FRISSON
Je puis maintenant vous donner une définition plus rig’oureuse et plus g'énérale de la fièvre : c’est un mouvement réflexe qui se réfléchit sur tous les nerfs artériels du corps.
En se réfléchissant sur les nerfsartérielsducœur, il produit l’accélération de la circulation.
En se réfléchissant sur les nerfs artériels des muscles respirateurs, il produit l’accélération de la respiration .
En se réfléchissant sur les nerfs artériels des muscles volontaires, il produit le frisson.
Enfin, en se réfléchissant sur les nerfs artériels de la face et des extrémités, il donne naissance à l’alg-idité.
Ces quatre mouvements réflexes ne se produisen t pas avec la même facilité. Règ’le g’éuérale, les org’anes ressentent d’autant plus aisément le mouvement réflexe de la fièvre qu’ils appartiennent da vantag’e à la vie org’anique et sont plus étrang’ers à la vie animale. Ainsi le cœur, dont les battements sont entièrement soustraits à l’empire de la volonté, et certainement le plus vég'étatif de tous nos muscles, le cœur est précisément l’org’ane qui présente avec le plus de force et de facilité le mouvement réflexe de la fièvre. Souvent même il est seul atteint. Il en résulte une fièvre particulière sans frisson, sans accélération de la respiration, mais s’accompagmant de sueurs profuses et d’urine jumenteuse. Telle est la fièvre du rhumatisme articulaire
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Api'ès le cœur, les or^-uiies (|iii éprouvent le plus le retentissement de la lièvre sont les niuseles res- ])irateni's, muscles dont les mouvements sont partie volontaires et partie involontaires, et qui appartiennent, pour ainsi dii'e, autant à la vie vég-étative qu’à la vie animale. Quand le cœur et les muscles de la poitrine sont seuls atteints par les impressions sensitives, il en résulte une fièvre spéciale caractérisée par l’absence de frisson et d’algâdité.
Enfin les muscles volontaires, appartenant franchement à la vie animale, résistent à la fièvre et sont difficilement le siég’e des contractions involontaires du frisson ; et parmi eux, ceux qui frissonnent le plus aisément sont précisément ceux qui sont le siég’e de mouvements machinaux involontaires. Tels sont les muscles du dos et surtout ceux des mâchoires, qui sont toujours les premiers à frissonner, en produisant un claquement de dents caractéristique. Au contraire les muscles des membres, surtout ceux des exti’émités supérieures, se montrent bien moins sujets au frisson.
Enfin la peau, celui de tous nos org’anes qui appartient le plus exclusivement à la vie animale, la peau est la dernière à ressentir le mouvement réflexe de la fièvre; son algâdité manque le plus souvent et ne s’observe gaière que dans les frissons les plus intenses.
Les affections conAudsives produites par des actions réflexes se transmettant le long- des nerfs vaso-