VINGT-SEPTIÈME LEÇON
Des maladies intellectuelles.
Nous comprenons sous ce titre la Jolie et toutes les maladies dans lesquelles les fonctions intellectuelles ? sont abolies , suspendues ou perverties , soit que l’afr: , fection réside essentiellement dans le cerveau ou dans: ses membranes, ou qu’elle ait son siège primitif dans, d’autres parties du corps, et que la lésion du cerveau . ne soit que sympathique. Il nous semble, inutile de faire connaître toutes lesr dispositions de nos. Codes; relatives à ce sujet, qui peuvent mettre les;-magistrats dans la nécessité de consulter les gens de l’art ; nous: nous bornerons à dire, i° que d’après l’article i io8 du; Code civil , une obligation n’est valable qu’autant que
là • partie^ ;qui -s^obligë '-'cùnsetit ■: or ' 'lé ■ éônsentémèrit suppose le libre exercice des facultés intellèctuêllés j 2° qu’une donation untre-vifs pu un testament né peuvent être faits que par un individu dont Xesprit est 5az/z, et que le testament par acte public doit être dicté iâux notaiTes' par le testateur on doit en donner lecture en présence de^témoins. ( Art. goi et 972- du j Gode civil. ) ■ ‘ -
Nous allons' traiter successivement ,1® de la folie; 2*^ des diverses maladies qui peuvent faire croire qu’un homme n’était pas sain d’esprit'- en faisant son testament ou en eontracîahî une obligation quelconqué. —
De la folie ou aliénation metitale.
La folie peut être simulée, dissimulée; imputée ou méconnue. Dans la. folie simulée j^i'indiyidu cherche à se faire passer pour fou, dans 1 intention de se soustraire à une peine qu’il a encourue, à des obligations qu’il a; contractées , ce qui est plus rare ; ou bien il réclame des indemnités pour des mauvais traitemens qu’il a reçus, il cherche à se faire exempter du service militaire , ou à être admis dans ^ un asile d’aliénés. On Æssimule l’aliénation mentale' lorsqu’on a intérêt â cacher qu’un individu est ou à été fouf rsoit pour obtenir ou faire valider des engageriiens, des conventions-, - des contrats , des dispositions testamentaires , soit pour lui conserver l’autorité ou le pouvoir idont il est revêtu , ele.; tantôt c’est l’aliéné lui-même qui-caehe avec soin ses idées, ses desseins, pour jouipde-sa liberté ou pour être surveillé'd’une manière -moins importune
et parvenir au But qii’il se pt-'ôpibléV cèinme' dé truire , de sé venger ^ été: La F6lîe - est -imputée lors'qu’on veut faire passer un individu pour être ou pour avoir été fou, afin de le soustraire a la Sévérité dés lois , de faire casser des engagémèns, des conventions;, des contratsVdés dispositions testamentaires , etc. délit il serait üaiïteür ; dé le priver du pouvoir,, dé rautotité, d’une fonction quelconque, de ses dréits comme propriétaire, comme père, comme époux, comme citoyén, soit en obtenant soninterdietion, ou en lui faisant donner un conseil, ou simplement en le tenant dans, uïîe maison d’aliénés. Dans la 'icAie méconnue l’aliénâtion. n’est pas assez intense pour être reconnue ou même soupçonnée , parce que le malade ignore son état , 'Qu parce qu’il lui reste assez de force pour le éacBer. ‘ r Moyens propres a faire reconnaître cette fnaîadîei Lès caractères délafolie sont assez saillans et assez multiplies pour que, dans le plus grand nombre des cas, l’état d’aTfénation soit promptement et facilement reconnu des pérsonnes qui entourent lè malade, et surtout du médeéin qui 1 observe. Voici ce que l’on rëmarque déplus spécial dans Jes cas ordinaires .* i® Etat méritai agitation, cris, vocifération , incobérence danédés idees', dans lés raisonnèmens, succession rapide et désordonnée didees, de jugemens , d’émotions j préôcèupatiôh èxtreme qui fait que l’aliéné est presquè’fcSit entier à sès cHimeres ét plus'ou moins étranger'anxrdbjèts extérieurs, quil fixé à peine son attention sfié des persénriès ijür 1 en tourent , sur les ali énés àvëc ïésqnèls il vit ; conceptions , rapprocbemens d’idéeépinter^é-
tations qui étonnent par leur singularité j leur pétf de
