‹ Leçons de médecine légaleChapitre 25 sur 35 · MORT · texte numérisé non relu

MORT

avant ou après naissance.

>n avait insufflé Tes pou-

’oumons insufflés.

induration squirrheuse des

insufflation des poumons, tournons insufflés.

)iré imparfaitement pendant

eine respiré; les poumons asufflés.

peine respiré. Poumons in-

piré imparfaitement pendant

e poumon droit. Pousufflés.

on imparfaite pendant dix

ipiré pendant peu de temps rfaitem. Poumons insufflés, on imparfaite pendant deux Insufflation.

déplacée par les poumons elle

cœur dans le vase hydrostatique.

déplacée par les poumons dans le

vasehydrostalique.

POIDS SpÉCIFiQüï

poumons.

pouces.

pouces.

Iis surnageaient même avec le cœur.

3 8/ro

Ils se précipitaient même par fragmens. Gagnaient lentement le fond de l’eau.

I 5/io

3 i/ro

I i/io

Idem.

3 2/lO

Ils surnageaient même avec le cœur. '

3 8/io

Ils se précipitaient lentement.

Ils se précipitaient.

5 4/fo

4 ï/io

Ils se précipitaient rapidement.

Ils se précipitaient.

3 û/io

3 5/ro

Idem. i

Idem. m

Ils surnageaient même avec le cœur.

6 5/io

■ 3 5/io

Idem.

üs se précipitaient excepté quelq. fragmens.

3 5/to

Les parties rosées surnageaient;' les autres gagnaient le fond du vase.

Ils surnageaient même avec le cœur.

Idem.

Ils surnageaient sans le cœur.

Us surnageaient avec lé cœur.

Idem.

Ils se précipitaient excepté trois fragmens.

Ils se précipitaient avec ou sans le cœur.

Ils surnageaient même avec le cœur.

Us surnageaient avec le cœur ; cependant les "^parties d’un rouge-hrun sc précipitaient.

Us surnageaient même avec le cœur.

Idem.

Us gagnaient le fond de l’eau , même coupés

Ayant à peine respiré. Poumons insufflés.

Ayant vécu pendant quelgue temps.

Ayant vécu cinq jours languissante.

Ayant vécu quelques heures. Respiration parfaite après l’insufflation.

Respiration parfaite.

Ayant respiré parfaitement pendant

Ayant vécu et parfaitement respiré pendant dix jours.

Ayant respiré parfaitement pendant

Respiration parfaite pendant peu de

Ayant respiré parfaitement pendant quelques lieures.

IJem.

Né aspliyxié , ramené à la vie par l’insufflation , a respiré pendant quelques heures.

Respiration complète pendant plu- Respirat. parfaite pendant cinq jours.

Réflexions sur les moyens proposés par le docteur Bemt pour déterminer si le fœtus a vécu après l accouchement.

Ces moyens étant basés sur \ augmentation de volume et de poids épvovi^ée par les poumons qui ont respiré, il importe d’examiner successivement chacun dé ces points.

Augmentation dé volume. On l’apprécie, comme nous l’avons déjà dit, en ayant égard au volume d’eau déplacée soit par le cœur et les poumons , soit par les poumons seuls, dans un vase hydrostatique. Objection i*^®. Ce vase que le docteur Bernt dit pouvoir servir fl étalon, et dont il a donné la graduation, devra nécessairement se trouver entre les mains des nombreux médecins , qui pourront être chargés de faire des rapports en matière d’infanticide ; autrement il leur sera impossible de déterminer si les poumons sur lesquels ils expérimentent font monter le liquide jusqu’à la hauteur qui indique que l’enfant n’a pas respiré, ou qu’il a respiré incomplètement ou complètement Or, on éprouve de très-grandes difficultés pour se procurer un, semblable instrument : les mécaniciens les plus habiles de Paris n’ont jamais voulu s’engager à le construire parce qu’il leur était impossible de trouver un cylindre de verre ayant très -exactement ii pouces | de hauteur et 3 pouces de largeur ( mesure allemande ), et l’on conçoit combien il importe que la largeur de ce cylindre soit rigoureusement de 3 pouces, puisque la plus légère différence en plus ou en moins, doit en apporter de très-grandes dans la hauteur du liquide, et dès lors les

