans la-chambre-, nous -avons trouvé ta demoiselle ***, ' qui nous u^ditetre accouchée la veille saris eàuse connue que lenfant , du sexe masculin; était âgé d’environ six mois; quelle avait constamment évité les
causes qui auraient pu déterminer une fausse couche;; qu ainsi èlle -ne s’était point livrée à un exercice via-> lent , etc. ; qu’elle n’avait jamais été saignée, ni fait appliquer de sangsues , ni pris de substances émétiques! ou drastiques. Le commissaire de police qui nous accompagnait a cru devoir faire des recherches dans une armoire où il a trouvé deux petits paquets contenant un mélange que nous avons reconnuêtrede la sabine et: de la rue. La demoiselle*** a paru surprise de cettCTiés; couverte, et nous a assuré n’avoir point fait usage de;; pareils médicamens. \ ^ aaeî
Nous avpnsproçédé à la visite ÿ, et notus Savons cons*
taté . ( On indique ici l’état ;des partiesîgénitales , .de
l’utérus, de la peau de l’abdomen ;; des mamelles, etcr Kojez ACCOUCHEMENT , page 222. ) On voyait'â la surface interne des grandes lèvres ,r environ douze morsures triangulaires ecchymosées / annonça:nt d’une manière non équivoque qu’un, nombre égal de sangsues: avait été récemment appliqué; la portion de peau correspondante àla veine médiane cépbaîique iet à la veine saphène était le siège de cicatrices légères qui parais-saient être le résultat de saignées faites depuis peu. ^ Du reste la fille *^* était en proie à des douleurs intOT< lérables dans la région hypogaslrique ; la peau était très-cbaude et âcre, le poulsf excessivement fréquent- Le cadavre de l’enlânti . . (On décrit ici les caractères, propresa faire connaître que- le fœtus est. âgé, de six mois environ^ pag. 48>) G n remarquait à la portion; de la peau du crâne correspondant au milieu de la sur. ture sagittale une ouverture, large d’environ un tiersde ligné,- dont le contour était eGchy-mosè ?: en disse-, quant attentivement les parties blessées, il était aisé
de reconnaître que la Gotnrnissure merabraneuse qui unit les’deux^ariétaux, ainsi que la dure-mère, avaient ét^' percées pâr ’lè mèmè instrument qui avait' blessé laspeau ; le sinus longitudinal supérieur ét£^it ouvert j ecl on- voyait a la surface du cerVèau, et entre ses deux hémisph'èreSj un épancifement considérable de sang, eri grande partiê^’liquide j du reste le eerveau, le cervelet et la ■tmoelîe épinièrè' n’étaient le siège d^aucurie altération ; -le thoraxTetait aplati ; les poumons , d’un trèspetit vol urne ^ de-èouleuF rouge , ^ n’étâient point crépitans, et se précipitaient au fond de l’eau, soit qu’on les mit isur ce liquide^entiers’ ou; par frag-mens. Le diaphragme était-rèfoulé tvers le thorax ; les viscères abdominaux paraissaient-dans l’état naturel.
-t’arrière-fâix av^it été soustrait.
Ces faits nous .permettent de conclure, a*’ que mademoiselle **-* est accouchée depuis peu ; a® que le fœtus, âgé- d’environ six mois et' bien constitué, est mort-né; 30 que tout annonce'' qu’il aurait pu vi'v^rb, s Ü avait continué à se--développêr; 40 qu’il a été blessé à la suture-sagittâle-par un instrument piquant' qui a pénétré- 'assez - avant dans 1 intérieur du crâne pour ouÿriv les parois du sinus longitudinal supérieur ; 5® qüe cette ' ' blessure- a -'été faite pendant qu'il était œncore vivant ; 6® que c’est à elle qu’il faut attribuer la mort ; 2° qù’il est' excessivement probable que la fille *** , dont les récits sont évidemment mensongers, âprès avoir-essayé inutilement de se faire avorter au -moyen - de la Sabine; de la rue et des saignées, aura percé ou fait percer le' Orane de i enfant pendant qu’il était eneore^dans rutérus; -S^quil eut été possible d’affirmer le fait si les
membranes n’eüssent pas été soustraites, et que l’ofi eût pii réeonnaître qu elles aient été lésées à la partie correspbndantéâ la suture sagittale. En foi de quoi, etc.