'rapport av,eG les, choses or^dinaires ; hallucinations visions , y oix.quhÆe^. font ..entendre aii malade , par les- <£ueiles il est dç temps à autre ou, sans cesse pci||gsuivi , .eonseillé j . instruit y commandé , -eîîvsiyé}, invisibles qui guident, qui t^pionnent, qui tourmentent j idée fixe, fausse QU ridicule , inaccessible. â toute espèce de rai- SOnnenient, souvent même aux preuvesdes plus positives,,^ soutenue avec opiniâtreté ^ avec chaleur, avec couyiction, quelquefois avec beaucoup, de talent et d’éloquence; inaptitude au trav4l inteUecttîel7~aüx occupations habituelles; l’esprit est'agité, et ne peut se fixer, ou bien il se fatigue promptement, ou bien enfin -il est tellement faible qu’il n’est capable d’aucune espèce d’effort^ oubli -des besoins, des sensations désagréables ou douloureuses; altération profonde des senîimens , des affections , indifférence ou haine de l’aliéné iPPW ?®,» proches, son époux, ses enfans; goûts, dépençhans extraordinaires ; morosité , abattement, tristesse,, crainte, frayeur sans motifs réels; défiance tsutrée ou confiance exagérée; crédulité étonnante; tsFP prévoyance eitrême ; l’aliéné a une confiance entière dans sa manière de penser, et se croit en par- ; faite, -sa nul, rare, incomplet et agité,
^^u bien plus profond, plus prolongé que d’habi- ^ tarde. 2° Etat extérieur : l’expression de la physio- ^03 gestes, les attitudes de la plupart des .^jipnés, ont quelque chose de remarquable qu’il est .^^ifficile de caractériser; ces actes en effet se trouvent etre en rapport avec l’état mental , d’autant mieux que les .malades , persuadés comme ils, le sont, qu’ils pen- . rs^nt et agissent suivant les lois de la raison , ne cher-
chent nullement à cacher leurs idées et leurs émotions par un maintien apprête^ , beaucoup .d aliénés sont a gitésn pressés du besoin de se mouvoir, de parlèi?; beaucoup d’autres ont les mouvemens embarrassés , affaiblis, ou paralysés. 3°; Causes-- et invasion dé la inaladie : àa.ns presque tous les cas d’aliénation mëni^ taie, la maladie reconnaît une ou plusieurs causes no-^ toires, remarquables, assez intenses pour ne. laisser aucun doute sur le. rôle qu’elles ont joué. IXne autre circonstance qui nous semble assez caractéristique est celle-ci ; la maladie a très-souvent une invasion lente et progressivement croissante pendant laquelle raliéné manifeste une foule de variations dans son caractère, ses goûts, ses habitudes, ses mœurs, ses fonctions intellectuelles, variations inaperçues d’abord., puis prises pour des singularités, des bizarreries aux-ri quelles on fait peu d’attention, mais qu’on se rappellé s.ouventlorsque l’aliénation est déclarée. Lesjbnctiàns' nutritives et génératrices ne fournissent aucun signé quiaitquelque valeur, si ce n’est peut-être l’espèce de vora.eité' avec laquelle certains aliénés prennent et mangent leurs alimens, la constipation opiniâtre et habituélië" dont un très-grand nombre sont atteints , et les désirs vénériens excessifs dont sont tourmentés plusieurs malades, en supposant que le premier phénomène dût toujours être rapporté aux organes digestifs , et le dernier aux organes génitaux.
. . Qn n’ observe- -jamais chez; un aliéiié l’ensemble déS-' phénomènes dont ihvientd’etre fait mention; les sympH tomes de la, folie sont plus ou moins nombrei,ix chez les différons individus, et varient suivant qu’il y A idio-^
tie y m^Tvie:^rmonomanie o\x démence. Voilà pour les cas ordinaire&; . voyous maintenant ceux où la vérité n’est pas aussi facile à saisir.' . . : ;
Les difficultés du diagnostic de L’aliénation mentale peuvent être envisagées sous deux points de vue : ou bien ce, sont des individus admis dans la société comme raisonnables, qui se rapprochent des aliénés^ sous certains rapports, ou bien ce sont des aliénés qui conservent: assez de bon sens pour paraître raisonnables.
.. §rL-. .
Individus que Von croit raisonnables , et qui se rapproclient des aliénés sous certains rapports.
