‹ Leçons de médecine légale (volume 2)Chapitre 38 sur 54 · VINGT-CINQUIÊME LE.GON^ ; .. J · texte numérisé non relu

VINGT-CINQUIÊME LE.GON^ ; .. J

Paraljrsie. Ptous dirons , en parlant des blessures, que la paralysierd’un membre ou d’une partie d’un membré peut être la suite de la blessure du nerf qui se distri^ bue auxmnscleachârgeS de le mouvoir .""Il faudra donc examiner cattentivement , dans un cas- dé paralysie que l’on soupçonnera, être simulée , si l’on rie découvre pas une cicatrieésur quelque partie du membre ; sî celui-ci n’a pas été fortement contus à üne époqrte plüs: où moins éloignée f s il est mou et moins volumineux qué

celui qui n’est pas inalade, comme cela s’observe à la suite de paralysies traumatiques. Si tout porte à croire qu’il y a simulation, on jx’hésitera pas à proposer l’épreuve du feu , à laquelle les individus veulent rarement se soumettre lorsqu’ils ne sont pas malades. On à de la peine à imaginer jusqu’à qael^point. les imposteurs peuvent pousser L’audace ; le fait suivant est propre à en donner , une idée. « On amena un jour à la visite , sur une charrette, un jeune homme ayant la tête enveloppée de linges , comme Agnelet,, se disant lytique du côté gauche. On le descendit, avec peine , et on le conduisit à la salle de, visite, soutenu par ses parens. Il avait la figure décomposée , fa bouche tournée à, droite, et la salive s’échappait par la commissure droite des lèvres ; il bégayait , avait l’air hébété , tenait ses bras appuyés, contre la poitrinej, la main fléchie et : le poucje en dedans; il marchait en traçant -un demicercle. Ses camarades le plaignaient , et tout le monde parut touché de son sort. On racontait qu’il avait fait une chute dè plus de trente pieds de haut sur le, côté droit de la tête, et qu’on avait été^ sur fe point de le trépaner : des chirurgiens attestaient cette circonstance, et ajoutaient qu’il avait jété; saigné cinq fois. Il fut, reformé. Nous, l’avions exaniiné . attentivement , r nous , avions remarqué qu’il y ^yàit peu d.!accoEd entre - ses yeux et le reste feçfvHous -lq vîmes spiirireimali^^ à sa

lorsqu’on lui e ut dit. de passer à u-bureau -pour avoirnne expédition de sa réforme, » ( Art. Simulation du Piçtionnaire des sciences médicales. )

Paral^^e. des paupières.. Çy Maladies simulées

par provocation

Claudication. Il est ordinaii'ement aisé de reconnaître si la claudication est simulée, en comparant attentivement les deux membres , ainsi que les articulations, et en faisant quelques tentatives pour allonger celui qui a été raccourci ; car alors l’individu avoue son imposture pour éviter la douleur. Il est arrivé pourtant que les chirurgiens les plus habiles ont été dupés par dés hommes qui , à la suite d’une chute , se sont dits boiteux, et ont simulé la claudication pendant plusieurs années , quoiqu’on eût employé vis-à-vis d’eux les moyens que nous avons conseillés.

Contracture. l\ n’est pas rare de voir les personnes qui veulent s’exénipter du service militaire simuler la contracture des doigts, de la jambe et du rachis. — Contracture des doigts. On peut parvenir à recourber un ou plusieurs doigts , en les tenant pendant long-temps dans un état continuel de flexion, au moyen d’un bandage appropi’ié; quelquefois même, pour mieux faire prendre le change, on brûle une portion de la peau sur le trajet dès tendons des muscles fléchisseurs. On peut soupçonner la ruse, si on trouve les muscles de l’avant-bras tendus et contractés, et si le membre est bien nourri. Alors on doit avoir recours au moyéii proposé par MM. Percy et Laurent , qui leur a parfaitement réussi dans deux circonstances. Après avoir appliqué un bandage roulé et très - serré autour dé l’avant-bras, on fit passer le membre par l’iin des troüs d’une guérite , et, à l’aide d’une sonde à séton, cin passa sOus les doigts contractés un ruban auquel on suspendit tin poids de six livres : la main et le bras né tardèrent pas plus de six minutes à trembler ; et àü bout de quatre autres le poids tomba, et lès doigts