Vf^ V-expositlQ/i^y de la suppression , de la suhsjLitution ëî de la supposition de part.
1j- eirposîtion de part enxxsarie souvent la mort de Fèrtfant 'dé]:aîssé,“ ët 'dôît être' par conséquent considérée comme un crime; nous avions déjà fait con'naitf^è les articles' dïi 'codé pénal' relatifs, à ce sujet. page 245, );Toûtefoîs , lorsqu’une femme est accusée d’avoir exposé où fait exposer rënfant iïont elle est récemment, accouchée , elle qseut s’excuser en i disant que l’enfant était mort-né,~et quelle a préféré l’àbarfdonner pour ne pas compromettre sa répütation.'^és tribunaux, chargés seuls de rexameh d’une foulé de circonstances qui peuvent atténuer et aggraver le crime , sont intéressés à savoir, i® si effectivement >1; enfant dont il s’agit était mort-né; 2® dans le cas où il aurait Vécu, quelle a pu être l’influenGe du milieu dans lequel il a été délaissé ; 3° jusqu’à quel point le défaut de soins, d’àlimens, de vêtenaens, etc, , a pu contribuer à lé' faire périr, le mutiler ou à restropier. Une autre question péut encore se présenter : lorsqu’on voit tout à coup disparaître la gi'ossesse chez une femme que 1 on croyait éncéînté, et que, d’une autre part, on découvre qu’un enfant' a été abandonné, peut-on de^tefminer que celui-ci appartient à la femme dont il s’agit, et qu il a été exposé par elle ou par son ordre ? Ôn s attachera, dans ce cas difficile, à établir qu’il y a eu grossesse èt âccouchëmént ; que céîùi-ci est récent où
^ l’entant est^é çô^res-
pontl ou ne correspond pas à celle où 1 aecouchement “ i ïipus avons déjà parlé en
détail, et sur lesquelles il serait inutile de revenir. Qutey^i^itôut portait a ^rbîréùjùe là feïünié pourrait être la mère dé-^l’enMit^ déléisSë ^ feudrait pas epcore conclure que l’exposition de part a eu lieu : ce fait ne pourraipressortir que des recherches ultérieures tentees jgar le magistrat.
^ de Elle existe -lorsqu’une femme
soustrait l’enfant l4ont 'elle vient d’accoucher, et le cache.au lieu dêM’exposer sur la voie publiquè^
I P *ëles coiqîahlescjd’enièKemegtrt i de reeéM ou^e suppréssion - ^^dant à un autre > bu de supposition d^uii enfant à une femme qui ne sera pas accouchée,, seront punis de la réclusion.
