VINOT'-SIXIÈME LEÇON
. :IncontinejLç& dourine. Lorsqu’on sait combien cette loaïadie.est rare chez les adultes,, on doit être conyairicq .qu’elle .e^t, souvent simulée;, puisque les cons- ..qy^îs s’eri, plaignent sjouvent. Dans l’incontinence vraie, la y ergq et le gland sont pâles et. commue macérés par ruiine qui sort goutte a goutte^ et lorsqu’on essuie l’pAfiee de l’urè lin^e, on voit sortir une
de. ïCe Uquide ^ ^ n’a., pas lieu quand la
pra.la,<lié e|t feinte ^tppin s que le fourlie ne fasse beau- ..PPUp d efforts.,- On peut d’aiUeurs observer ces prétendus malades pendant la nuit , essayer de leur mettre iPbP SQUclCi^dans la vessie, exercer sur la verge une Ppuipression plus ou moins douloureuse , et ils ne tar-
^derpnt pa^à aypuer leur stratagème. On administra une
-yipgla,ine,4q.p^^^^ bœuf à un homme qui
disait avoir une incontinence d’urine , et lorsqu’il apprit que , ce moyen devait être ntis en usage .pendant plusieurs jours pour fortijfier le# reins il sê d^lara guéri (Percy et Laurent. ) Dans une épidémie d’in- ' continence d’urine simulée, M. Fodéré, fit lier la verge peux qui Vpn plaignaient, et oi;dpnna qu’on mît sur les noeuds un cachet quq le-^^endarme de garde devait rompre chaque fois que les malades vouexpé réussit à mêrveiliè; la
' , serait gonflée " rapidement si l’inconti- -
n’augmenta presque pas de volume, pt Ton ne fut obligé' d’ôterlps lig'atures que pour uriner au temp"# ordinaire. ( Tom. IÇ page 482.) ‘
Perte des testicules. On a vu des imposteurs dont
les testicules rentraieiit à volante dans l’abdomen , faire valoir leur absence comme un motif de réformé. Nous avons exposé ailleurs les caractères à l’aide desquels on pourra reconnaître les eunuques , les crypsofchides, et les personnes qui ont été châtrées à l’âgé adulte. pag. laS. )
Coloration insolite de la peau. L’ictère a été simulé en appliquant sur la peau une décoction de racine dé curcuma, une teinture de rhubarbe , les fleurs de genêt, les graines de carthame , les étamines de lis', ’ etCi; il est aisé de reconnaître la fraude^ parce que' les fourbes ne songent pas à jaunirla conjonctiveetrùrine,^ et si quelques-uns ont voulu Colorer les yeux avec du tabac, ils n’y sont jamais parvenus ; d’ailleurs il suffit assez souvent de faire de légères lotions avec de l’eau et du savon, pour enlever ces matières cprolantes. Oh peut en dire autant des ecchymoses factices obtenues à' l’aide d’un mélange de suie et d’huile. La dèia
peau produite par. le soufre qui brûle , par la fUméède cumin, par la digitale pourprée , par l’habitude qUë’ contractent certains individus de s’évanouir , par l’abus de. l’émétique et des- purgatifs , par dos fatiguesexcesr sives , ;etc , peut quelquefois en imposer au point de faire croire, que la personne est réellement malade ; mais il suffit de L’observer penxiant quelques jours j et de la soustraire à l’action de ces causes , pour mettre la vérité dans tout S0U jour. - i
Dartres y Hhi^Le^it Ulcérés. Il est des individus chez* lesquels l’ingestion de quelques alimens , .tels que le fromage salé, lesmoules, les huîtres, etc. , est bientôt suivie d’une, éruption qui ressemble souvent à une affec'tion
herpétique; mais presque toujours celle éruptiou est de courte durée tandis que les plaques et les pustules dartreuses persistent pendant long-temps; il faudrait