Dans cette catégorie viennent naturellement se ranger, i® les individus qui ont l’esprit borné ou faible, dont les connaissances sont peu étendues ou imparfaites, et qui , pour ces raisons , peuvent avoir lé juo-ement le plus faux, les idées les plus bizarres, les opinions les plus invraisemblables:: aussi Haslam, dans sa définition de la folie , exige -t- il , pour caractériser cette dernière, une association d’idées familières^ incorrectes, indépendamment des préjugés de Xéducation; ainsi, dit-il, un paysan qui prétendrait aller à cheval Amérique pourrait très-bien jouir de tout son bon sens,, tandis que l’habile navigateur qui aurait une pareille idée serait certainement aliéné^ IL faut classer ici, les imbéciles qui n’ont de jugement- et de raison que bien juste pour se conduire dans les actés ordinaires et faciles de la vie, mais qui aibnt point; assez de discernement pour apprécier les motifs; de foutes
leurs actions. Mais peut-on toujours s’assurer qu’une idée extravagante est du nombre des idees familières d’un individu , et qu’elle est en rapport avec les préjugés qu’il tient de son éducation? 2® Les individus qui passent dans le monde pour être des esprits superficiels, brouillons, distraits ; pour être doués d’une imagination vive , mobile , déréglée, impossible à tenir en reposij pour avoir des idées bizarres , singulières , des manières de voir particulières et extraordinaires, des manies , des lubies , des travers dans l’esprit ; pour être amis du merveilleux , etc. Après avoir cité l’exemple d’un homme qui ne déraisonnait que sur un seul objet tellement isolé, qu’il s’écoulait quelquefois plusieurs mois sans qu’on pût apercevoir en lui la moindre trace d’àliénatiôn, Cox se demande s’il n’y a pas encore des délires plus bornés, et si les façons de penser et d’agir extraordinaires et bizarres sur quelque objet particulier, des personnes féputéès sages, ne ressemblent pas beaucoup aux marottes des aliénés. Il faudrait convertir des cités eii maisons d’insénsés, si l’on prétendait renfermer tous lëà' fous de cetté espèce qui jouissent du commerce dé lit société. 3° Lés individus doniinés, égarés par des penchans impérieux , d’un caractère emporté^ surtout si leurs passions ne peuvent être dirigées ni par les lumières de la raison, ni par les préceptes d’uiié bonne éducation; il est de ces êtres qui se rapj^rbchent réellement de certains - imbéciles 'qui manqüëht d’intelligence , mais qui n’en: sont pas moins rusés, colères et méchans. On rencontré dans la société des individus d’ un mauvais caractère; qui se livrent à tout propos à des èmportémèns aveu-
gles : si ces êtres malheureusement nés se trouvent dans des circonstances fâcheuses, s’ils sont sans cesse aigris par l’injustice, par de mauvais procédés, par des malheurs, ils deviennent insupportables à ceux qui les entourent et à eux-mêmes ; il ne serait pas toujours facile de les distinguer des véritables aliénés. Quelquefois les personnes les plus heureusement nées sont conduites, à cet état par rinfortune : on a vu des femmes réduites au désespoir par l’inconduite et la brutalité de leurs maris, être tellement exaspérées qu’il a été aisé de les faire passer pour folles pendant quelque temps. On conduit de force et par surprise une personne saine d’esprit dans une maison d’aliénés ; le désespoir et la fureur lui donnent toutes les apparences de la folie, et le calme qui succède enfin est pris pour un intervalle lucide. Il est des individus surpris à chaque ins - .tant par des terreurs paniques , agités par des inquiétudes sans sujet, tourmentés par un état de perplexité et d’indécision désespérant, etc. Gomment doit -on considérer les envies de quelques femmes enceintes , les désirs de quelques femmes nerveuses, les çhangemens dans le caractère suscités par la menstruation , par l’état morbide du cerveau des hystériques, des i hypocondriaques, etc.?
. Relativement aux passions, les magistrats demandent J «ÏW.elqhefois aux gens de l’art : si un homme possédé : du*i6 passion dominante et exclusive peut tomber dans .une espjèce.de monomanie au point d’être privé de ses .facultés intellectuelles et d’être hors d’état ,de réfléchir? $i une passion extraordinaire n’est pas par elle-même un signe de monomanie ? Si une passion dominante 1. ag
exclusive peîil e^ker .cliezain .irr<livklu un dérangeTnènt d’idées rqni' apr ii't'btoits iearseaï'actères. de via ilémenceP Gesvqpiestobpns otit^évideinoaient pour but de déterminer, -passion- violente peut .êti’ejconsidérée comme- étant ■.iin-.-acces de ntonomanie ; si une passion dominante .et- exclusive peut exciter, momentcmément, c^est-a~Âim .durante son existence seulement^ un état d’aliéimiionânentale^-'h^L première question doit être ^résolueiaiégativeHient, du moins dans rimmense majorité des cas : ce n’est point unei aliénation, dans lé sens attacbé- àssGeimotïp qae- la pedèrefdanfrayeur, ifambur, là jalmisiepeteaf l’esprit 'petit 'sans doute-être subjugué, lar volonté privée dé' toutediberté par beffei d’une passion ; nïais-un" pareil état n est pas une aliénation mentale; Urt orgueilleux n’est pas fou parce qUal sé Croit süpérieur 'à ceux dé son rang ou dé sa claSsé; un ambitieux n’est pas aliéné parce qu’il est dévoré de la soif des bonnCurs , dès ricbessës et" du pouvoir mais Tun- et l’autrè- ont perdu là raison lorstpi’ilsm^ifestent avec persuasion des idées et dés désirS qulfie sont plus-'eiT rapport avec leur condition j lorsque'l’un se croit dieu , froipet l’aUtre possesseur des richesses' de ;toiitela terré,^u'dunê-puiSsancé sans bornes. Quant à la secondé -question^, nous, avons- cru devoir "la rëstrèiudré ^uifài^d’Un'é aliénation nmmèntaivée ,
^d’uné ' alîénâtîéh pe’rsistante ':- sOus 'cédernfer^^éiîrÉde Vue j-éîlé'-iéoffriFaît' aueUne difficulté j- pùisqûé'les^^ljfesiôds sontydétè^fesdès causes de là folié , lesq>lùs nombreuses ''è't îês 'plüs -pûîssàntes . l/’Observetion n’a 'poin t 'encoré Signàlé-dë ie4é\^-temporaire^è\, 'utèménitàné~é qui soft née et qui ait cessé avècuiné' passion dominaOté ;
il 7 a bien de grands troubles dans l’esprit lorsqu’il est -agité par la eolère, tourmenté par un amour malheureux j anéanti par ila frayeur , égaré par le désespoir-, perverti par le désir impérieux de la vengeance, etc. ; mais on n’a jamais sotngé à voir dans ces troubles les symptômes de la folie 5 ils disparaissent avec leur cause. Le législateur a pourtant reconnu avec raison que ces passions devaient en partié soustraire l’homme à la responsabilité de ses actions, lorsque ç«lles^ci n’avaient pas été préméditées.