îi £a même peine aura lieu contre tous ceux qui, étant chargés d’un enfant , ne le'représenteron t point aux personnes qufcoût drbiïJ dé le rei^araér. » ( Cbdé pénal - àrt. 345. )
. Ici l’homme de l’art doit chercher à résoudre les mêmes questions que dans le cas d’exposition de part Supposition départ. Elle adieu lèrsqu’uné femme dit être accouchée d’un enfant qu’elle n’a point porté dans qui a souvent pour but d’introduire un étranger dans la famille, afin de changer l’ordre de succession étalDli par les lois. L’homme de l’art examinera d abord si la fpnime est accouchée , et, en cas d’affirmative, si l’accouchement est récent et si l’enfant qu elle présente lui aj>partient , c’est-à-dire s’il est né à peu près à l’époque où l’accouchement a eu lieu. On a vu des femmes qui étaient accouchées deux ou trois ans
auparavant 5 simuler la grossesse ef quelques-uns des phénomènes de id’aceouclienient, espérant que le médecin qui serait chargé de les ; visiter:, prendrait . lé change et rapporterait à un accouchement réceiit les traces d’un aceouchemeni ancien ; mais il est imposa sible de se méprendre : comment simuler, par exemple:^ l’écoulement des lochies, la fièvre de lait, etc.? D’autres, qui étaient st4Æes^, ont poussé rauddcè juSqu’a supposer qu’elles venaient d’accoucher, tandis qu’il suffisait de la plus légère inspection pour prouver qu’elles n’avaient jamais été mères. Il en est qui;^; étant accouchées plusieurs années auparavant, ont. supposé un nouvel accouchement, et n’ont pu être visitées que plusieurs semaines après, c’est-à-dire lorsqu’il était impossible d’affirmer qu’il y avait eu ou non accouchement récent; ce cas, plus épineux que les autres; exigerait que l’on examinât attentivement toutes : les circonstances propres à jeter quelque jour : raccGUchement a-t-il été naturel, laborieux^ la femme a-t-elle été assistée par des gardes o,u par des^ens de l’art:, ou bien étaitrelle seule ; a-t-elle appelé à. son secours ; eu un mot, y a-t-il des preuves testimoniales; la feniin® est-elle âgée, était-elle, réglée ; le^ mari est-il infirme,: impuissant, etc.? : : ; ' kÿ
Substitution dé part. On peut encore supposer quuné femme qui vient de perdre l’enfant dont elle était aeçouchée , ou qui aecouche d’un enfant dont le sexe lui déplaît j le rêmplace?pàr un autre. L’homme dè ràrt ne parvient à éclairer cétté questîoh qü’eh. prouvant, dans certaines circonstances, que la naissance de l’enfant ne répond pas à l’époque où l’accouchement a fU clieo ;.
il 5nit que son rapport ne peut être de quelque uti- Ifetêque lorsqu’on: examine la femme peu de temps après racGouchemeat,ï eèst-â^dire lorsqu’il est encore permis de juger à peu près, le moment éù il a ett lieu. Dans tout autre cas, le crime ne peut s’établir que d’après les preuy.es testimoniales. - . -
VINGT.DEUXIÈME LEGOIST.
De la 'viabilité du Jbetus.
V- Le mot viabilité, dérivé de 'via, voie, chemin , et non-de Wif/2, -vie, s’emploie pour exprimer la possibilité de parcourir aussi long-temps que le commun des hommes la carrière de la vie extra-utérine; ainsi un enfant peut avoir vécu et ne .pas avoir été regardé comme viable j parce qu’il offrait, dans son organisatmn, quelque vice qui s’oppo que la vie se
prolongeât; un autre enfant, né vivant, peut périr dans les- premières heures de sa vie, quoiqu’il fût -viable. Voici les artidés du Gode civil relatifs à la question de la viabilité du fœtusi .
« L’enfant né avant le cent quatre-vingtième jour du mariage ne pourra être désavoué par lë mari dans les cas suivans : 1° s’il a eu connaissance de la grossesse avant le mariage; -a“-s-il a, assisté à l’acte de naissance , et si cet acte a etc sigqç de, lui , qu .contientsa déclaration qu’il ne sait signer ; 3° siVenfant n'est pas déclaré viable. ( Code civil , art. 3i4. ) «Pour succéder, il faut nécessairement exister au moment de l’ouverture de la succession. Ainsi sont incapables de succéder, lO celui qui n’est pas encore conçu; celui qui est pas né viable ; 3° celui qui est mort civilement. « (Code civil art.- 7^5:; . - , ■ . ..