furent redressés. Il y aurait de l’inhumanité à faire de pareilles tentatives dans le cas où la contracture serait évidemment l’effet d’une brûlure : les suites de cet accident seraient facilement reconnues à la maigreur de la main et des doigts , aux cicatrices , au soulèvement et à la tension des tendons , etc. — Contracture de la jamhe. Ôn a vu des hommes faire usage pendant long-temps d’un talon très-élevé , pour que, le genou fût porté en avant, exercer ensuite une compression prolongée sur la jambe, pour en déterminer i’aniaigrissemenl, et simuler ainsi une maladie dont ils -attribuaient la cause à une fracture ancienne , à un rhumatisme , etc. Souvent on a découvert la supercherie , en mesurant comparativement les deux membres, depuis fos des îles jusqu’au gros orteil, et en redressant celui qui paraissait courbé, au moyen d’une forte pression exercée sur le genou,- d’autres fois, il a suffi de dire aux assistans qu’il était facile d’étendre la jambe, mais que rien né la pouvait empêcher de se contracter de nouveau, pour que le fourbe- qui Savait été dupe de ce propos étendît sa jambe aussitôt qu’on pressait sur le genou. Il est des circonstances oùd’individu contractait les muscles avec une telle force , qu’il a fallu appliquer sur la cuisse un bandage roulé bien serré et mouillé, pour empêcher les fléchisseurs de la jambe de se conti-acterj enfin, ila été souvent possible de démasquer l’imposture en plaçant l’individu sur un piquet un peu élevé , et en le forçant , de se tenir en équilibre sur la bonne jambe 5 le membre contracté ne tardait pas alors à trembler et à s’allonger. « Douzie hommes soumis à pette dernière I • 27 .

cprçiiye , uisfint^ et^ Latent;, n^çMit pu^^

résister. >* —Contracture, du rçLchis'.lues chirurgiens nû- .îitaires ont élé-SQUvent trompés par -des personnes gui simulaient un lumbago avec^ courbure du rachis , nt qui avaient enduré des vésicatoires, des moxas^ etCi^, sans avouer leur, sti-atagème. Un moyen assez efficace de redresser pes Jpurhes., consiste à les piquer par derrière avec uire longue aiguille, aü moment où, ils s’y attendent , le, moins. ' > or^

. Obstip^tion , c esl-'di-àiTe tête penchée d’un côté. Si elle , est simulée, le muscle sterno-cléido-mastoïdien. du côté opposé à celui qui est penché est tendu; il ne l’est pas., au contraire, dans l’obstipation réelle,; d’ailleurs il est difficile que l’imposteur puisse tourner les yeux du côté, opposé à la courbure, ce qui n’a p,a§ lieu lorsque. la maladie n’est pas simulée. U suffit de faire quelques légers efforts pour ramener la tête à sa position naturelle , dans les cas de stratagème. . . ..

Convulsions. On distingue facilement les convulsions simulées de celles qui sont réelles , parce que dans les premières les niuscles ne se raidissent pas, et qu’ils sopt loin de se contracter avec la même énergie et la même promptitude que dans les autres ; il suffira donc, pour découvrir la fraude,, d’agir avec force sur les muscles antagonistes, é

Il e^. extrêmement aisé d,’imiter çet|e affectip^ft , facile de découyrir ja ruse en «urn

veillant a^tteptiveuient les incüyiA^» au moment^ où IJê, croient jêtr|^.,^ulsî,,;;^};v .■ ' ; =

, Douleï^rs .^ner^^seS^, ihp,i7iatismale^^ ficile d’en impqs.er ù un ojbseryateur attentif , Iprsr

( 4ii )

qü’oii dit éprouver des douleurs dans les poümoUS, dans la plèvre , dans l’estoînaG ou dans tout autrt viscère important, parce que les prétendus malades ne simulent aucun des autres symptômes dont lés lésions de ces organes s’accompagnent presque constamment, tels que la roux,' là difficulté dé' respirer, rexpectoratibn, lés nausées, là fièvré^%tc. Il n’en est pas de même des douleurs rhumatismales, de la sciatique, etc. , qui peuvent ne pas déterthinerMe -changement sensible- dans les fonctions de l'écononii'e animale - : aussi- combien de fois l a sagacité 'des gens de l’art n’a-t-elle pas été mise en défatit par' les imposteurs Plîn homme simule une' douleur fixé et. profonde au -genou gauche'; il supporte à piusiexïrs réprises le vésicatoire et le nioxa ; la jambe se contra été peu à péti , on l’envoie aux eaux, et il if oh tient saréformé qu’après avoir été infructueusement secouru dansdes hôpitaux pendant quatre ans; a peine voit-il que son butWt rempli, qu’il jette au feu la jambe de bois dont' il avait fait us âge pendant trois ans,- et il se vanïe d’avoir trompé ceux qui l’avaient soigné. (Percy et Laurent.) On ne sauraitdonc être trop sur ses gardés; c’est ici lé càs dé'riénégligèr aucun des moyens propres àin timider léplaignant lorsqu’on a des motifs de le soupçonner d’impOsture.