donc,, s’il était difficile de constater la supercherie à l’aide des symptômes j faire surveiller attentivement le malade douteux. On a également cherché à imiter la teigne en faisant tomber quelques gouttes d’acide nitrique, sur -les cheveux, dans le dessein de les détruire; on ne tarde pas,, dans ce cas, à voir paraître des croûtes jauneS: : mais il n’est guère possible de s’en laisser imposer, parce que dans la teigne véritable j. la tête exhale une odeur nauséabonde qui lui est particulière, les cheveux , rares , au front^ sont menus, et clair semés .partout ailleurs , et la physionomie porte ordinairement l’empreinte de; la cachexie. Quant aux , on sait qu’ils ont été souvent- le produit de l’application des vésicatoires , des sucs d’euphorbe , de clématite pu de renoncule, de l’écorce de garoù;, dé la thqpsie, etCi ; quelquefois des mendians ont cru devoir faire usage de peaux de grenouilles , d’un morcêâü de rate , dont ils recouvraient la jamfee ; il en est qut^ ppur aggraver l’ulcération dont ils étaient véritablement atteints, employaient le tabae mâché , la cendre de cette plante, ou d’autres irri tans. Il importe, lôrsqu’qn soupçonne la ruse, de retenir les malades au li,t , ot de-les empêcher de porter les mains sur la partie affectée , soit en l’enfermant dans une bottine ou dans une boite de bois, soit en appliquant un bardage roulé dont ; les doloirs seraient ; marqués avec ■ de l’encre- pour s’assurer qu’il n’a pas été dérangé. «« Dans les vieux ulcères, disent MM. Percy et Laurent , si
répidermè est glabre , luisant et violet, sa couleur se fond peu à peu avec celle de la peau saine , au lieu qu’après l’application réitérée des vésicans , elle est circonscrite et bornée par un cercle facile à reconnaître; si le sujet a une bonne carnation , de l’embonpoint, l’œil bon , les dents saines, point de glandes engorgées au cou , et que les bords de l’ulcère soient ronds, bruns, le fond ardent, violet, les environs enflammés avec des taches ou des ampoules , on devra soupçonner de la fraude , car les hommes attaqués de ces ulcères rebelles sont cachectiques, leur peau est sèche et écailleuse, et la jambe malade px'esque toujours atrophiée. » ( Art. simulation. )
Transpiration puante. Lorsqu’on se frotte la peàu avec du cambouis dans lequel on a incorporé du vieu;! fromage très-fétide , avec du poisson pouri , l’huile de- Dippel j etc. , on répand une odeur infecte que l’on peut faire disparaître en lavant avec soin les parties enduites de ces matières ; il est rare que l’on ne parvienne pas à découvrir la supercherie par ce moyen, à moins que le corps né soit imprégné dé ces odeurs, par suite , de frotternens réitérés auxquels l’individu se serait soumis depuis long-temps.
^ Erifliii'es . On sÂit que, pour exciter la commisération publique , des mendians ont acquis un volume mohstrueux en injectant de l’air entre les tégumens et les muscles ; d autres ont voulu imiter des hernies pu \ hydrocèle en insiifflantde 1 air dans la région inguinale pu dans le scrotum ;.il suffit dans ces différons cas , d’examiner attentivement la surface du corps; on ne tardera pas à découvrir la petite plaie par laquelle l’air
a été introduit; elle est ordinairement bouchée par un emplâtre, qui , étant enlevé, permet à l’air de s’échapper, et le prétendu malade est guéri. Il est des individus qui à force de tiquer, déterminent un ballonement énorme du ventre; une fois réformés , ils expulsent Fair par haut et par bas, et se félicitent d’avoir trompé lés hommes dé l’art chargés dè les visiter : cette fourberie ne peut être soupçonnée qii autant que l’individu ne présente aucun symptôme jg[ui puisse faire croire qu’il n’est pas atteint de la maladie qu’il simule; dans d’autres circonstances , les jeunes conscrits appliquent un lien plus ou moins serré à la partie supérieure de la jambe, qu’ils laissent pendre hors du lit pendant la nuit, pour feindre xm. gonflement qui les exempterait du service s’il était réel t on doit chercher alors à découvrir l’empreinte du lien et Faire usage d’un bandage en prenant les précautions indiquées à l’occasion des faux ulcères. ( page 4a3. )