Les: magistrats peuvent encore demander aux médecins si le suicide est toujours un^cte de folie. Gette question rentre évidemment -dans les précédentes ; en effet, déclarer que les passions ne. sont point des états de véritable aliénation mentale, e’èst dire implicitement que le suicide, provoqué par elles, n’est point le. résultat dé çGtte maladie. L homme qui souffre au point de désirer la mort n’a pas sans doute l’esprit bien calme, et ayant d’arrêter la funeste résolution de se détruire, avant surtout de se porter le coup mortel, il doit être en proie aux plus vives angoisses, si la raison n est pas ahenée; mais, quel que soit en ces instans le trouble de ses facultés mentales, il apprécie la gravité des circonstaiiees qui le pressent, et calcule les résultats ^e l’action qu’il médite. L’homme qui se lue pour échapper à une mort ignominieuse et certaine; pour se débarrasser de maladies douloiireuses, d’infirmités dégoutatites'-qu il croit incurables , pour prévenir uii genre de mort qui emporterait la confiscation de ses biens et en priverait sa famille, etc., un tel homme peutdl ^re comparé à un aliéné qui fonde ses déterminations sur
des erreurs manifestes? M.èst néanmoins^ plus q-ue^pr^bable qu’il y a parmi les individuSb qui-jdeviennent homicides d’eux-mémes” beaucoupi.-plus.'d’-aliénés qu’on îie .pense communément. - ■
Aliénés qui consèrç'ënt ass'ez de hort'ëèks 'pâiû' pùxJtd&ir ' pdraîir&ëraisdhiïaBtëàl " ' ' ^
Passons maintenant en.revuedes, aliénés dqnt la jiia- -ladie peut être. passa^ère, équâiîoqpeiOu.pacli4e.=§?J8eveloppernent ien t-ei impereeptibhAe ÿéïÇidi4îi-fitiou. npentale. Le plus souvent, avant; de perdre la raison dune panière ostensible, le, malade est légèremeut aliépép^ndant plusieurs mois ou me/netplusieurs annéesjsans que les personnes qui r€nj;pur.ent fassent beaucoup attention aux légers ehangemens surven.ua dans ,sun caj’asctère, ses goûts, son application au travail, f.etepÆln cherchant à remonter à l’époque .oùla folie avai t.co.mmencé chez un malade que Ion supposait alié,n)S depuis plusieurs années, p[uoique ses parens .ne s’eu fussent aperçus que depuis quelques mois ,jpu .se rappela qpe près de deux, ans. avant l’invasion pré^i^mée^de-l’^Uénation, ce malade, devenu coière et;emporté,,de.do;ox qu’il était,: se livra à un accès defureur-pp^tre i?,ç,individu qui.ué's eiaft-pas assez dérangé ppurjle-i^isserjp^sser : supposez^ qui jl l’eût blessé ou tué-, u’eûtdl.,pas^été rendu responsable de spn action et con.damjRiéso^'îi^i^we certainement; ilfût.déjà sous l’empire, dda^paaladie^^ui l’a privé plus tard,entièrement de sa raispn ^Les.expmples de ce genre sont très-corammis., 2° Ou .vpXdans
eèrEains cas=cle^-77^^3/^o»^^2Æi'I^ les maladés; cànservei’ tous lés dèhérâ - 'd^urae-- raison paTfaiteiîÆie^endant ees îfia- . îâdés ont -prés<|ueJtoujjcmi's.quelqueic]bcKse;.de partijculiér dans l’intelligence et le moral’; ilssoBt pren.ccupés, inappliqués^ indifférens; leurs affections sont altérées, changées, etc. 3” Il léger degré de nzanzV qui' res--