Nostalgie. Cette maladie n’est point -considérée -Comme un cas de réforme, quoiqu’il- sOi-t a-véré que ceux qui en sont profondément atteints périssent si on ne les renvoie près des personnes et des lieux qu’ils regrettent : elle est pourtant simulée assez souvent par les Hlilitaireà, qui espèrent , sans doute obtenir un conge. Lé faux riostalgique affecte toujours de deman-

der à revoîr son pay s , èf il ne parvient jamais à féindue l’ensemblé dés' Ton observe dans-la vraie rrostargië^p'^à'vbîr', -une rristessè profonde/, à laquelle succédé' uTiëiiïélanGolie sonïbre, la taciturnitlé et uiî désirée x%rênre‘ dfeîrestéF iseuiq une grande in dilîérëncé pàni’ Yéiit> qui ne rappelle? pas les objets qu’il Té'^ètte’;-üh-fessértîément spasmodique de Ikîstorr^e, ranéahtisséïBëntdu corps et déi’espHt, le nïarâsme>,etc. {Voyéz lk dëséri^tiënade la nostalgie^; dans les ouvrages de pa'tbbîogié Enfértte.) D ailleurs- les médecins peuvent soùnaettrédéffHiâîlàdeÿà des épreuves auxquelles ils réastent dîffîcilémé*^; ? « iVous reconnaîtrez le fauéç nostalgique, dîtSâgàr-, qui avait été atteint de cette maladie , à la force et à l’égalité du pouls, à la bonnexîpuleur.du visage, et à l’avétsipn -pour une diète sévère et pour les èétons. « Ijés chirurgièns ordonnent à ces individus y;, et à prendre soùvent ,. une poudre eom posée d’aloèsr, de cbaméepÿtis et d’absinthe ; et comme ils ont; de /la;4épùghànée à la préndrey ils demandent à sortir de.l’hôpital et sé disênfe çuéiis. (Syst. rnorb. ) ; . n

Polie. ( page.' 4^3') ' ' ’ ' •' ' > î

UépilepUé-^^&K:‘ unéi des affections que l’on simule le plus sdtivéritV soit quevl’on veuille, exciter la commisération publique, soit que l’on .chercbéiA se soustraire ' au ëé'rvtcé ■ miliîfaire.' Lorsqubn est témoin de-Ane.eès , on parvîeîW>ltidéé‘^vrir la ruse en ayant é^dâlbensé'mblédëà éarà^étères suivans : dans l’épilepsie varaie, le màladëttf^p presque jamais averti deirinvasio^de 1 atfaqûé^^éétdTOtee'indistinctenient/ surïtcuis jlesHîQrps , tahdîs qùë dé j fourbe â soin de sé; préparer ài la ehiite pour se faire/ le moins de mal possible; il évite tout