résultats ne cadrent plus avec ceux qui ont été fournis par l’étalon. A la vérité, on pourrait lever cette difficulté en construisant l’instrument en fer-blanc, en cuivre, ou en étain, car alors on pourrait lui donner exactement les dimensions exigées par le docteurBernt ; mais il y aurait un autre inconvénient, celui de ne plus ayoir un vase transparent et par conséquent de ne plus pouvoir juger facilement la hauteur à laquelle l’eau s’élèverait. Rendrait-on le vase fenêtré, au moyen d’une lame de verre , qui serait placée juste vis-à-vis l’échelle graduée , pour être à même d’apprécier l’élévation du liquide, il serait encore difficile d’obtenir un résultat exact, attendu qu’il ne serait pas aisé de donner au segment de verre qui servirait de fenêtre la même courbure qu’à la portion métallique; d’ailleurs le mastic que l’on serait obligé d’employer pour adapter ces parties hétérogènes, pourrait très-bien changer la capacité de l’instrument et le rendre inexact. Mais, dira t-on, si l’on ne peut se procurer cet instrument qu’avec la plus grande difficulté, pourquoi chaque médecin n’en ferait-il pas construire un semblable offrant à peu près les mêmes dimensions, qu’il graduerait comme l’a fait le docteur Bernt en plongeant successivement dans l^au des poumons de fœtus mâle et femelle de sept, de huit et de neuf mois , n’ayant pas respiré, n’ayant respiré qu’imparfaitement, ou ayant respiré complètement? Sans doute, en agissant ainsi, on ferait disparaître la difficulté dont nous parlons, mais pense-t-on qu’il soit possible, excepté dans les villes de premier ordre, de se procurer un nombre aussi considérable de fœtus dans les conditions indiquées ?

( 4io )

Objection 2®. En admettant que l’on ait à sa disposition un instrument semblable à celui qu’a décrit le docteur Bernt, l'augmentation du volume des poumons, appréciée par l’élévation de l’eau dans le vase, ne peut pas servir dans tous les cas à faire connaître si l’enfant a respiré. Les preuves de cette assertion se tirent du travail même du D' Bernt ; en effet, chez cinq enfans mâles à terme qui avaient respiré ou dont lès poumons avaient été insufflés, le volume d’eau déplacée a été (i)

Pour le cœur et les poumons. Pour les poumons.

5pouces5/io. a pouces.

tandis que chez trois enfans mâles, à terme ou moins âgés , qui sont mort-nés et dont les poumons rf ont pas été insufflés, le volume d’eau déplacée a été constamment plus grand (2)

Pour le cœur et les poumons

d’un enfant à terme. Pour les poumons.

4 pouces 6/io. a pouces 7/10.

Un enfant de sept mois. Pour les poumons.

a pouces 4/to*

Pour le cœur et les poumons | d’un enfant de huit mois, j Pour les poumons.

5 pouces a/io. j a pouces 5/io.

Chez deux filles à terme qui avaient respiré ou dont

(1) Voyez Expériences 5i® et 57® de la dissertation d’Eisenstein , et 61®, 62* et 64® du D® Zébisch.

(2) Voyez Expériences 55®, 56® et 5^® de Zébisch.

( 4ii )

les poumons avaient été insufflés, le volume d’eau déplacée a été (i)

Pour le cæur et les poumons. Pour les poumons.

3 pouces. 1 pouce 9/10.

tandis que chez deux filles dont une à terme et l’autre à sept mois qui n’avaient pas respiré et dont les poumons n’avaient pas été insufflés, le volume d’eau déplacée a été constamment plus grand ou aussi grand (2).

Pour le cœur et les poumons.! Pour les poumons.

3 pouces 8/10. i 2 pouces 1/1 G.

Fille de sept mois. i Pour les poumons.

j 3 pouces.

Ces faits montrent, ce que l’on pouvait prévoir d’avance , que tout ce qui tient à la vie échappe à des calculs mathématiques, et que s’il est vrai que le principe sur lequel est fondée l’épreuve du docteur Bernt, relative à l’augmentation de volume, est incontestable , et que les choses se passent comme il l’a dit dans la plupart des cas , il se présente néanmoins assez d’anomalies et d’exceptions pour qu’il ne soit pas permis d’en faire une application rigoureuse.

Augmentation de poids. Il est impossible de nier que les poumons d’un nouveau-né qui a respiré complètement, et même incomplètement, pèsent davantage qu’avant la respiration, le sang ayant dû y pénétrer en plus grande quantité.Mais admettrons-nous, comme l’indique le docteur Bernt, que le poids des poumons d’un fœtus

(1) Voyez Expériences 58® et 60® de Zébisch.

(2) V oyez Expériences 26® d’Eisenstein , et Sa® de Zébiscb.

à ternie n’a pas respiré est d’une once, et surtout établirons -nous qu’il ne puisse arriver que ce poids soit beaucoup plus considérable que celui des poumons d’un nouveau-né à terme qui a respiré? Nous ne le pensons pas, et voici les faits sur lesquels nous nous appuyons :

Sur douze enfans mâles à terme qui avaient respiré pendant peu de temps ^ ou pendant plusieurs jours, le poids des poumons a été (i) :

Poids des mêmes poumons Poids des poumons. fortement exprimés dans

l’eau.

