‹ Leçons de médecine physiologiqueChapitre 13 sur 42 · ACCÈS DE FIÈVRE · texte numérisé non relu

ACCÈS DE FIÈVRE

moteurs veineux, présentent un ordre d’invasion précisément inverse. Contrairement à la fièvre, elles respectent la vie vég’étative et troublent la vie animale. Le premier org’ane qu’elles envahissent, c’est la peau; elles en suppriment la sensibilité et amènent ainsi la perte si caractéristique du sentiment.

Après la peau, les org*anes qu’elles affectionnent sont les muscles volontaires, surtout ceux appartenant plus particulièrement à la vie de relation, les muscles de la face et des membres, siég-e ordinaire des convulsions.

Après viennent les muscles respiratoires. Enfin, et tout à fait en dernière lig'ne, arrive le cœur, qui souvent même n’est pas atteint et continue à battre rég’ulièrement.

Tous nos org’anes forment une sorte de série qui commence au cœur pour finir au cerveau, et où la vie va croissant d’intensité, depuis la vie vég'étative jusqu’à la vie animale pure.

Les affections fébriles remontent cette série; les affections convulsives la descendent.

Accès de fièvre. — La fièvre, a-t-on dit , est un mouvement réflexe des nerfs artériels. C’est une excitation g*énérale du système nerveux des artères. Comme toute excitation, elle ne peut se prolong’er indéfiniment, à la façon des paralysies; mais elle est limitée dans sa durée. Au bout d’un certain temps elle se termine spontanément , et c’est toute la durée comprise entre son commencement et sa

SIXIEME LECOX.

lin c|iii eonsiilue l’accès de l'ièvre. Chose importante, les (lilTércnts éléments de la fièvre ne cessent pas tons simultanément, mais ils se dissipent dans l’ordre inverse on ils se sont produits, les premiers apparus étant les derniers à disparaître, et les org’anes qui ressentent le moins vivement l’excitation fébrile étant les premiers à se remettre de cette excitation et à revenir au repos.

Il suit de là que l’accès de fièvre est divisé en plusieurs périodes ou stades^ terminés chacun par la cessation d’un des éléments de la fièvre, celle-ci s’y prenant pour ainsi dire à plusieurs fois pour se terminer.

Que se passe-t-il en eiïet dans un accès de fièvre complet et bien caractérisé, comme ceux des fièvres intermittentes? Au début, l’accélération du pouls, celle de la respii“ation , le frisson et l’alg’idité arrivent successivement et dans ce même ordre, mais coup sur coup. Tous ces phénomènes persistent pendant un temps varialile , une heure au plus ; puis les nerfs artériels de la peau et des muscles volontaires se fatig’uent, leur excitation cesse, et avec cette excitation disparaissent le frisson et l’algadité. Cetle disparition caractérise la fin du premier stade de la fièvre, le stade de froid ou de frisson.

La fièvre reste alors composée de deux éléments seulement, l’accélération de la circulation et celle de la respiration. La peau est chaude et sèche, la soif vive, les urines rares el acitles. Mais, au bout d'une heure ou deux, ou davantag’e, les nerls arté-

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