çé qui pourrait le blesser^ éx il choisit rarement potii’' Meirxiè iar /scène jl’<eiîdr,ai%i0Ùt se trouyeirt^les médecins qui/sontrchargés .de.4’examineç.-:;toAtefois , con^me^ certains accès ‘d’-jépilepsie'îvraiei^’ang^-r^eTtj; ^ar des prodromes, r.ce/’ caradtère est'insnffis^^/pmu: décider la question^ ’^vu qualorsc^des malajd^xîQs^def, temps de prendre les ^'mêmes- précautions 'qugJ§Sj prétendus épileptiques; a" liacsensifeilité est coï^plé^eipent éteinte tô&squesla maladîèîestVéellejvon-a èéaujfeïÿeudp bruit’, -ftfiSSre en ‘îisageU es substances lés plîiSf O^pj’antes , chercher â'^exciterla-xîouleur liïoyeHnde.causJLiques, etc., M- 'mà^lade-cnevpeïçoit' jrien yi au^tê®®^se^i4’%l'-op avec raAsoh d’intimidet'.-ceîuL'aque l’on, sQup^nTney^’liïîpossoit-èri dédhargeaiîtun:e>^ar5Sje à:fea:ÿans qu’il , en ‘soit prévenu 'ÿ soit en proposant de-îe' cautériser avec nià-feî^rouge,30ru3en annonçant .a vnjnettçe le ■fei£*aTCx quatre coins^du dit.^'OfetijoiijFesdffns l’article siMïJï,'ATibTf'-déjà cité , qu’un- villageois fut pffrayév.pcndant -qu'il ^simulait un accès d.’épilepsi^, S’entendre le chirurgien -demander les insîruîheps;.néqessaiï;es pour opérer la castration-^ moyen qu’il? ®egaE,4?>it/Gnimm erinfaiiiible pour guérir radi-calement l’épilepsie : le fourbe ne tarda pas à se réveiller et à deman^r pardon. "L’action inattendue sur .les narines du ^az api^e^sulfureux , -de l ammoniaque-,' le chatouillement imprévu de cette ? s parti e-- et -de - la i plan te , -des >: pi e ds/,- ou t i é t é^ qu el que fois "UsdffiSans pour trahir lespaux^upilpptiques^ parce qu’ils jSiont donné des marques de sen^bilitfg^Quant à Kem- --ploi'reel'SeSj caustiques 5- nous - pensons' -qu’il doit .^être i'proserit^-,. parce? qu il : est inhumainijrejt gu’il a souvent -^ïiété infructueux. Gn lit dans Mahon qufone femme de

vingt am, dont parie de Haen , avait soutenu l’épreuve, du;£e.u, sans que .cela eût puda jfprGeivà se, démasquer j mais depuis,, étant détenue, en :prispn, pour meurtre, elle avoua sa. simulation, et .imita ,si . hien-lïacjcès en présenee: dé^^an-Swietten. et de dft.Ha©^ ÿ quais qr ureut, que ses accès de commande étaient devenus réels ^ 3^'La pupille, est > dilatée 8et îl’'p‘is ; imniobile, dans l’épdepsie vraie , 'Çomme:onqxeut s^en assurer en approchant soudaineméM dé Vœüurie bougie allumée :iitoutebusuLest difficile de constater ce caractère lorsque les yeu^t- sent roiilans dans l’orhite, chez un malade agité de mouvemens convulsifs, if"; La: face est gonflée, violette .ou noirâtre pendant 1 accès ; la bouche e^ assez, souvent écumeuse, et la langue poussée jusqu’au dehors et ser-^ rée entre les mâchoires. Il est vrai que les faux épiiep^ tiques cherchent à imiter la turgescence et la. eouleur rouge de la face en appliquant autour du cou une liga-^ ture serree qu ils ont soin de cacher j mais il suffit d’être prévenu pour découvrir la ruse : d’aillqurs Commentsimuleront-ils la pâleur qui remplace l’état dont nous parlons, dès que les convulsions cessent . ^ On sait égament que l’écume es^t souvent imitée à l’aide d’un mor^ ceaU' de savon placé dans la bouche'. Dans^l’épilepsie vraie, la respiration est ; gênée, et les- bâttemens dû cœur sont tumultuêux'Gt forts; phénomènes qn’il n’est pas fàcïlé de feîûdre.' d" Lfes poignets et le pouce sont fléchis pendant l’attaque, et si on parvient à lés étendre ils ne- àé'-fléchi sSent ' plus^- tan dis que , suivant ie docteur Mare j -rimposteuf'’ cède' air plus léger 'effort , - Jet crqit n avoir ^ien'de rn^ïtx- àdâire que de fléchir de nouveau cés parties lorsqu ’i b ne sent plus de l ésistanee. r^9rA la

ûn d’une aUaq-tMî- réelle, on observeimi ronâemeiit soporeux, beàucoupsdedassîtude, 'dessertîmes, une altération- de l'intel4igenQe, -^t un -état 'd’étonnenaent et d%éb^téraent qLtil -suffit d’avoir vxi ipour être con— vaÎHCuqü it-ne peut-être simulé -qu’avecda' plus grande, diféciiUé: - r- . .:;inoosr.