1 once 2 gros o once 5 gros 7 grains 1/2

1 4 68 grains 1/2 1 1 21

Sur sept enfans mâles à terme ou au-dessous qui n’ont pas respiré , le poids des poumons a été (2) :

Poids des poumons fortement Poids des poumons. exprimés dans l’eau.

1 once 4 gros 57 grains * 1 once o gros 55 grains 1/2

(1) Les six premiers résultats sont extraits des expériences 3i% 33' et 37* d’Eisenstein, et 61% 62' et 64' de Zébisch ; les six autres nous appartiennent.

(2) Les trois premiers résultats sont fournis par les ex-

1 once 7 gros i8 grains 1 4 5o ,

Chez une fille à terme qui avait respiré pendant peu de temps^ les poumons ont pesé ( Expérience 6o® de Zébisch. ) :

jPoids des poumons fortement Poids des poumons. exprimés dans l’eau,

ï once O gros 4^ grains. 1 o once 5 gros 70 grains.

Sur trois filles à terme qui n’ont pas respiré , le poids des poumons a été (2) :

Poids des poumons fortement Poids des poumons. exprimés dans l’eau.

1 once 4 gros 19 grains o once 6 gros 68 grains

2 0 33. Il 1 57.

Chez quatre fœtus du sexe féminin , de sept ou de huit mois, qui avaient respiré pendant peu de temps, les poumons ont pesé (3) :

Poids despoumonsfortement Poids des poumons. exprimés dans Peau.

1 once o gros 10 grains o once 4 gros 18 grains

périénces 32® d’Eisenstein, et 56* et 57* de Zébisch; les autres nous appartiennent.

(1) Les poumons de cet enfant étaient malades; en les coupant il s’en écoulait une sanie d’un gris rougeâtre assez abondante , et leur tissu paraissait presque homogène.

(2) V oyez les expériences 26® d’Eisenstein , et 58® et 59' de Zébisch.

(3) Voyez les expériences 39' d’Eisenstein, et 65°, 66' et 67® de Zébisch.

Chez deux fœtus du sexe féminin, de six et de sept mois, qui n’ont pas respiré , les poumons ont pesé (i) :

Poids dès poumons fortement Poids des poumons. exprimés dans l’eau.

1 once a gros 27 grains o once 6 gros 10 grains

Ces résultats, tirés en grande partie du travail même du docteur Bernt, prouvent jusqu’à l’évidence : 1° que chez plusieurs enfans à terme de l’un et de l’autre sexe qui avaient respiré,les poumons exprimés dans l’eau pesaient moins que les mêmes organes de fœtus à terme qui n’avaient pas respiré ; 2° qu’il en est à peu près de même pour les poumons dont il s’agit, après les avoir fortement exprimés dans l’eau ; 3“ que le poids de ces organes, exprimés ou non dans l’eau , a été quelquefois plus considérable chez des fœtus de six ou de sept mois qui n’avaient pas respiré , que chez des fœtus du même sexe à terme qui avaient respiré; 4° poumons

de fœtus de l’un et de l’autre sexe de sept et de huit mois qui avaient respiré, pesaient autant et quelquefois plus que ceux d’enfans à terme qui avaient vécu.

Objectera-t-on par hasard que souvent le poids des poumons des fœtus mort-nés s’est trouvé augmenté, parce que ces organes étaient malades et qu’ils renfermaient des liquides sanguinolens ou autres dont on ne pouvait pas les débarrasser complètement par l’expression : nous répondrons que s’il en a été ainsi quelquefois dans les expériences citées d’Eisenstein, de Zé-

(1) Foyez les expériences 5i* et Sa* de Zébisch.

bischetdans celles qui nous sont propres, le contraire a souvent été observé.

Conclusions a tirer de toutes qui précédé ; tout en admettant que le poids des poumons d’un enfant qui a respiré est en général plus considérable que celui des poumons d’un autre fœtus du même âge , mort-né, il faut convenir qu’il se présente assez d’exceptions à cette règle , pour qu’on ne puisse pas l’admettre d’une manière absolue; 2° il importe cependant de peser attentivement les poumons, toutes les fois qu’il s’agira de déterminer si le nouveau-né a respiré , parce qu’il est à peu près constant que les poumons d’un enfant à terme qui a respiré pèsent plus d’une once , et que ce caractère peut être fort utile pour confirmer que la respiration a eu lieu ; 3“ on ne tiendra aucun compte du poids des poumons pour décider la question dont il s’agit, lorsque, tout annonçant que le fœtus est mort-né, ce poids très-considérable, tendrait à faire croire qu’il y a eu respiration , parce que l’expérience a démontré que , soit à cause d’une maladie des poumons, soit par tout autre motif, il est arrivé que des poumons de fœtus mort-nés aient pesé beaucoup plus que ceux d’enfans du même âge qui avaient respiré complètement.

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