« Pour être capable de lêcevoir entre-vifs , il suffit d'être conçu au moment de la donation. Pour être capable de recevoir par testament , il suffit d’être conçu à l’époque du décès du testateur. Néanmoins la donation et le testament n’auront leur effet qu’ autant que l’enfant sera né -viable. » ( Code civil , art. 906. )
« La recherche de la paternité est interdite. Dans les cas d'enlèvement , lorsque l’époque de l’enlèvement se rapportera à celle de la conception, le ravisseur pourra être , sur la demande des parties intéressées, déclaré père de l’enfant. » (Code civil, art. 34o.) Il est évident, d’après cet article , qu’on ne devrait attacher aucune importance à la déclaration d’une fille enlevée, qui serait accouchée au cent quatre-vingtième jour de l’enlèvement ou plus tôt , et qui aurait mis au monde un enfant viable, dont elle ferait correspondre la conception au j our de l’ enlèv ement.
Ces diverses dispositions ne laissent aucun doute sur la nécessité où l’on peut être de résoudre la question de viabilité lorsque l’enfant est mort, ou lorsqii*fl. est encore vivant; nous l’examinerons sous ce double rapport : il est également indispensable d’établir une distinction entre la viabilité des fœtus nïonstrueüx et de ceux qui ne présentent aucun vice de conformation. Mais avant d’étudier ces différons objets, qu’il nous soit permis de faire connaître les dëveloppemens donnés par les plus habiles jurisconsultes aux différons articles du code dont nous avons fait mention ; nous espérons par- là mettre le médecin à même de saisir exactement l’esprit de la loi.
« L’enfant , dit M. Bigot de Préameneu à l’occasion de l’article 728, vivait dans le sein desamère; cette existence peut se prolonger pendant un nombre de jours indéterminé, sans qu’il soit possible qu’il la conserve ; et c’est cette possibilité de parcourir la carrière ordinaire de la vie , qu’on en-
tend par l’expression être viable , et il faut à cet égard que les gens de l’art, prononcent. »
Le rapport fait au tribunat par Gbabot ( de l’Ailier ) contient les passages suivans :
«^11 n’est pas nécessaire que l’individu soit né pour être Habile à süccéder; il suffît qu’il soit conçu , parce que l’enfant existe réellenient dès l’instant de la conception , et qu’il est réputé né des qu’il y va de son intérêt. Cette présomption de naissance ; qui équipolle à la naissance elle-même pour déférer le droit d’bérédité, cesse d’avoir lieu si l’enfant ne naît pas , ou s’il ne naît pas -yzaô/e.
« Lorsqu’un enfant n’est pas vivant en sortant du sein de sa mère, il est censé n’avoir pas vécu pour succéder; car c’était dans l’espoir de la naissance qu’on le regardait comme vivant dès l’instant de .la conception, et si cet espoir est trompé , la présomption qui le faisait regarder comme vivant ne peut plus être fondée sur la réalité:
» Lorsqu’un enfant n’est pas né -yzzzô/e, il est aussi réputé n’avoir jamais vécu, au moins pour la successibilité: En ce cas , c’ést la même cbose que l’enfant soit mort ou qu’il naisse pour mourir. La loi 3 âa: Coàs de posthumis exige que l’enfant naisse parfait, c’est-à-dire qu’il ait atteint le terme, auquel il est possible qu’il vive. »
De la 'viabilité des fœtus non monstrueux.