semble assez bien, au premier degré, de l’iyresse ; bes malades sont exaltés;,^ leur . esprit :psj::^ continuellement tendu, ils causent plus qu’à l’ordinaire, avec plus de facilité -e^^ de ' -rapidité ,’ ils sont indiscrets , etc. ; mais toutes feur^ Sensations sont justes,* leurs raisonnemens sont suivis ; eepehdant^oh' finit bientôt par découvrir chez- les aliénés de e&tte^ espèce d es préventions , dés sêntimCns exaltés ^ une altération des affections , etc. "4^ Uniéïàt opposé à'etelui-ei-;‘c’est le premier degré de K^'démtfiee primitive^ qvd survient à ia suite des excès dek plaisirs vénériens omdes liqueurs alcoholiques, pâr l-’effet- des progrès de l’âge , ou de l’apoplexie: il est souvent bien difficile de saisir le rnoïnént du passage d%n simple affaiblissement-des facultés à leur perversion. 5® L’espèce d’aliénation assez commune chez \esfédimés, qui consiste dans une perversion de leürs affectioife , sans' désordres notables de Fiotelligence, si ■ ce-m’est la préoccupation , l’inapplication , etc. , "étonfite toujours la- -plu part des personnes peu habi- =#iïéés^-à voir'cëé sortes de inaladesv '69 ^EoUe dissimii- ^-ré^par de malade. -On a- vu des méiaueoliques suifeindre un- état de raison parfaite- pendant longassurer -qu’ils n’ont plus l'envie de se détruire, %u>vre-avôG-un plafeir- appartmt tous-Jcs’ conseils qu’on ■ l'Stor^donné’ , elciiy^poUr -obtenir 'enfin'. -leur - liberté œt
eiëùutér leur füriëste-desisëin. Qüelqries àliénës clièr. client à ën î iùpiôlèë ëüx personnes ^qui viëïinènt les voir où les intërrOgèr, ils leur parîént avec sèns et raison ^ et écaïtent avéc ùn soin tout particulier l’blijët dè lèur délire dès qü%iilëùr a dît qiïë cela seul prouvait qu’ils ëtàient fouë et s^dpposait leur mise en liberté. Il en est qui se reprochent d’avoir trompé leurs famillës en 1 éur ânnonçân t du ùiiéùx lorsqu’ils sôn t désespérés de n’en point épraùver'f 'lorsqu’il s ont été obligés de së contraindre pour donner quelques Consolations a fenrs pàrensi II est diîficîle de së faire une idée du point jusqu’où certains aliénéSr peuvent pousser la dissimulation de leur maladie. '
' Folie de courte durée. L’ivresse n’est point uri motif d’excuse aux yeux de la loi : il n’est point de notre objet de rechercher si la loi est juste, et s’il n’ÿ â pas quelque distinction à faire j mais Ce qui ne doit^ésiêtre confondu avec l’ivresse , sous ce rapport, cestTétaî d’aliénation , de délire , qui en est quelquefois la suite , et ijni dure ordinairement quelques jourS, unë ou deux semaines. Né serait-il pas facile à un homme qUi se serait enivré tout exprès , de feindre un état dë déraison et de furetir , d’autant plus aisément qu’on aurait eu moins de temps pour T observer ? Presque tous les épilëptiqUes perdent pour quelques instans la raisoiî après leurs, attaqués ; beaucoup ont aloré Un court accès de démence oti de manie quelquefois furieusë et aveuglé. <^üë faire à unirtdiwdu qui parviendrait à simuler quelques attaques d’épiiepsie suivies d’un accès de furëur , pour commettre une mauvaise action; ou à celui qiii, ayant été autrefois aliéné, simulerait un court accès
pour commettre quelque acte répréhensil^ Ne voiton pas des aliéné^s^^qul^irç^^sonr déraisonnables^ qu’au sein de la^ sp^çlitjé^^^ ^ui.re^gu^rqp;t leur bon, sens aussitôt qu’ils gentjrept,dan§^np^^p^pi:i '4e^s^ ou ils se trou:^en.t^^j|p,a^és ^çles ^qbj gts^qqi les affegten.t. désagréa-r l?4erQeg.t^,,je.t; ^qjtmis^à^une, r^le cpimpune et inflexible
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l^natipq peut -^xister à. un^,iiegré ^f^ble et plus pu iiqpei^;eepûbl^long-te,mps^i^van^ que, l’accès n’èc4î%> il.-P^ut arrlypr que la gi^r^son ne soit. qa’appa rentg^au raopiept où oji la.cyqil; pafîai^,^ c!est ainsi que le médecin a sovxvent beaucoup .de -pein g à faire con- Prolonger risplejpent malades.