9iè*Çoefe"oar'aet ères ^ qui- nous 'paraissent îd^une' grande importanéè ppïrr résoudre la -questipnodonr il s’agit, ptùsiefaVs^ a^iæEeursî^niônt-ajouté adiaufees d’une valemî moindte:.^esiy.eip£;Vii’-t-OD;dit,- sorifcejïtHou verts dans, l^pdlnpsie svraieîj- jdé:. manière^à ite^l'aisseFraper-ceyoirque de blanc asoùnlsisojït entîèr^^feanÿer fei^ : dans .ejs.^ dejmiec>=ca&,-ils :s0nî "fixes oud’une jnobiljÉéreffrayantie.i^ on .observe ienün;des-,clignQternen sr.de,§ paupiéViÇS, qni’ileaLdifbcjle.sliimiter sans ' que, L’iEig,.:Rfe,^jara4sse. .rr^ Lepouls.' es tiordinaireisent petit j- ^pasnjodiqu^-et.-irrégur lier àda.fi»,.d’un accès, d’épiieni^t^îet-dqrsque la- maladie est feinté, ilefttt<nit„ay -pi us. accéléré;, à.ippkts: qw^S' de^ ligatures- appliquées sur quelque - partie; dip-bi^.s. n’aient, apporté des modinçations dans lè^-battemept. de fartère-^ — La peau des faux, épil^tiquesecst chaude et cpuverte-.de.sueur à la fin de l’a tmque, tandis qu’elle est ordinairement froide si la -maladie; est- réelle L’urine .est pâle^eî aquepse après un acçès-,4’ épilepsie vraie.;, — -, Les attaques simuiées,'S9n t en général de longue, duyée , ce qui^n’airiye pas-.sp,uy-OTt dans 1 épilep,sie réelle. . ,

.Le docteur Marc dit avoir çiéter!pinéjdç^.s%eçès d’épis lepsie chez trois malades^, eu, raettanti^qPi^ies narines un - morceau, d’assa- fœtida : ce inoyen qui avait déjà été; mis en usage par quelques -médecins allemands ,

serait précieux pour découvrir M ses .

étaient Gpnstans J mais des pbser^^tion^j^^lpsi ppsre^ rieurernent par. ^éhré^r<3 », sur, l jn-y,rtatipn^dm docterir: Marc , n’ont ppipj ^prni les rnêmes Tés|i|,tats ^-pn ^orterj. -,,, qu’il Æst nécessairprde. Recueillir de n,puvepxix faits f

d’accorder à cette épreuve la valeur que les premieraniJj essais semblaient ,.dpvQir, lui donner. ri

L’homme de d’art s,era- beaucoup plus embaj-rassé ; pour, distinguer l’4p4Lep,sie^ vraie, de-nelîe, qiii est sirnuf 50! lée, lorsqu’il ;n’,es|^ pas ,rérnoin,(le^ l’acGès. Des-nque^-, tions adrpitepaent,,ppsées,;Sur leSrCauses, ,qui ont pu>^n , jÇ, terminer la maîadip,,syr l’époque oüLelle; apparu ppUK .ro la preiïiière fbis;,, sur l’état qui précédé; et qui suitRles^.ot accès, sur la durée de ceux-ci, sur les moyens mis en usage pour les faire cesser ; la recherche scrupuleuse, des motifs . qui pourraient porter rindividu à feindre -.'p cette affection , la pbysiononjLie et l’état du malade tels , . sont les principaux objets, auxquels il „e5t nécessaire p,, ! de faire; attçntipjn. Les vrais épileptiques présententî, ;rr, en effet, un .ensemble, de caractères que l’on ne .doit. point dédai^uef ;: sàJ,.eSp,appès,ont.été fréquens, la tête est penchée pu avant .çurjes côtés , par..suite de raf-; ,,.,-» faiblissement des mu^cleç^ qui dpi^cnt la soutenir ; les paupières supérieures tendent à s’abaisser par la même 733 raison, tandis que le malade semble faire des efforts, i 5 ,, pour les relever^, la peau du visage , d’une çouleurr terne^ ofFre^so.pvent des cicatrices,, résultat des çbnte^,..,;,; précédentes R il n’e%t pas rare apssi de la voir, parsemée,», rfV, en différens..,sens, de.rrides produites, par les raouvor. , .f . mens çônvulsifs. j ' les ^veinés , jugulaires . et qenaporales, . sont gonflées, les aile.s du ucx élargies, les , lèvres et ,,

