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SCHELLIN6, BARDILI^ RBTNUOU)*
Si Fichte éleva le criticisme jusqu'à Tidèalisme transcendental^ Schelling^ à son tour^ poussa cet idéalisme jusqu'à la philosophie de l'identité. Comme Fichte , Schelling a varié dans ses différents ouvrages^ suivant les temps ^ sur des points particuliers de sa doctrine. Mais il ne s'agit ici proprement quQ de son opinion sur le rapport du subjectif à l^ôbjectif : sur quoi l'on peut consulter ceux de ses ouvrages dont nous donnons les titres : De VAme du Monde (Hamb., 1798^ 1809 ) 3 Première Esquisse de la Philosophie de la Ifature (léna^ 1799)i Système de V Idéalisme Transoendental (Tub*^ 1800 ) -y Journal de Physique spéeulatêtej deux parties (léna^ ISOOy^ Bruno j ou du Principe divin et naturel des Choses (Berlin^ ±80^) i Philosophie et Religion (Tub.;, 1804)3 ilf^. langes Philosophiques (l'^partie^ Landshut^ 1809). Schelling renchérit sur l'idéalisme de Fichte^ en ce qu'il considère l'énergie primitive de l'esprit humain^ dont Fichte faisait son moi purj comme quelque chose de dérivé; et qu'il oppose à la sub. jectivité pure de Fichte une objectivité non moins
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éhvie et d une valeur égale ^ cherchant pour ces deax choses une troisième pluê életée encore , et qui en soit comme la source commune. De là ^ pour lui^ deux sciences philosophiques particulières , la phUoêophie de la nature et la philosophie tramcendentale ; car il n'y a^ suivant lui^ que deux cas possibles : ou le subjectif précède Tobjectif , et la question est alors de savoir comment Tob* jectif survient et s'accorde avec le subjectif. C'est à cette question que la philosophie transcendentaie répond. Ou bien l'objectif précède le subjectif ^ et alors il est question de savoir comment le subjectif survient et s'accorde avec lui; ce qui est l'objet de la philosophie de la nature. La pre* mière descend du moi à la nature , la seconde s'Mève de la nature au moi aussi loin qu'elle peut aller; et toutes deux ont pour base le prin«* cipe : que les lois de la nature doivent se révéler immédiatement dans la conscience comme lois de la conscience ; et réciproquement, que les lois de la conscience doivent se révéler immédiate^ t&ent dans la nature objective comme lois de la nature. Mais ces deux sciences sont inexplicables, parce qu'on ne comprend pas conmientde l'unité du moi procède la multiplicité, ni comment cette unité doit à son tour se rencontrer dans la pluralité, si l'union du moi et du non- moi n'est pas effectuée par Videntité du màbjeetifet 4$ Voh^
Jectifdam V absolu. Cette identité absolue n'est pas un compose du subjectif et de Tobjectif ^ mais leur unité 5 en sorte que ces deux choses forment plutôt une chose unique qu'une réunion ^ et sont plutôt unies que semblables. La chose individuelle n'existe qu'en tant qu'il y a identité absolue enelle^ou en tant qu'elle exprime l'identité absolue sous une forme déterminée de lexistence* Toutes les oppositions de la pensée et de l'existence^ de l'idéal et du réel^ du sujet et de l'objet^ toutes les choses^ tous les phénomènes qui nous apparaissent comme différents^ ne le sont réellement pas ^ et ne forment au fond qu'une seule et même chose. Le monde objectif tout entier^ nature^ événements^ univers^ dans le sens ordinaire du mot; tout^ jusqu'à notre propre moi empirique^ n'appartient qu'au monde phénoménal^ comme expression ^ image ou manifestation de l'identité absolue j mais de la manière dont tout cela nous apparaît^ et tel qu'il est conçu d'après les lois de l'entendement^ il n'est rien en soi^ rien de réel. Ces lois mêmes ^ la loi de causalité et le principe de contradiction^ n'ont de valeur que pour le monde réfléchi. Le principe suprême ou absolu^ le principe animateur de l'univers^ estl'ame du monde ^ puisque^ toujours un et toujours le même , il ne se révèle que dans lasphère du phénomène comme une double chos^^
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comme Vidial et le réel tout à la fois ; mais ces deax choses sepénètrefU alternativement à Finfini^ ce qoi produit la diversité des phénomènes particuliers ou individuels. Le véritable savoir^ la connaissance des cfto«e« en soi, est par conséquent one connaissance absolue^ est une connaissance des choses telles qu'elles sont dans l'absolu^ dans ridentité comme dans Tame universelle ; c'est la vue des choses^ suivant laquelle aucun phénomène n'est véritablement la cause d'un autre; tout^ d'après cette vue^ étant également fondé dans l'absolu. Il n'y a donc aucun être indioiduelj aucune chose particulière en soi. Toute existence particulière est^ comme telle ^ une forme déter^ minée de l'existence de la totalité absolue/ mais non pas son existence mème^ qui n*e%t que dam la totaUté.Le particulier, l'individuel^ n'est qu'en tant que Tidentité absolue est en lui^ ou bien encore en tant qu'il exprime la totalité absolue sous une forme déterminée de l'existence. Aussi tout ce qui est en soi^ par conséquent le véritable univers^ n'a-(-fl point été crééj quant à l'existence^ et ne peut-il être anéanti 3 c'est-à-dire qu'il est étemel: car l'identité absolue est absolument
posée en dehors de tout temps , c'est-à-dire encore qu'elle est éternelle. L'absolu ou l'identité absolue se perçoit elle-même éternellement (hors du temps ), sujet et objets ou se eomnait eUê^iUme
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différente de celle de Schelling^ quoique dan» chacun d'eux l'identité soit ce qu'il y a de pli^ élevé. L'identité de Schelling est celle du subjectif et de l'objectif j mais dans le réalisme rationnel, elle n'est ni l'objet^ ni le sujet, ni l'identité de l'un et de l'autre ; ce n'est ni la nature, ni Dieu, mais la manifestaiion de Dieu dans la nor ture. L'absolument absolu se manifeste donc dans Tessence comme essence première, dans la vérité comme le vrai primitif, dans la nature comme le surnaturel. Cette manifestation en général est la raison en elle-même. Mais la manifestation du vrai primitif en vrai, de l'essence primitive en essence, du surnaturel en naturel, est le principe de toute existence et de toute connaissance; et cette conscience, que la pensée comme pensée est, dans son application, la manifestation de Dieu dans la nature^ la manifestation du vrai en vrai primitif, et du vrai par le vrai primitif, constitue la connaissance philosophique^ le savoir purj le rationalisme. Dans ce système se dévoile donc la vérité une et identique dans le connaître et dans l'être; et la pensée qui se révèle dans la conscience humaine et dans tout le reste de la nature comme identité absolue, devient connaissance. De cette manière , la science de la pensée doit être en même temps la science de la pensée et
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de Vétrcj par conséquent la logique et la métaphyêique doivent être identiques.