Rage. On concevra difficilement que l’on ait porté l’audace jusqu’à simuler la ragé pour se faire réformer : ce stratagème n’a jamais fëusH , lorsqu’on a donné l’ordre d’étouffer le faux enragé entre deux matelas: Ôh cônCoit en effet que le fourbe s’est trouvé guéri comme par enchantement. Il ÿ à environ trois ans , qu’un charlatan qui prétendait guérir la rage , parvint à faire nommer une commission de professeurs de la Faculté de médecine pour examiner l’efficacité de Farcane de son invention; on imagine bien que 1 occasion de faire dés expériences ne tarda pas' à sè présenter : un drôle , qui était son complice, simule ia rage ; on l’amène à rhôpital dé la Charité; mais on
veut examiner le breuvage qui jouit de la propriété de guérir miraculeusement la rage : bn reconnaît qu’il copy tient de l’ail , du vinaigre , etc. 5 aussitôt on prépare une composition analogue avec l’asa fœtida, du vinaigre, de l’extrait de quinquina , de l’absinthe , etc. , et on l’ad-' ministre adroitement ÿle lendemain , au, lieu de donner celle du prétendu guérisseur : le simulateur, après avoir fait mille grimaces, semble éprouver du bien être, et ne tarde pas à être guéri. Fier du succès qu,hl crut avoir obtenu, le médicastre ne savait comment exprimer sa joie , lorsque l’autorité jugea convenable d’en arrêter les élans en le faisant enfermer ainsi que son complicè;i Discite mordti. ' \
Scorbut. Parmi les symptômes du scorbut , ceux qui ont rapport à l’état des gencives peuvent être parfaitement simulés, et. Vont été souvent par des jeunès| constîrits qui avaient appliqué sur cette partie des? caustiques plus ou moins actifs : le. meilleur moyen: de découvrir la ruse consiste à attendre pendant qaehs que temps et à visiter l’individu inopinément au. bout de quelques jours ; probablement on trouvera les geu-ï' cives dans un très-bon état. : yü
Scrofules. C’est encore à l’aide de: caustiques , que; l’on a souvent- voulu imiter les cicatiices.et les ulcères? scrofuleux que l’on remarque particulièrement au cou ; et , pour mieux faire prendre le change , on a .dé-s terminé le gonflement .et la rougeur des paupières > du nez et des lèvres, en appliquant sur ees parties du cSUCf d’çuphorbe. pn parviendra à démasquer l’iraposteurii. en se rappelant que, . le fades des véritahles scrofulen?: présente presque toujours un caractère particulier.
gênéralèrrren t connu y 'ét que les cicatrices qui succèdeh t aux ulcères dans cette maladie , so n t profon dés, ordinairement adhérentes, violettes, inégaleV, calleuses et à
bords arrondis. - . ^ .
Des maladies simulées par provocation.
On désigne ainsi les maladies qui sont l’effet de l’artifice et qui ont été provoquées dans le dessein d’en imposer et de faire croire à l’existence d’une affection dont la durée est plus ou moins longuerles principales de ces affections sont , la cataracte, Yjophthalmie , la paralysie des paupières, l^iperte des dents, e t qu elquefois Yiépilepsie. - ' . . -
Cataracte. L’acide nitrique étendu d’eau a été appliqué à plusieurs reprises sur la conjonctive, et a fini par déterminer une légère opacité du cristallin qui ne pouvait en imposer qu’à un observateur inattentif: il suffit d’adresser au malade quelques questions sur''da maFche de la maladie depuis son invasion ysur ce qu’il éprouve actuellement, etc., pour reconnaître la vérita^ ble nature del affection ; on sait , par exemple^ que dans le début de la cataracte vraie , le malade aperçoit mieux les- objets à une lumière faible qu-’au grand: jour, -et que’ l inverse a lieu lorsque la maladieia déjà fait' des pro'-' grès, etc. ^ ^ ^
^ Ophthalmie. L’application volontaire- de poudres irritantes sur la conjonctive est constamment suivie d une ophthalmie, et l’on a souvent vu des'èonscrits qui, pour mieux simuler cette affection , s’arrachaient encoie les cils et cautérisaient les bords des paupières r
la ruse est difficile à démasquer, lorsqu’elle a été pôr^ tée à ce point; toutefois on doit se rappeler que dàris r,ophthalmie ancienne, que l’on a principalement en vue de simuler, les paupières sont ridées, de coüleiir naturelle ,, et relâchées ; on i-emârque aussi la paféd’oie qu’a produit le clignotement souvent répété des yeux.;,., .
