ACCÈS DE FIÈVRE
riels des muscles respirateurs se fatig*uent à leur tour et cessent d’accélérer la respiration; aussitôt le sang* s’hydrate , la soi! disparaît, la peau, couverte de sueur et siég*e d’une évaporation considérable, se rafraîchit; enfin, les urines plus abondantes deviennent sédimenteuses. Tous ces phénomènes , produits par le ralentissement de la respiration , sig*nalent la fin du deuxième stade de la fièvre, le stade de chaleur.
La fièvre est alors constituée par un seul de ses éléments, l’accélération de la circulation. Tant que dure cette accélération, les sueurs persistent; mais, à la fin , les nerfs artériels du cœur se fatigaiant aussi , le cœur ralentit ses battements et reprend son rbythme normal. La circulation redevient physiologique, la sueur cesse , la chaleur tombe , et le troisième stade de la fièvre, le stade de la sueur, se termine avec la fièvre elle-même.
5 décembre 1864.
Coiiditiouüï de la lièvre. — Fièvre conliiiiie et interniitteiite.
Messieurs ,
La fièvre, a-t-on dit, est un mouvement réflexe, se transmettant le long* des nerfs artériels et amenant une accélération de la circulation et de la respiration. Ce mouvement réflexe, pour s’accomplir, a besoin de certaines conditions.
Ainsi, il faut d’abord que les impressions sensitives, qui viennent troubler l’équilibre de l’innervation, soient assez nombreuses et assez intenses pour amener un résultat visible. Autrement dit, pour qu’une inflammation provoque la fîèATe, il faut qu’elle ait une certaine intensité et occupe une certaine étendue. Est-elle très-lég*ère, est-elle plus intense, mais circonscrite dans un très-petit espace , elle ne s’accompagmera d’aucune réaction fébrile. C’est ce que confirme l’expérience de tous les jours.
Une autre condition, sinon indispensable, du