qtieli^Âës p^î-tîës dres'pomirféttes pliis Colorées que ehéï les âtrt¥e's lïÔÜfm^^'^à'-pupilfè e^t dilàteê, la cbnjorictive^'î>lâiîbliatPe^'ét'^f?ùîriTde^ tes ’ iîèïts'mcisivés inferîeuTes‘'So8t<1aSéës'*efi't)îs'ê&ti'''â* ïëûr 'face' antérieure ; ‘ ren'sëfiïISè^iié î#^î^iWn^iniëiamid^^^ tristesse et la

Déglutition a -vti' dék "^ètsoïiries qui se'

plai'g%iâië*iît 3e nè^p^ peüvbfr avâl'ër, rénHrë'par le nez"' les qlîrèfltesf-Vëriaîént 3è'^f’énÏÏl-é ^^^éepéndsTit •

on éîft-pâr^nu à^Sécbùririr ia'rifsfe pàrcè'^qiï’il'n’ÿ ''avait aucun -sî^ éTîfe "dépéri ssënfêûtÿ ce^^uî TiiaÜTâît |)a s m anqué^ d’ariTivér i sr la- 3é^Futitib9iléût ‘été- d’ifficilé /èt ' surtout 3n les surveillant àttenri-veinéht Wen'îés surprenant à tablê>' *'

Vôrmssémént. Il 'iresf pàs TaTe^quë' dtes indiVidùs siraclent lê voTnis'sément'; asse’z sdliventrilsVe bbrnént à rejeter les fnatrères aliraentairé^' 'ifeu de te'mps' après' les avoll-' prises ; bri a vu un'ë femme avaler des ’eifci’émens'et lesVomiT- ensuite. -Un examen atténtif dé Fêtât d’embonpoint ou d’amàigrissènïënUdu ‘eôfps la présencë'ôu l’absence des symplômès nquf devfaïenf caractériser- une maladie' -dé Testomàc , et" surtout xine surveillance extrême, finissent par prbuVér que tous' ces fourbes abusent de la' faculté qu’ils'dnt de vomir à voldnté.- - - - ■ - ' • . - - '

Mdlàdiés âé‘rahics 'r(jnai shïxn\è la jdsïülé '^'én prâti-" quant une ÎTrcisioa'^à la marge de' l’anüs'ét en introduisatrt ctàns la plaie un fragment dé racine de t'ithyniaîè où d' ellébore , dans le dessein dê^ développer quelques câirôsites ét d arrondir l’oùvertüré* la présence dé ces racines suffit pour découvrir l’imposture.

Il est; des cas. où des simulateurs moins habiles ne présentent qu’une légère cicatrice ou un trajet sans; callosités , ce qui ne peut , en imposer qu’à ceux qni n’ont jamais observé la maladie dont nous parions., fienversfiment du rectum. On a vu des mendians, et des conscrits chercher à imiter cette maladie^ par des ;moyens qu’il suffira de faire connaître pour que l’on n’en soit pas dupe. Une férame grasse et bieii portante , du fondement de laquelle-, pendait: uii; boyau; dé six pouces de long, demandait l’aumône: le docr teur Flécelle .l’acGueillit à , coups de: pied » et fit tomber le boyau de bmuf qu’elle avait introduit dans le rectum par un bout, ef qu’elle avait rempli de sang ^et de lait qiii s’écoulaient par les petits trous pratiqués à l’extré,T mité de ce boyau. ( Ambroise Paré, 1. xxv, c. aihojj Un soldat employait un canal contenant une petite vessie d’agneau qu’il retirait au moyen d’un piston ; il introduisait ce canal dans le rectum , en faisait,sortir la vessie, quul laissait pendre hors de l’anus, puis il retirait le. canal. ( Art. simulation déjà cité,), -