Paralysie des paupières. On a des exemples dYndividus qui se sont coupés ou à qui on a coupé Te nerf sourcilier, dans le dessein de déterminer la paralysie de la paupière supérieure: il est difficile de reconnaifre le stratagème, à moins qu’à l’aide de menaces on n’obtienne l’aveu du malade. .
Perte des dents. Plusieurs conscrits se sont fait arracher des dents, d’autres les ont détruites à l’aide de caustiques, il en est enfin qui les ont fait limer ; dans ce dernier cas, on voit, en portant le doigt sûr les gencives , que la racine des dents est au niveaxi de l’alvéole. 5
Epilepsie. On sait que des personnes ont ‘fini par être épileptiques, a force de simuler les accès de" cette maladie, Metzger et de Haen en rapportent des exemples. On. ^conçoit q U il serait impossible Hé Hëcoiivrir en pareil cas la véritable cause , de là maladie^ si Ton n avait aucun renseignement sur ce qui a" précedéT
" '' Dès maladies préteœiées. , ïii'th
nom àé mdlàÛifs pŸèhhcl'éeSi celles que l’on Veiït fàire servir à lucciiupli^ement d un but qui consiste ordinairement 4 sé" dé^cÜàrger O une fonction plus bu moins pénible^ où à dbtenir
un avantage, quel conque. Ainsi , un homme est appelé par l’autorité à remplir un devoir, il refuse le service en donnant pour prétexte la maladie dont il est atteint; le médecin requis pour juger lè' fait déclare que l’affection est trop légère pour servir d’excuse. Un autre individu attribue la maladie plus ou moins grave dont il est aetuellèmenl attaqué a une ïégère violence exe:reée contre lui , à la terreur que lui a inspirée l’annon en, d’un événèmeuf fâcheux , ' à la mauvaise nourritui^e à laquelle, il a été soumis par les personnes chargées dé veilFer à sa subsistance', aux travaux excessifs auxquels oh l’a forcé de se livrer, à l’action des médicamens dont il à fait usage par ordre du médecin, etc. ; et si quelquefois il ne rapporte pas la maladie à ces causes, , du moins les considère-t-il comme ayant aggravé singulièrement son état ; en conséquence , il demande des dommages et intérêts. Ici le médecin devra juger la valeur du prétexte allégué par le plaignant. « Un ramoneur atteint dun trëmblemefst mèr- .j^jCuriel , dit M. Marc, accusa un doreur dont il avait C..T cheminée, d’avoir, en profitant de son igno-
rance y occasioné sa maladie. Bien que le rapport en- . tre la cause et l’effet nous parût très - plausiblè j nous -jQ crûmes néanmoins devoir nous assurer si de pareils résultats s’étaient déjà rencontrés, et nos recherches dans les hôpitaux confirmèrent ampîèttieht la validité de la cause alléguée parle ramoneur. » (Art. uéception ,, du .Diptionnaire de Médecine.)
^cici^ les préceptes généraux propres à servir de 3^gui,dc^aux gens de l’art.