A quelle époque de la grossesse ces fœtus ' sont-ils viables? Cest lorsque les organes de la digestion, ét surtout cexix de la respiration , sont en état d’exercer leurs fonctions. Il ii’y a que la respiration complété qui constitue la vie , d’après Merlin, {Voyez Questions de droit , tqme VI , au mot vie. ) Ce célèbre juriscphsulte appuie son opinion sur le passage suivant d’Âl- - ï. 'a4 ' ■
phonse Léf oÿ : On a jugé dans les tribunaiix qu’un enfant veiui à terme avait vécu, parce que la sagefemine attestait qui! avait agité ses membres, même sa poitrine; quelle avait vu de petites inspirations et des sdùpirS, et senti des palpitations dii cœur et des artères; mâis tous ces mouveniens ne peuvent pas constituer véritàblernent ta v^^ie acquise Hors du sein de la mère, il li enfant nouvellement -venu au mondé, et non encoreaéparé dé sa mère , a quelquefois des mouvemèiiS éonvülsi^ , et j s’il est biible, il a dés respirations ihçëmplètés, accompagriééâ de soupirs. Un tel enfant n’a pôint acquis ses droits civils, parce qu’il n’a pas respiré complétemént, et que c’est la respiration complète qui lui acquiert sa vie propre, indépéndante de celle de sa mère. Hippocrate prescrit de né pas couper le cordon ombilical tant querenfant rdâ pas respiré complètement et crié. Par la réspiratiôn complète, la circulation du sang s’établit dans lés poumons; alors il puise dans l’air le principe d’une vie qui lui devient' propre; il vit de la vie commurié, différente de celle qu’il avait dans le sein de sa nièrè, où il né respirait pas, et où le sang né circulait pas dans sorï poumon : il vivait en commun avec sa rnèréi Mais des quun-éhfant a respiré complètement , il à vécu de sa -vié prOpré, àl’air “et â la lumiéré, et devant la loi; il a vécu çîviléniènt. C’est donc la respiration, mais la respiration cornpîête , qui constitué la vie ; les pulsations, le mou'vé'méht des membres, du diaphragme, dés artères , péüvehï durer sans la vie êomplèté jusqu’à une et déùx. hêurès. >? i Il est impossible d’elèver lé- nibindré doute' sur la viabilité du fœtus à terme. Oh s’accordéauiséi'à hé pas
regarder comme tel eelui^ui naît avant le commence- - ^ent du ^xième mois ^ c’est-à-dire, avant le: c çn|: tjuatre- . jyiiigtième jour , et l’on . considère .coiutive apoc^phes .pu cpm^^ faites , les observations de fœtus gui, e^t4Pt,is^^Kus,au monde, à quatre mois et demi, et même à cinq mois-,..ont pu vivre pejidant plusieurs ^années ; cest ainsi, qu’on a^vouiu faire croire,que Fortunio Li~ cetti, qui naquit à quatre mois et demi, et qui fut placé, pendant plusieurs niois^ dans un four dont la tempélature^Ctait fort douco,. ne mourut qu’à l’âge de qua-" . tre-vingts ans ; o,n sentira combien il eut été nécessaire, nvant d aj^outer foi à de paieds miracles, de s’assurer -de l’époque pEécisqde^ k çpu,ççption( ce qui n’est pas facile ) ,, de; l’age du nouveau-né , etc.
Mais que doit-on penser de la viabilité des fœtus qui naissent entre le conimencement du sixième mois et la dn du neuvième Il est rare de voir vivre, .pendant un as|ez long espace de temps , ceux qui ii’ont pas sept niois accomplis ; la plupart d’entre eux périssent au bout de quelques jours, parce qu’ils sont ; ; toutefois , il existe un très-petit nombre
d’exemples d’enfans nés à six mois et à six mois et demi , qui ont ^é^ pendant plusieurs années. A dater de ^a fin du septième mois, la viabilité.ne saurait plus être contestée : depuis cette dernière" époque jusqu’à ,terme , les ^chances som d’autant plus' grandes , tout ,ftant %al d’ailleurs, que le fœtus est plus près dé la fin du neuvième mois. On conçoit avec peine" que les gens de 1 art aient soutenu , pendant long-téirips , l’opi, nion contraire, d’après l’autorité d’Hippoérate; qui établissait qu’il y avait deux termes pour la viabi-
lité, lun à sept, l’autre à neuf mois j les enfans de huit mois étaient censés moins viables que ceux de sept : nous nous abstiendrons de rapporter en détail les raisonnemens qui semblaient étayer cette opinion, que Fexpérience journalière démontre n’etre pas vraie; nous dirons seidement que l’on a été, sans doute, induit en erreur parce que des fœtus de sept mois, dont la naissance n’avait été sollicitée par aucune violence, avaient vécu , tandis qu’on voyait périr la plupart de ceux qui naissaient au huitième mois, à la suite d’une chute de la mère , de coups qu’elle aurait reçus , etc : la viabilité , dans ce cas, ne tenait pas à ce que le fœtus était moins âgé , mais bien à ce que l’accouchement avait été naturel.
