DIÈTE
pouvant tirer du sang* d’un tissu, qu’autant que le sang* y circule encore.
Diète. — Un des premiers effets de l’inflammation, lorsqu’elle est intense et qu’elle s’accompag*ne d’un mouvement fébrile, c’est de supprimer les dig’estions. La sécheresse de la bouche ôte l’appétit; l’état anhydre du sang* arrête la sécrétion du suc g’as trique ; enfin l’irritabilité de la muque.use g’astrique s’oppose au séjour des aliments dans l’estomac et provoque soit le vomissement, soit la diarrhée.
Quand les malades ont la fièvre, il est donc inutile de leur donner à mang*er, puisque les aliments ing*érés dans ces conditions ne sont ni dig*érés, ni absorbés, qu’ils ne servent à rien et ne peuvent qu’aug*menter la fièvre et causer des indig*es lions.
Dans ce cas, la diète est donc parfaitement lég'itime; et il faut refuser sévèrement toute espèce d’aliment solide ayant besoin d’une dig’estion préalable pour être absorbé. On soutiendra les malades en leur donnant des aliments liquides absorbables immédiatement et sans travail dig*estif. Telles sont les tisanes sucrées, l’eau panée, les décoctions d’org*e ou de riz, le bouillon lég*er bien dég*raissé, etc. Mais, aussitôt que la lièvre tombera, aussitôt que l’appétit reviendra et que les dig’estions se rétabliront, il faudra revenir progTessivement aux aliments solides et nourrir le malade d’une façon de plus en plus substantielle. En un mot,
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dans les inflammations, il faut ordonner la diète à son corps défendant, quand on ne peut pas faire autrement; et permettre les aliments solides aussitôt que les malades sont assez bien portants pour les dig’érer et les absorber.
Telle n’est pas l’opinion des partisans de la diète. Ils refusent les aliments solides dans la fièvre, non par crainte d’une indig*estion, mais de peur que ces aliments ne soient dig’érés et absorbés et n’aillent aug*menter intempestivement les forces du malade. Dans leur manière de voir, la diète n’est pas une simple mesure d’hyg'iène, c’est un adjuvant des émissions sang'uines, c’est un moyen puissant de diiTiinuer la masse du sang* et partant de g*uérir l’inflammation, c’est un débilitant. J’accorde volontiers que l’abstinence diminue et appauvrit le sang*, comme la saig*née, et c’est pour cela que je la repousse du traitement des inflammations. Elle a, en effet, tous les dang*ers de la saig*née, elle est même plus dang*ereuse, car celui à qui on tire du. sang* peut réparer rapidement cette perte s’il est bien nourri; celui qui est à la diète ne le peut et s’aff’aiblit fatalement de plus en plus. Comme la saig*née, la diète ne g’uérit en aucune façon les paralysies vasculaires; loin de là, elle les entretient, les prolongée et les ag*g*rave en ralentissant le mouvement de la nutrition. Comme la saig*née, la diète altère le sang*; elle le rend plus aqueux, plus riche en matières pyog’éniques et en principes fibrineux. Comme la saig’née, elle favo-