Ifs fpbq^ intefmit^ntejs .,.lps inter.yailes des. accès présentent jtçès-souv en t- un état -déraison non moins ^Atj^a^nt. que, .dans les aliénations dont la guérison -^■®ê i bien , ,si le maladn-ponserye. quelques
idéqs exagérées uu:bizarres , il l.es c^be.jacilement.^i.et il, y aurait, dans tou s^ces cas, de. la.-eruapté.à priver ces individus de leur liberté. D’un autfeepté^omsait.que parmi les aliénés les mieux guéris, il en. est qui eonençqre.qiielque Gbpse de l.eur pialadie ; qui sent plus susceptibles, plus irritables,,,jinoins ap.tes à un travaü soutenu ; qui présentent quelque, çho^ .djB P^t’dGulicr , dans l’expression, de la -physiononiie ,,e,tq/; .S?PPp4®Pt qes .mêmes individus, remplissent .le.urs .devpirssoçiaux et jouissent de leurs droits civils j i^raijt^il j liste de les rendre au ssi rigoureusemen ^resp ons^b ,4e leurs actions quefesautres liomme^,J^eEpeuy,ent-iisp.^ être quelquefois dans cet. état . lég,eit de Jolie qui carac-
térise la période d incubation de cette maladie^» Gepen- . dant la société ne serait-elle pas ex:posée^àd,es dangçrsde^, toute espèce, si les aliénés ainsi guéris pou;yaient,trou- c ver des motils d’excuse a, toutes leurs actipnsPg® Mance dite sans délire, M. Pinel ayant observé.plusieurs allé--, . nés qui étaient dominés par une, sorte d’instmctd^eifu- <, reur, sans lésion de l’eiitendemeiit , et comme si,:;les:os facultés affectives, seules ay^ii^o t^pté, lésées i aîgi;uy4e?!aii voir désigner cette espqç^ ^^ialie sQus -lp. nQm^^^ejnam^f jr sans.délne. 11 cite entre autres- exemples tplui jeune homme ma^,é}pjpq; et ■habitué à se, livrer sans iré- ^ serve à tous ses caprices, qui -oppose laforce et l’an^^.rr dace à tout ce qui lui résisté , et vit continuellement . , dans les querelles et les rixes ; il régit cependant très-r , ;, bien un grand, domaine, remplit les. autres devoirs de vjr? la société ; il est calme, hors de ses emportemenSj De^x-i blessures , des procès , des amendes pécuniaires avaiejifcsLété le seul fruit de son malheureux penchantauxTixes ,,50, v lorsqu’un jour il s’emporte contre une femme qui l’in--. , ^ jurie , et la précipite dans un puits. La çonnaissançe„de ira l’état antérieur de, son caractère, fit qu’on le condamna, - / seulement à une réclusion dans l’hospice des aliénés?de; .,] ; •Bicétre. Les j^exemples de fureur habituelle: sans délirej sont, fort rares.; soit que la lésion deSâidées précèd.es las l’exaltation du penchant^ pu que celie-çi soit çausesde.-jxia l’autre^ ces malades, sont presque toujours guidés dans • si leurs . déterminations , , déraispnnables par , des , perjceph 1 fia lions fausses et . é[es jugemens erronés. Qn pite cepepmaxs dant quelques fili,ts qui paraîtraient prouver; iqua, plufjOïq sieurs autres penchans ont doniiné à peu^près. irré^s-jjio tiblèment la volonté , et détruit ainsi la liberté morale j - - -
faits‘^i#f€â&WJ©eteîëftï^&i^¥vés/^'^^-'-
î^: 48-féîîé' ^ü¥eb^ ^ètr^^^èqi'ir-’^^^
voq4*^,3pëüi|^^K^ëlSf4‘§^ïîfs^; ^‘^îfeertMnï'e^fâts mtèi-^^^ lectttMs£fe43iffi^fSûfe â€td%%®âîi¥e9-êpï£t^9ais^OTïnable ne“^^ soife »pâ^ s^ïbl^iîes^le^ P&îitenatiddf si ’ftiêmé'^uëïqtiesunsane-fgêril plft^^^^ciracîM-és 9^'^^tWlmaHidîe.' Ne ' "" poiai^^-9l^^^^]â^êF^i%*icles^4lreîï^^fLftS^\ pris pour ' ^ .deS'î^ê'è-e^dâ*èi#^qâiêSï%i^§fiî^"èt '^éi‘?â ^ li'ést in-' conf^#al$fe’ï^ï®dê# 4ffétS“^dduliêriatïoTi"sbTit souvent" * mécGHBHâ doî^qiîe dà^^%âlâdrfe?T?èâtJi|R)rSf 8'Ssèz in-' "^ tensë^^M’rtdfM^dâns iM pfeHÏxfeŸ^dcèy^. îePmalâdéâ ont " mênaê'bëâafedH^p^à siâïffrir/ pâï"' cé%dtff“ de dai màüvaise^ lâümëiir •dês'^dhàüvais’ pfddédes‘'de “ceux ' qui ” exeréfeiîts^rfeîqüeq'âïitofîte siir ëd^FEb'àftfendaïît dés^ ’ ■ décisions %t^âës ^jngêméri^; ^Sïï^ a privê^de déni liberté ^ ' * pend'ântdodg-^eïn'^dd.nnbcentés' victinÿèà ;’ ^ét , d’îdii^è ^ part^- ébàquê ^dûr-rdîiënâtrdir siintriée par dés~crî-î?^*''
miuels'-qur^eïêH’ênt â éelÿappfer^â^dk Slvëfiîëdle's'fbis’- ' '•- Voyons quels rSôÿèbs péa vent dbiïHuir'e a' la deebttvèTrtë'"“ de la^T^ritéi'- ' d£.x: .cci - ......