Anécrysme du .cœiir et phthisie pulmonaire. On par-r, vient quelquefois , à l’aide de ligatures , serrées appîi-, > q nées autour du cou, à. imiter .le gonfienientct la coloration des lèvres et de la face, que l’on remarque souvent dans l’anévrysme du cœur 5 mais il faut ignorer c;omplétement. l’histoire de cette, maladie pour ne pas apercevoir au plus léger examen qu’elle est ^simur^ lée. Nous en dirons autant de phthisie pulmonaire::. qu’importe que des personnes dont le dos- était voûté, et dont la conformation extérieure étaiL semblable rài celle de la plupart des phthisiques, aient présenté

comme preuves de la réalité de la maladie , ramaigxiss.e-^ment déterminé par une abstinence volontaire , des. cautères établis dans le dessein d’en imposer , des cra^ chats dans lesquels on voyait nager des fragméns de; poumofts-4^ ^eau qu’elles avaient avalés? Quel e,st le médecin assez peu clairvoyant pour se laisser tromper par -de pareilies apparences, surtout ioysqu’iL-S agit d’une -maladie dont les caractères doivent être d’autant mieux connus , qu’elle devient de- plus en plus commune.' ; -

Hémorragies. Hémoptysie chercbe a simuler cette maladie , qui exempte du service militaire , en se piquant le fond du gosier , les gencives, les doigts,. etc. : on suce le sang des plaies faites ailleur^s: que dans la bouche, puis on le rend mêlé, avec de la- salive, après avoir toussé pendant quelque temps : d’autres mettent dans la boncbe des pastilles colorées ;pàr le carmin.' préparées avec des substances âcres qui excitent la salivation comme la racine de pyrèthre; il en est, comme, l’indique X. B. Sylvatieus , qui prétendent imi-^; ter cette maladié-à l’aide d’un morceau • d;©: . bol d ’ Arménié, mis sous la langue-f on eu' a- vu , enfin, qui avaient introduit dans la bouehe un instrumeat en ar-, gent contenant une éponge imbibée d^ sang^ Aucun d#ceis individus ne présente les véritablês symptômes., déd’hémoptysie • il est d’ailleurs facile -de reconnaître l’imposture en les forçant de. cracher s anse tousser, car alors la salive sera colorée- en rouge , tout comme s’ils avaient toussé ; on doit aussi leur faire rincer la hoiiche avec de- l’eau et du vinaigrciet'examiner si le bol d' Arménie lou lés pastilles dont nous avons parié

ne se trouveraient point dans ce liquide. — Hématémese. Le vomissëmènt saij^ a été simulé èif introduisant dans la bouche ou dans l’estomac , des matières rouges, du sang de bmujf été. Hàgueriot a' vu une jeûne fille qui avait enVie dé- sbi'tir, à quelqûè prix que'’ëe‘ fûV du monastèrè''dù%llé était détenue , fèiridre d’avoii'îin voniissément dë^'sâng violent, et rendre mêmë plu- ^siétirs livres de ce liquide en sa présènce , ët jyèiida% plusieurs jours; oh découvrit enfin qu’èlle buvait toûs le jours du sang de' bœuf qu’on lui apportait èiï cachette, y Nosol. méthodique ^ t. VIII , pàgr^l^,

édition de 1772, J II suffit de rabsênée deS ^ui^ôdiès qui caractérisent 1 hématémèse et de cbhhàître îés moyens que" lès simulateurs mettent en usagé , pbüriîe pas s en laisser imposér. -^ Hématurie'. Çi\ ruriné â'feté rougie par des bèttèfâVes, du figuier d’^Indé, dëla garance',"ètc. , «tih'stah'cës que l’on aurâiit pù avaler dans le dessein de cbîorèf' ce liquidé, bn rééôhn'aîtrà qmelié ne contient pas' de sâhg’, en la faisant hoüi'llir ; càf l’urine melééde'Sahg fournit alors un caillot Éruh ét'reprend sa cb ul ëur j'aUnè ; niais Si j cphîîn eîl -est ârrfVé quel qüéfbis , on avait îhj'écte du Sartg pur dan à la vesàië’ ; il faudrait exàminér "^sidë'' mâladè'' dôüteüx' préséfitè ' lès divéïs symptômes qui caractérisent l’hématurie ; dans toüs les le medëèih'dè^’ait exiger "qüe' l’i urinât'ën

' sa 'pr^èhcè. "" -■<> J.:.;;- ■

HémçrmY0es. Ô h a quelqùéfpis irhîté ïés turnéufs Îîémorrhoïdales en introduisant dans l’ahus" tin ressort auquel oh avhît attache qûëlqües petites vessies dè fat , pleines d’air et çpîdrëës aveé du sang i il suffit dépiquer cey prétenduës hémorrtioides^ avec uhe aigtiiilG fine pour les affaisser.

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