Si, par une cause quelconque, dit M. Dubois, l’accouchentent a lieu avec la dilatation convenable du col de l’utérus , au septième mois , l'enfant sort sans peine et peut vivre. Si la femme accouche, au contraire , à huitjtnois, à la suite d’un choc, d’une violence, etc, l’aCcouchement sera plus laborieux, parce que le col de l’utérus ne sera pas convenablement dilaté, et renfant pourra périr : c’est ainsi qu’on peut expliquer pourquoi certains enfans de sept mois sont plus viables que d’autres de huit mois. ( Leçons orales. )
Il résulte de ce qui précédé, que les fœtus sont , en général , d’autant plus viables qu’ils approchent davantage du terme de la grossesse; 2® qu’il est Tmpossible d’assigner au juste l’époque de la gestation où ils jouissent de cette faculté, puisque la viabilité est entièrement subordonnée au développement et â la perfection des organes, et surtout à ceux de la respi-
ration ; 3" que c’est , par .conséquent^ à tort que Ton à établi en principe, que l’on doit considérer comme mort - nés les énfans qui naissent avant la fin du septiènië mois , les dispositions législatives n’étant nuliemérit d’accord avec cette assertion ; 4° qd’il n’est pas vrai non plus , comme on l’a publié, que l’on doive que t enfant est constammen't viable a la fin du septième mois ; 5® qu’il est indispensable , lorsqu’on est appèle à' déci&r une question àe ce.genre, d’appûyér son jugement sur la structure , l’organisation et là maturité des pattiés qui peùvént permettre bu ne pas permettre l’exercice des fonctions les plus importàntès ; 6^'que l’bdtnmé dé l’art ne' doit jamais hésiter à déclarer viable un enfant dé sept mois, lorsque sa décision peüî tranquilliser un epOux inquiet , et conserver la paix dans une familie pour laquelle un jugement cofitfâîre séfait le signal de dissensions fâcheusés * d’ailleurs, il pourrait être taxe d’impéritie s’il contestait la possibilité du fait, puisqu’on a vli, rarement à la* vérité, vivre pendant long-temps des fœtüs de sept mois."' . ‘ ^
Signes dé Mahilitè d^ un fœtus 'vivant. On devra déelatér un enftnt s’il pousse des cris forts eii
naissant ou péu de temps après la naissance , ce qui annonce que la respiration est bien établie ; s’il exécute facilement des mouveraens asséz étendus ; s’il saisit bien lé niamelon ou s il suce le doigt que l’on introduit dans sa boûche; s il rend aisément l’urine et le méconium; si les os du crâne sont solides, prêts à se touçher par leurs bords ; si les fontanelles sont peu évâséés; si les cheveux, les poils et les ongles sont bien formés ;
SI îa peau est légèrement rdseé • si les proportions tfe la tête, des membres abdominaux et thoraciques sont telies que nous les avons indiquées en parlant dés fœtus à terme si l’insertion du cordpn ombilical ne répond pas à un point fort au-dessous du milieu du corpsV Cés caractères auront encore plus de valeur si la longueur du foetus est de quatorze à dixrhùit pouces , et son poids de quatre à six livres ; toutefois, des enfans doivent être, déclarés viables s’ils réunissent lés conditions mentipiinées, lors même que leur poids et leur longueur seraient sensiblement inférieurs a ceux que nous venons d-’indiquer.