Oïii^t-appélé à^xamîner ûndndiVitRï'poM- avoir% it ^ est aliéné pu noir J stippo'sbnsquer^benano'n ntPsoi^ p'as”°~ caractérisée^ de ftiânièrë à né fâisséFïfagaS ^^fe'^âeP®^ la prennèi^)i?4&ifëq -i«' 6n ^féndrd^dls’^d^b^M^^lm'ens^^®^ sur d^ïïtsâ^térieü'rl dé ^ Findi^^dd'^^brf ^af"^ exempiéÿ.%’ïlr ëxisté où s’il à-éxisïê'i^s 'aîpJhêt
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gemens dans 3on caractère, ses goûts , ses habitudes , ses affections , ses opinions^ dans sa conduite envers ses parens , ses amis , etc. ; ces circonstaTices pourront faire naître des présomptions en faveur de- l’existence de la maladie. 2“ on étudiera attentivement l’etat aer-, tuel del’individu à l’aide de d-ifférens moyens , qui sontjÿ' a^ un ou plusieurs interrogatoires ce moyen. n’est pas très-sûr ;f l’aliéné- qui, sait -qu’on l’observe pour statuer sur son état , peut prendre une infinité de-précautions , répondre juste à toutes les questions , surtout, s’il iù’à pas une idée dominante ou une passionj exclusive;; on a vu des aliénés dans un état de démence, très-avaricé , dont il a été impossible de démontrer l’ali énationlen suivant cette marche ; b des: témoignages , surtout de la part dés personnes qui connaissent rindividu?,::xqîji 1 ont suivi pendant long-temps , qui ont pu. voirireuocU:^ veler ses extravagances ; c des conversations réitérée i lorsque le médecin'conserve du doute;, il peut-demam der que la personne présumée aliénée soit placée dans une maison ou dans un hospice d’aliénés; pour y .être mieux étudiée par les hommes de l’art et; par des individus accoutumés à voir de ces malades.; des lettres ou.des mémoires que l’on demandera aumalade, sous lé prétexte de lui faire rendre justice , et .surtoiît des pièces de . cette nature qu il aura-écrites- sans ysêtre excite vî .1 homme, en démence oublie desuiots. ^ .deftle^ très, écrifedes périodes ou des phrasessansliaisoUî ;iJ:e mqnomaniaque, parle de l’objet de son délire; etci^^'fedès mena ces,. un traitement fatiguant et même douloureux • le criminel pourra- résister à tout, mais uu ûndividw qui simulerait 1 aliénation par fainéan tise serait bientôt
guéri j Gèperwiant^ de même que la plupart des aliénés se refusent à toute espèce de traitement^ en criant à l’injustice, î de même il peut j avoir de prétendus aliénés qui s’y refusent; en plaçant rindividu de manière à ce qu’on puisse l’observer sans qu’il s’en doute : le véritable fou ne s’inquiète pas s’il est observé ou non, pour manifester son ^délire ; if n’en est pas demême de celui qui simule la maladie.^ Lorsqu’une personne est traitée comme aliénée , et qu’elle prétend ne pas être folle , on lui demande quels motifs on pourrait avoir de la< persécuter , et alors soit quelle divague sur-lecbamp en invoquant des motifs invraisemblables ou ridicules, soit quelle parle un langage raisonnable, on -recueillera des cet instant - de. précieus renseignemens: si un aliéné, croyant être roi, se plaint de ce quon l’enferme pour le dépouiller de sa couronne, le-doute sera. éclairci^ si^ au contraire, un individu se plaint avec calme, à différentes reprises de ses proches , s il indique les motifs mtéressés pour lesquels ils prétendent le faire passer pour fou , ce langage raisonnable , du moins en apparence , doit laisser dans
le.
doute, et provoquer de plus amples informations. On tient compte de l’état de la santé postérieure¬
ment aux actes suspectés de déraison si l’aliéna¬
tion finit par se manifester ostensiblement , on peut présumer quelle existait déjà à une époque antérieure de quelques mois, ou même plus , et alors on prend dès renseignemens sur l’état du malade à cette époque. 4° enfin , on s’éclaire des circonstances qui ont accompagne le délit Ou le crime : l’aliéné commet un crime sans intérêt positif , et ne s’en cache point après l’avoir commis.