.CQnaparera avec soin la cause prétextée avec
l’effet, c’est-a-dire avec la maladie. Dans un très-grând nombre de cas , le plus léger examen Suffira pour établir qu’il n’existe aucun rapport, et que la réelamation du plaignant ne mérite aucune considération : ajouterait-on for,; par exemple j à la déclaration d’un homme qui attribuerait la fracture du tibia et du péroné à un coup dé badine qu’il aurait reçu sur la jambe ?i n® On aura égard aux causes prédisposantes; Lagë^ la saisony ilè séxé, lé tempérament , lé climat, l’état de grossesse, etc. , doivent êtrenegardés comme des motifs capables de développer ou d’agg|:aver quelquefois certaines maladies que l’on n’auçaît pas ' observées dans des circonstances opposées; ainsi personne ne révoque en doute les effets funestes de la frayeur chez les femmes enceintes, chez celles qui sont récemment accOucliées ou qui ont leurs règles, tandis que la même cause. peut à peine produire quelques désordres chez une. personne qui n’est pas dans les mêmes condition^.
3° On tiendra compte de la moralité de l’indiyidmjj dès motifs qu’il peut avoir pour induire les médecins en erreur , des témoignages rendus par des personnes^ impartiales. > '
4® On examinera; avec soin la nature des maladies; régnantes;; 45ÎÎ' iconeoit , nn effet , que si ralfèction qui fait lé sujet de l'observation est semblable jà celle qui sévit épidémlquement depuis quelque temps;,: » tout' portera à croitè-qùe; la: cause prétextée par le. maiadsç.; . pëut bien avoir été Vocecision du développement de la maladie , éndés accidèns qui sont sui'vénns , maLs qnuls rie doivent pas lui être attribués.;Onsaït;qu-é:®.éméry chargé de' proriôncer si un coup de bâton donné a une
servante tétait la' cause d’une, -pneumonie violenter qui , se- ^manifesta trois . jours après déclara , qu’il ne pou^i^aifc être çonsidéré que comme une des causes occasionelles^ fondé sur ce qu’il régnait alors une épidémie pneumonique très - intense dans le pays qubaMtait la malade.- , ■ —
5° Enfin , on ne prononcera qu’après avoir bien étudié les différentes cireonstanees relatives au. régime^ à l’état particulier de l’atmosphère , eu?., qui ont pu influer d’une, manière nuisible-stur le plaignant.
/ijo- Des maladies dis simulées:
On désigne ainsi les maladies et les infirmités que l’oir cache. Ges maladies , ,beaucoup i plus nombreuses qu’on ne le croirait au premier abord , sont î ia syphi^ , les dartres , la gale y Xdi -teigne phthisi& pulmonaire, Yépilepsie^Xa folie, etc: On a.quelquefoisuussi Je pins grand intérêt à dissimuler certains ,états'' qui ne constituent pas, à proprement parlerj des maladies; tels sont la menstruation , la défloration , la grossesse,l’alactie ( manque de lait ) , rimpuissanee, etci II doit être maintenant aisé de deviner des motifs qui portent à cacher de pareils états; il est des individus qui se croiraient déshonorés en avouaut- des maladies que le vulgaire regarde comme'honteuses -; ,on conçoit aussi, qùe: lar pudeur empêche souvent de déclarer des affee-^ tions dont on ne saurait constater la nature -qu’en visitant les organes de la génération ; mais «ce qui pa-r raitra beaucoup plus natürel ,;c’e6t quuno» personne cherche à cacher le frnit. d’un amour illicite-, surtout
lorsqu’elle est entqure,e dej paren^j^qg® îÇ|l^^inbitiQqne, l’affection : la cupidité est un desjniQtifs-les plus.com»-, muns de dissimulation ; nO;^oitrQn pa^jj^eP? effet, tous§ ^ les jours , des femmes, qui se proposent, pomme nqqr-g^ rices, caclier artificieusement; tq.ut, ; ce qui,, pour^^Q,, déceler leur, in^piMudeJl, Des jeupes.gens ne se p^éj^og sentent-ils, pas comme ^pemplaçans, . lorsqu’ils sonti.at-,.^ teints d’uuejmal^diequ d’une infirrpité g.u’ils /n’açeusent îo pas , et qui les rend, impropres aii service? Il nous. rait facile de, citer encore, quelques.exeraples , si ceuç^,, que nous venons d’indiquer n’établissaieat point d’une, r manière irrévocable que la dissimulation.de certai,pes^c. maladies est contraire à l’ordre social et doit être jé- ., primée. .