On regardera le fœtus comme s’il est
muet pu qu’il ne pousse que des plaintes continuelles (, s’il, ne remue pas les membres ou s’il n’exé'cùté qüe des mpuveméns excessivement faibles ; s’il ne tète pas et s’il ne suce pas le doigt qu’on lui met dans la bouche ; si les excrétions de l’urine et du méconium ne se font pas QU se font mal; s’il dort presque continuellement; si les os du crâne sont mous ou ass‘ez peu solidés pour ne pas résister à la plus légère prèssion ; s’ils sont trop écartés les uns des autres ; si les fontanelles sont trèslarges; si les cheveux et les poils sont rares , coui-ts et d’une couleur peu foncée ; si, au lieu d’ongles, on né voit que des lames minces qui ne recouvréiif pas lés doigts; si la peau est d’un rouge pourpre, surtout aux mamelles , aux predles, etc., ou bien' si elle est maibrép, parsemée de vaisseaux bleuâtres ;. si la tête est beaucoup trop volumineuse, par rapport aux autres parties du corps; si la Ipngueur de$ membrés tboraehiques dépasse de bcaucPup celle des membres abdomi-
naux ' si le coriipn ombilical s’insère près du pubis ; si les paupières sont coiléesj si la membrane pupillaire existe ; en un mot , s il est tellement cliétif que les fonctipns les plus importantes aient de la peine à s’exècùtsr. Ces caractères acquerront beaucoup plus de valeur si la langueur et le poids du corps annoncent que îê fœtus est à peine âgé de cinq à six niois. Les enfahâ qui offriraient l’ensemble des signes que nous venons de faire connaître devraient être déclarés non viables'^ lors meme qu’ils poseraient de quatre à cinq livres , et que la longueur de leur corps serait de douze à quatorze pouces^
S il arrivait qu un enfant chétif^- vivant déjà;depuis plusieurs. semaines , fut l’objet d’un rapport médicolégal, l’homme de l’art ne prononcerait sur sm -viabiUü qu’avec réserve, lors même qu’il aurait pu constater la plupart des caractères mentionnés dans le paragraphe précédent : il devrait suspendre son jugement et demander à faire un second rapport plus tard.
Signes de 'viabilité d’un Joetus mort. Si, comme il peut arriver dans certaines questions de droit civil, le médecin était appelé pour juger si un enfant mort était né 'Viable, il devrait s’attacher d'abord à tèconnait^^e qu il est né vivant (J vojrez/^^ ao5 ) ; il éviterait les phénomènes qui caractérisent la > certains monvemens dès membres, dés cris faijil^j^ des battemens de cœur , etc. , que l’on dirait aperçus ou sentis , et qui ne sont que les derniers traits de là vie fœtale; il constaterait ensuite 1 état , les proportions et les rapports des organes exdans les deux par.a graphes préeé-
dens , et qui sont les cheveux, les' poils , les ongles, la peau , la tête, le cordon ombilical , etc. ; il faudrait ensuite procéder à l’ouverture du cadavre , et examiner attentivement si le développement du système osseux, du cerveau, du cœur ^ des poumons , du foie, de l’estomac et des intestins, des reins et de la vessie, etc, annonce que le fœtus est âgé de six , de sept , huit ou neuf mois (^'vojrez page 48), et si ces organes semblaient avoir atteint le degré de perfection nécessaire pour exercer les fonctions sans lesquelles la vie extrautérine ne saurait se prolonger. ' ^
Nous ne terminerons pas cet article sans faire observer que , si la solution des questions relatives àla 'uiahilité des fœtus doit être basée sur l’étàt plus ou moins parfait de leurs organes , il importe aussi d’avoir égard à d’autres caractères que l’on pourrait appeler secondaires : ainsi, tout étant égal d’ailleurs, on sera d’autant plus disposé à admettre la possibilité de vivre , que la mère de l’enfant aura joui d’une meilleure santé pendant la grossesse, que l’accouchement n’aura pas été provoqué , qu’il se sera terminé avec facilité ^ qpie l’arrière-faix" sera dans l’état naturel , etc. -