Ces différentes observation s, suffisent ordinairement pour lever ton, s les, doutes?; cependant il est des = cas ou il est difficile et quelquefois même, impossible de prononcer ; s’il s agit d’un individu aoeusé d’un eriifte ou d’un délit, en l’aequittant j-Gn peut toutefois le faire enfermer, pour l’exelure de iarsoeiélé qdila troublée f si, c’est un. individu 4<^nt on provoque la séques^ tration ou i’interdiption , on peut rejeter provisoirement ees mesures extrêmes , et, s’en» tenir au besoin à la nomination d’un conseil judiciaire.
La législation française, comme celle de tous les P^ys, ne parle nullement de la séquestration des aliénés avant leur interdiction. Ainsi , d’une part, les arrestations arbitraires et les séquestrations de personnes sont punies. :des peines: les plus -sévères (Gode pénal; art. 34i à, 344* )-j -de l’autre , la réclusion d’un, aliéné ne peut être légalement autorisée que , par le jugement d interdiction : cm ne peut donc , sans encourir les peines prononcées contre les arrestations arbitraires et les -séquestrations de personnes , faire en4 fermer ,le^ aliénés dans les maisons - destinées à lès recevoir, qu’après les ravoir fait interdire.; Gn a bietf senti les vices, de. ces dispositions législatives , puisque partout l’autorifé administrative permet là séquestras tion des aliénés dont , la maladie est seulement’ cbrastatée par, des, p.ertifi,êatS' de médecins , dûment lég-alisési L’intérêt d^ jmalades., celui des familles , ilar-sûreté publique ^jexigent spuven.t , ainsi' que l’a .prouvé-M. Es^ quirol, qug la ^équestràtiôn des aliénés! soit permise dès le. début 4e la folie, et aussi promptement que possible , . par cotiséquent bien avant qu’on , -ait < pu.
çfômpiir. toutes les for-atalités' voulues -pour pronoueer l’interdiction : cedLe-^câ-a d-ailleurs 4e 'gVave inconvénient d^ jrendreop-ublic-uîi ^accident que les familles nnt intérêt à^cacheri Les questions:- rattachent à<ce point; médico-légal sonfdc'là plus dî'aute importance elles louchent ù^.ce'i que l’homhîé'possède de plus -précieux, -ht diberté et i’honnéur^Ml sa^t, en eftétÿçde donuerruuxifamillesla faculté^ de faire en fêrmer, perrn issi on d’ ünë ^ -autorité \âdini h istrativ e
tutélaire, ceux dedeur-s membres qub^ont perdu la rai- S0n5.^isieibrâêmefïetnps ibfautdldre'eu^ sorte qu’on na..:puisse 'jabus^ijjcLes eétte faculté ^'f^eï ' éaire enfermer^SDUs prétextée qu’ils sont: fous- dès individus qui jeuisseut ï de . leur raison. M: EsquiroLâ -très-bien indiqué la . plupart-, des -difficultés -qtïe -présfehtè la sëquestratioh des. aliénés j il :adnsfeté-avee raison? sur là nécessité de iaisser.uux familles beaucoup de pouvoir sur ceux de Leurs membres qui sont fous.-Né pourrtiitîoh pasj concilier àda-.fois le u^espect-pour ladibefté indivîduelle et l’intérêt^ bien- entendu desJpâïtiësdri^éresÿées diùis ces eirconstanees.^ en admettant ikîte espècé d’mlejîdiQîion pro-visoire, qui pourrait être jpr^honcéè'-’s’nr k. demande dtKconseil de famille ; pardojifgfe^de paix assisté; deux unédecins , dont l’im homtUé pfirdui, etod’uutrei.par la .famille? Gètte^înterdibtion'^ serait pBQnepcee-cen.tjuelques. jours : elle -aütOfkeràrt î’àèU Hia.æiomde Jkliéné dans -une maison de fdreé;- et lui îKimmerait un cbnseil judiciaire ; ^éllé^devrait-être renouvelée trokou -quatre fois dans lesdeûx ou trois premières années, c alors seulement i'on pourrait instruire pour une interdiction définitive. De èette manière on
ne perdmit pas un temps précieux, on éviterait une trop grande publicité et beaucoup de frais ,• en renouvelant l’interdiction provisoire, on réparerait Terreur qu’on aurait pu commettre, et on empêcherait qiLon ne retînt dans des maisons de fous des individus guéris : enfin , ces malades ne pouvant s’engager sans l’assistance du conseil judiciaire, ne deviendraient jamais les victimes de la mauvaise foi ou de la friponnerie. {^Article communiqué par M. Georget.')'