L’homme de l’art chargé de découvrir que , l’on, j cache une maladie , doit avoir égard,, aux. motifs^; qui peuvent porter la personne à dissimuler; 2*^ au;^, manœuvres que l’on sait avoir été mises en usage jusT,-,. qu’à, ce jour pour atteindre ce but; 3° aux symptQmea,>,-, de l’affection que l’on veut dissimuler, et dont il peut,...> constater l’existence sans l’aveu du malade : admettons, 3] par exemple, qu’une femme chez laquelle la sécrétion,,, du lait ^ fait à peine se propose pour .nourrice , et^i dissimule l’alactie dont elle est atteinte : on se rapp,ellq,^., qu’en pareil cas, pour mieux en imposer, on se gar4q/; bien de présenter son enfant s’il est faible et chétify,j^g pour en montrer un autre bien constitué ; on plus jeune qu’il n’est, afin qu’on ne trouve pas le ,lait ,, trop ancien ; on mouille les langes pour faire, crome que l’enfapt urine continuellement et qu’il est par cou.-, î. séquent bien nourri et , pour que le volume^/ies seiim -
paraîsse'pIûs’côîîsi3éràWe^tril-n est Teeîlement , on ne» donne pas^'féteFpénda'nt les vingt-quatre heures qui précèdent lé rnom^nt délâ- visrtë > éle. -La connaissance de~ces- manœuvres n'é "suffirait pas-'poiir déeeler l im— posture: on doit alors visiter- la femme- et recueillir soi-mfêmé des caractères propres à rnettre la -vérité’ dans" tout son jour': si le sem est -maL conformé, la glandè“ mammaîre d’un petit vol urne- j lé'- mamrnelon peu^bû-point érectile^ si par la pression lè lait ne jaillit paà -'ahondaTnmeht -en- plusieurs rayons;-si^ au lieu d’être légèrement sucré , inodore , d’un blanc bleuâtreet assez consistant'’,’"fcé-diquide préstentè des caractères: opposés ; si^ par exemple, il ne formepoint une gouttelette lorsqu’on le reçoit sur l’ongle que l’on incline légèrement , on déclare que la- femme nè réunit point leS- qualités voulues. Supposons maintenant qu’il s’agisse" d’un pbtbisique qui sè destin e à-remplacer un ; conscrit J ét qui cache soigneusement sa maladie'^ -quel est le médeGin qui ne déeonvrira pas -la- dissimulation en ayantégard àla conformation du 'col , des- épaules- et de là poitrine , à la couleur rouge des- pommettes , au son de la voix , à la difficulté de respirer , -à la chaleur de là peau, et surtout de la paume-des mains ; à- la-fréquence du pouls , à l’amaigrissement- du corps v etev-î^sans- doute qu’on n’aura pas toujours occasion d’ob-^server l’ensemble des^ symptômes qui caractérîsen-t lamaladie’ que l’o-n dissimule ; mais- on- pfôurra souvent ras'sembler assez de données pour Soupçonner aumoinsqu’èlle' existé. Il faut égalementr être" prévenu-- queif dans certaines circonstances, les inaLideèiiedissimulent qu’une' partie des signes de ruffcctiôtt dont ils son ^
atteints, dans l’espoir que la maladie sera jugée moins grave. - . ■
Dès maladies imputées .
On donne le nom de maladies imputées à celles que l’on prétend exister chez un individu qui n’en est pas affecté. Ici lâr mission de l’homme de l’art est extrême-f ment facile à remplir; qu’importe que l’on accuse une; personne d’imbécillité , de folie , ou d’avoir une maladie vénérienne etc. , si lés symptômes de ces affect lions manquent? Il est évident que nous ne devons juger les maladies que par les phénomènes qui les ca-t factérisent ; l’absence de ces phénomènes nous autorise à déclarer que la maladie est imputée.